mercredi 5 mai 2010

LA ROULOTTE: Au temps des gitans tempestueux

Les photos utilisées dans cet entrée de blogue proviennent directement de l'exposition virtuelle La Roulotte: un demi-siècle de magie de la Section des archives de la ville de Montréal
Cette entrée de blogue se veut un complément de nos émissions sur l'inexplicable absence de consécration de certaines institutions culturelles nationales; notre émission sur le cinéma de genre québécois, virtuellement introuvable, intitulée Ciboire! Tu veux-tu ben m'dire dayou c'qui z'ont crissé nos grands films de genre au Québec??? et celle sur les liens entre le film Red de Gilles Carle et la Blaxploitation.

Quel est le rapport entre La Roulotte et le cinéma québécois, vous allez me dire? Hé ben voilà: peu de gens de notre génération (disons entre 20 et 35 ans) connaissent l'importance absolument vitale qu'aura eu cette institution pour l'ensemble de la culture nationale. La Roulotte aura été cet ouvroir de possibilité ou un nombre effarant d'artistes québécois auront effectués leur premiers balbutiements. Dans cette véritable caravane de gitan brinquebalante arpentant les parcs, sous l'égide rabelaisienne du tempestueux Paul Buissonneau, auront gravités des monuments comme Robert Charlebois, Jean-Louis Millette, Gabriel Arcand, Marcel Sabourin, Yvon Deschamps et j'en passe.

Pensez y un instant: si les nombreux talents révélés par la Roulotte se seraient sans aucun doute épanouis dans un autre contexte, il est vertigineux de s'imaginer ce qui aurait pu ne pas être si cette caravane n'avait pas existée. Aurait-on eu droit à L'Osti d'show par exemple (Yvon Deschamps et Robert Charlebois se sont probablement rencontrés à la Roulotte)? Des dizaines d'émissions pour enfants n'auraient pas vu le jour, tradition particulièrement riche chez nous qui nous provient en très grande partie de ce terrain de formation qu'était la petite caravane. Je théorise: la moitié de nos grands chef-d'oeuvres cinématographiques n'existeraient probablement pas sans le battement d'ailes de papillon de ce projet.

La Roulotte aura eu droit à une manière de consécration pour son cinquantième anniversaire sous le forme d'une superbe exposition virtuelle présentée par les Archives de la ville de Montréal. Malheureusement, c'est avec une certaine timidité et un très mauvaise promotion que le projet a été mis en ligne, chose absolument déplorable, car l'importance de cette consécration était d'emblée vitale. En ce moment, cette exposition n'est pas suffisamment bien entretenue par le service des Archives de Montréal (cliquez ici même).

J'invite tous les fans du 7ème à manifester leur intérêt pour que cette exposition virtuelle soit maintenue en ligne convenablement. Envoyez des courriels aux Archives...

Je me souviens... a beau être notre maxime nationale, nous n'en faisons que trop rarement un principe.

1 commentaire: