mercredi 7 juillet 2010

Notre émission du 7 juillet: Cinéma-jazz-Chet Baker, créature de cinéma

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"What's the problem? A lot a fucking attitude is going on here! Don't let me get one!"

-Paroles de Chet Baker entendues pendant qu'il répète avec ses musiciens durant le générique de Let's Get lost de Bruce Weber.

Bien que la figure de l'ange blessé, de l'artiste torturé si présente dans la mythologie du Jazz soit séduisante, il ne soit pas certain qu'elle ait rendu service à ses grands génies. Certes, c'est une figure qui se prête tellement bien au jeu de la dramatisation que les grands torturés ont eu droit à leur long métrage: Bird de Clint Eastwood pour Charlie Parker et Round Midnight de Bertrand Tavernier pour Lester Young-Bud Powell.

Chet Baker, cependant, est une autre paire de manche. Il est absolument et totalement fait pour être transmuté en créature de cinéma. La vie de l'homme, sa gueule avant et après, sa musique, ses femmes, sa dépendance à l'héroïne, sa mort mystérieuse. Il est une des figures tragiques les plus séduisantes du Jazz , l'Icare de sa mythologie. Il était déjà, dans les années 50, une véritable figure de cinéma:

Aujourd'hui on parle du superbe (introuvable) documentaire de Bruce Weber, Let's Get Lost mais également de la figure mythologique qu'est devenu Baker, ange à la James Dean à l'aube de sa vie, grotesque et buriné comme une gueule de western-spag à son crépuscule.
Suffit de regarder le début du film de Weber (en bas ici) pour constater l'étendue des dommages: en moins d'une année, le musicien dansant sur la plage avec sa sublime et plantureuse copine est devenu la feuille morte flétrissante sur la banquette arrière d'une voiture. Scène poignante s'il en est...


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