dimanche 1 août 2010

Festival Fantasia : Attention, c'est très très tiède

Maintenant qu’il fut décoré comme Meilleur Film de la section international et que Fantasia est clos, maintenant que nos vacances ce sont passées en climatisation et rires d’inconforts, maintenant que la caféine « flow » plus abondamment dans mes veines que mon propre sang, je me permet de parler de Solomos y aritar como una pingüino, de son titre réel et non inventé par ma rage de Java, SOMOS LO QUE HAY Jorge Michel Grau, mieux connu sous la traduction WE ARE WHAT WE ARE.

Nous nous sommes bien dit que, malgré le fait que les films présentés cette année à notre merveilleux festival portent en eux une assez bonne raison d’en discuter, il nous est toujours cher de parler d’un film d'une manière autre, comme le voisin qui meurt pas dans Les Voisins de Norman McLaren. Choisissant entre le chemin épineux et celui avec lequel il est possible de faire un parallèle avec des prêtres cochons, nous choisirons le second, bien évidemment. S’il y a une bonne raison de lire ceci, c’est sans doute à cause des choix de discussions que nous effectuons, soit cela ou pour enfin découvrir l’ingrédient secret dans nos carrés de citrons. Revenons à WE ARE WHAT WE ARE, un film qui nous révèle donc jamais (GACHEUX) comment apprêter de la chair humaine (FIN DU GÂCHEUX) mais qui porte un lieu la subversion d’un étrange code filmique. Le voici :

CANNIBALES (chauds) !



CANNIBALES (frettes) !







(non pas Burt, mais c'est définitivement une belle pièce de viande)

Est-ce que vous voyez le pattern émerger ici? Étrangement il semblerait que lorsqu’un film met en scène des CANNIBALES dans un climat CHAUD, nous ayons droit au film d’horreur et à l’opposé de cette règle, lorsque le film de CANNIBALES en question se déroule dans un climat froid…BAM…un drame. Il semble que ce soit le code qui l’oblige, dans les grandes chaleurs, nous avons les sudistes, les sauvages et les mutants. Dans le froid : les tueurs en série, les survivants et les monstres. Nous doutons bien qu’il y ait des enfreintes (Où as tu trouvé ce mot Jim? Infraction? Empreinte? Enfreindre? Tout ça à la fois? Je l'ai! Ce sont des mots cannibales!!! Je t'aime Jim) à cette hypothèse mais pour un instant WE ARE WHAT WE ARE nous semble drôlement innovateur, un drame d’horreur se déroulant dans Mexico city.

Sachez qu’il n'est pas important de vous décrire le film, d’en faire le synopsis ou même d’y annexer des étoiles; moi, ces trucs, ils me font gerber, les trois étoiles sur dix c’est pour les patineuses artistiques seulement. Ce qu’il faut vous dire,c’est ce en quoi WE ARE WHAT WE ARE est intéressant. À mi-chemin entre un épisode de Six Feet Under avec des mangeurs de chair, WE ARE WHAT WE ARE est un drame intimiste qui parle de la famille et de famine. Un film qui nous livre un combat « Nous contre Eux » bien intéressant, nous rappelant un croisement entre Carlos Reygadas et Alexandro Gonzales Inarritu (celui de Amores Perros pas celui de Babel) avec, bien sur, des CANNIBALES. Cette manie bien fascinante de ne pas tropen révéler sur les situations tout en gardant l’auditeur dans l’expectative englobe le film d’une fascination particulière. Le mot du jour est subtilité dans ce drame aux aspects horrifiants, qui croise bien les genres et les conventions tout en leurrant le spectateur comme une victime bien naïve vers le trou de Buffalo Bill (tiens en voila un autre! Une victime naive, un trou ou un cannibales?)


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