dimanche 17 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 2: The Legend of the Beaver Dam---se faire venir dans les yeux

J'ai eu ma deuxième véritable relation sexuelle dans une colonie de vacances. Avec une anglophone d'Edmonton qui plus est. Couchés dans l'herbe poisseuse, aux alentours de minuit. J'ai joui en moins de 12 minute. Pas elle. Je ne suis pas un brigand qui ne pense qu'à son cul: un cunnilingus était de mise. Quelques secousses de langue et de doigts et l'affaire était ketchup; je le sais parce que j'ai reçu un généreux jet de liquide séminal dans l’œil. Ma première éjaculatrice! Je ne savais même pas ce que c'était. Je pensais fermement m'être fait pisser dans la pupille. La vie est pleine de mystère.
J'étais extatique: le feu de camp qui crépitait au loin, quelques notes de Paul Piché,  une délicieuse odeur résiduelle de chatte sur ma moustache molle d'ado, la fébrilité de me faire prendre en flagrant délit et aussi...la peur comique de me faire slasher dans le dos la face encore pleine de viendu de dame parce que je tringle dans les bois.
C'est précisément l'effet que m'a procuré cet hallucinant court-métrage: celui d'un jet de jus de chatte dans l'oeil. Ca fait sourire et on en reçois plein la gueule. Le titre est encore plus significatif pour moi, vous comprenez?.

Sur fond de musique (franchement prenante par ailleurs), un jeune nerd effrayé par les histoires de feu de camp de son moniteur baveux et obèse devra vite s'éveiller à la dure réalité des colonies de vacances: les compères bullies, les humiliations, la jeune fille qu'on aime en silence...le slasher archétypal qu'on invoque avec une comptine. Tel Ash dans Evil Dead 2, notre jeune garçon verra ses testicules tomber comme des noix de cocos sur une plage aride et il deviendra un homme. Un peu comme Mon oncle Antoine si le petit gars tuait son oncle et se faisait chasser pas Jason Vorhees...dans une comédie musicale. Et il nous ont passé ça avant Attack The Block! Vous imaginez la folie furieuse dans la salle!!!!

Simplement le short le plus réjouissant de l'année. le réalisateur Jerome Sable a un indéniable sens du rythme, du gag et du gore (un petit déjeuner complet). C'est aussi un hommage survolté à la tradition vénérable du film de Slasher canadien, beaucoup plus sirupeux que ceux de nos compères américains. Sable est un homme à suivre. j'ai littéralement crier de bonheur pendant les 12 minutes de ce court. Un peu comme la petite dame d'Edmonton qui a joui dans mon œil , jadis, au ranch Massawippi.

Pour la première fois cette année à Fantasia, je suis venu dans mon short. 
 (Tambour. Cymbales)


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