samedi 10 décembre 2011
Notre émission du 30 novembre: THE DEAD, dernier film de John Huston.
mardi 29 novembre 2011
Ken Russell: Bye bye black bird!
Merci, Ken Russell,
Pour les nombreuses leçons de cinéma et de désobéissance que vous nous avez donné. Merci Mr.Russell, pour l'indicible humanité de THE DEVILS, la chaleur d'une scène de lutte dans WOMEN IN LOVE, celle d'une nuit d'orgie dans GOTHIC, pour votre amitié avec Oliver, que j'imagine être le Klaus Kinski de votre Werner Herzog, pour avoir refait la tragédie grecque avec un Pinball machine...
Et surtout, surtout, merci pour les pérégrinations intérieures du Dr.Jessup dans ALTERED STATES.
Oliver vous attend quelque part avec une grosse pinte (que dis-je, une dizaine de stout dont la broue sont des nuages gorgées de tempêtes...
Jim et Francis
dimanche 17 avril 2011
Le 7ème antiquaire est bon pour vous! (Nos nominations au Gala CHOQ.FM le confirme!)
-Meilleur effort promotionnel
Nous félicitons derechef les autres nominé(e)s. Vous êtes nos frères et nos sœurs et souvent, on pense à certain d'entre vous en se tripotant le manche de lard salé.
Bonne chance à tous!
mercredi 23 février 2011
Notre émission du 23 février: Esperanto et cinéma- Incubus....et les autres?
POUR ÉCOUTER CETTE ÉMISSION, CLIQUER ICI
Les huit premières minutes du film Angoroj (Angoisses, 1964), premier long métrage de fiction tourné entièrement en Espéranto. Le film est à peu de chose près introuvable. On remercie les braves âmes qui ont mis cet extrait sur Youtube.
Ĉu vi parolas Esperanton? Mi ne komprenas vin
Avant de préparer notre émission cette semaine, nous n'en savions à peu près que ça. Cependant, nous connaissions aussi un long-métrage, Incubus, dont nous voulions parler depuis un bon bout de temps. Réalisé par Leslie Stevens (créateur de la série The Outer Limits) avec William Shatner, c'est le deuxième film de l'histoire entièrement réalisé avec des dialogues en espéranto. Film d'auteur éthéré, passant à tort pour une série B, ce drame surnaturel aux accents bergmaniens a connu plus d'un déboire et sa survie, hautement improbable, ne s'est pas faite sans laisser derrière une certaine amertume. Une bien sombre bénédiction, en somme.
Pour nous écouter cette semaine, cliquez ICI
mardi 7 décembre 2010
Notre émission du 8 décembre: Captation d'une émission du 7ème inventeur (1924) sur Sherlock Jr. de Buster Keaton

Récemment, une photo d'une dame parlant dans son portable a été ¨aperçue¨ dans un film de Chaplin, Le Cirque (1928):
Depuis, ce phénomène peu connu mais fascinant qu'est l'abolition de la notion d'espace-temps dans une espace diégétique permettant à des Peutêtraunautes des explorations conceptuelles apparait subrepticement dans les médias. C'est d'ailleurs un prodige que le cinéma, art de lumière et d'espaces inexistants, a toujours su contenir en son fort intérieur, la possibilité de l'écran comme machine à voyager dans le temps, comme outil d'exploration des mondes imaginaires. Oscillant à la même intensité qu'un œil au repos, l'écran de cinéma est un parfait outil d'hypnotisme, nous permettant de s'autosuggèrer dans un autre temps-espace.Le cinéma nous permet de plier la réalité à nos besoins, à nos attentes, à nos rêves.
Cette semaine à l'Antiquaire nous retracerons deux des précurseurs du mouvement peutêtraunaute au Québec: Blaise et Adrien.
Nous savons très peu sur ces deux animateurs si ce n'est de cette petite entrée disponible à la BANQ qui les décrit comme :
Animateurs à succès moyens pour la chaîne CRBC (1923 à 1946).
En plus de cette entrée, nous savons que l'émission à laquelle ils participaient fut abruptement retirée des ondes la semaine du 2 Mars, 1946. Les histoires racontent que l'un deux auraient mystérieusement disparus, laissant l'autre animateur dans une psychose hallucinée, aucun testament de court ni d'avis de disparition corrobore cette histoire.
Malgré cela, ce sera notre dessein cette semaine de vous amener dans les marges de l'expérience radiophonique: nous vous présentons un des seuls enregistrements de cette émission à avoir survécu l'épreuve du temps. Cliquez ICI pour l'écouter.

jeudi 8 juillet 2010
Geek Chronique: Julian Beck et le théâtre Vivant
Au moment même où vous avez vu cette photo, (pour ceux et celles qui se souviennent de Poltergeist 2), vous avez été saisi d'un vague sentiment d'inconfort, c'est certain.
Cette scène et ce personnage inoubliable, on les doit à Julian Beck. Certain d'entre vous savent déjà que cet acteur est mort pendant le tournage du film d'un cancer de l'estomac.
En fait, Julian Beck a accepté de jouer le spectral Kane précisément parce qu'il savait qu'il allait mourir. Il savait qu'il donnerait au personnage un aura de mort absolument inoubliable. Sur le plateau de tournage, Beck était traversé d'incommensurables souffrances. Son visage n'était par ailleurs strictement pas maquillé. Ça, personne ne le savait...
Voyez vous, Beck était le fondateur d'un immense projet nommé le Living Theatre. Héritier de la pensée d'Antonin Artaud et de son Théâtre de la cruauté, il était une figure influente de la contre culture new yorkaise. Les acteurs de ce théâtre, tout particulièrement lui, jouaient souvent nus, avaient des rapports sexuels sur scène, prenaient de la drogue devant le public, performaient dans la rue, les prisons et les institutions psychiatriques. Beck étendait les sphères de la création à tous les niveaux de son existence. Il fut peintre abstrait, écrivain, réputé dans les deux cas. Il était polygame (sa femme est lui était néanmoins inséparable, dans la vie comme dans la création. Elle était la codirectrice du Théâtre vivant), bisexuel (il partagera sa vie jusqu'à la fin avec le même homme). Sa femme et lui partagèrent également le même amant pendant des années.
Il ne payait pas ses taxes, se représentait lui-même au tribunal en orchestrant des vastes mise en scène, a été arrêté des dizaines de fois pour toutes les atteintes à la décence imaginables. Beck était un anarchiste convaincu et lucide; il a par ailleurs publié plusieurs recueil de poésie où sa pensée sur le sujet est clairement exprimée dont le puissant Living in Volkswagen buses and Other Songs of The Revolution.
En 1985 trépassait un anarchiste complet, un poète, un metteur en scène, un acteur. Un monstre, un homme au physique repoussant capable de séduire femmes et hommes également. Son chant du cygne sera dans une méga production américaine, une suite qui plus est.
Plus j'y pense, plus je trouve ça sublime. Quelle subversion...Son plus grand rôle, en parfait accord avec les principes de sa vie, Julian Beck l'a joué dans Poltergeist 2 où il est allé mourir publiquement, à l'insu de tous.
dimanche 30 mai 2010
Requiem pour un fucking fucker de la plus haute distinction

Parce qu'il nous fascine, le 7ème décide de parler cette semaine de l'homme durant une période très riche de sa vie, sa disparition dans le désert après une orchestration saugrenue d'art-concept avec de la dynamite et son retour en phénix déplumé dans les années 80. En 86, Hopper apparaît dans rien de moins que 6 films et plusieurs de ces performances sont les meilleures de sa carrière, bien qu'elles soient aux antipodes l'une de l'autre.
Son rôle du psychopathe Frank Booth, buveur de Pabst Blue Ribbon, érotomane sadique adepte de dry-humping, de poppers et de taffetas bleus dans Blue Velvet, n'est rien de moins qu'un des vilains les plus inoubliables de cinémas, dans la lignée de Jack Torrance et Max Caddy. On se prend à imaginer des affrontements!

Trop souvent sous-estimé, le deuxième volet de la famille Texane friande de chili est un classique du genre, auto parodique et grand-guignolesque. Bien que Dennis Hopper ait honte de sa participation dans ce foutoir chaotique, il a heureusement contribué à orienter la franchise dans une direction burlesque qui rejoignait dans son esthétisme Raimi et Peter Jackson.
jeudi 4 février 2010
Notre émission du 3 février: Le Rouge et le Noir-La Blaxploitation et son fondateur inconnu...Gilles Carle ???
C'était notre intention la semaine dernière de parler d'IXE-13 en lien avec le malheureusement trop méconnu Red de Gilles Carle. L'idée allait comme suit: si IXE-13 est notre James Bond, avec toute l'ironie que ça implique, alors Red est en quelque sorte une manière de Shaft (you daaamn right/ mets-en ... stie !) Les films d'espions groovys et la blaxploitation ont toujours fait bon ménage. Mêmes les affiches se complètent! Daniel Pilon y est indéniablement un des muthafuckas les plus fresh qui soit! Nous ne l'avons pas fait pour une bonne raison...
Vous pouvez compter sur le 7ème pour rester idiosyncrasique à fond; nous tenons à rendre hommage à Gille Carle en parlant de son film dont personne ne semble avoir rien à câlisser ... En fait, même dans les archives de Radio-Canada ici-même, on attribue le rôle principal au frère de Daniel, Donald Pilon (et ce, même si la page est accompagnée d'un enregistrement sonore de 69 où Gilles Carle parle de long en large du casting de son film). Si Radio-canada ne peut même pas donner le nom du comédien principal correctement, c'est vous dire si on est pas sortie du bois quand vient le temps d'exalter la mémoire collective. Ceci dit, on doit le scénario du film à Ennio Flaiano, scénariste de Fellini sur tous ses grands films, de 8 1/2 à La Dolce Vita...et pourtant, pas même une mention de cette information sur Internet Movie Database. Plusieurs banques de données sur Gilles Carle ne mentionnent même pas le film. Décidément, notre émission du 11 novembre sur le cinéma de genre québécois oublié était urgente.
Red est une découverte à faire absolument. S'il possède de toute évidence la facture et les obsessions de Carle, c'est un film qui n'a absolument rien à envier à plusieurs films américains de son époque. En fait, il a anticipé de façon presciente l'arrivée inévitable de la blaxploitation. On croirait assister à la naissance d'un sous-genre, la Redsploitation, le film de gangster amérindien-québécois. 
Pour nous écouter, cliquer ICI
mercredi 28 octobre 2009
Notre émission du 28 octobre-Spécial Halloween: Éclipso-facto ou l'extase de l'oblitération totale au cinéma

"They say there's a monster in the lake, but the monster issamedi 26 septembre 2009
Il fallait ce fardeau : Pierre Falardeau (1946-2009)
Demain je pars pour la guerrelundi 14 septembre 2009
Notre émission du 16 septembre: Requiem pour Patrick Swayze, un danseur, un bouncer, un fantôme...The Swayze.
J'ai la gorge un peu noué. Quand je pense à Patrick Swayze, une certaine idée de l'Homme complet (du moins, celui des années 90) m'effleure le coeur. Avouons le; peu de comédien aurait pu rendre avec âme et surtout, rendre cultes, les films auxquels il est invariablement associé. Dans ce triumvirat de film incontournable (Ghost-Road House-Dirty Dancing), il a cultivé une mystique de mâle immense, à la fois rude et profond. 

jeudi 25 juin 2009
Ce soir, je suis Mister Lonely...



