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jeudi 14 mars 2013

Notre émission du 14 mars: JUDEX, The Shadow rocambolesque de Feuillade à feuilleton

POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION, CLIQUER ICI
Pour compléter notre dernière émission  sur le Fantômas de Louis Feuillade (1913), nous vous parlerons cette semaine d'une autre personnage, celui là créé de toute pièce par le grand maître français, Judex (1914). Fils de pulp au plus pur sens du terme, héritier de Rocambole, cousin bâtard de The Shadow et Zorro, notre découverte de Judex, aux bons soins de la rétrospective sur Franju de la Cinémathèque québécoise, a depuis sévèrement chamboulé une vision de la réalité à laquelle nous tenions mordicus. Judex, en bon salopard prestidigitateur qu'il est, est venu brouiller les cartes. Par sa seule existence, il anime le débat de ce qui détermine, sur papier comme sur pellicule, cette zone floue et transitoire entre le roman-feuilleton et le comic-book, le héros classique ou super. Même Batman, la vision Nolanienne et ses épanchements pour les petits drames bourgeois investis de démesure à la David Lean en particulier, ne peut plus échapper à la comparaison.
 
Judex a vu le jour quelques années après le Fantômas de Feuillade. Réalisé en 1914, les épisodes de la série ne seront projes qu'en 1916-18. Épuisé suite à des déboires avec la police française pendant la sortie de son sulfureux "Les Vampires", Feuillade tente de créer un pendant héroïque au cruel voleur-assassin, question de stimuler un peu la vertu publique. En quelque sorte, Judex est à Sherlock Holmes ce que Fantomas est à Arsène Lupin. Et la réussite est de taille; blafard, mélancolique, volontiers juge et bourreau (Judex veut dire juge en latin), le personnage a quelques chose de volontiers inquiétant, à l'instar de celui qui fera les beaux jours de la radio américaine, le Shadow. Pour le moins qu'on veuille donner des paramètres précis à ce débat, Judex est sans contredit un "super-héros" de la toute première génération, avant même que le pulp ne commence sa mutation vers le comic-book (des détails dans l'émission)
 Il faudra attendre 1963 pour que George Franju, plus que jamais frère d'arme de Mario Bava, lui donne son incarnation définitive. Bien qu'il soit de toutes évidences conscient de cet héritage dont Judex est le digne précurseur, Franju ne s'en formalise pas: c'est d'abord et avant tout un amour pour le cinéma de Feuillade qui anime son envie de lui dédier un film. De l'inquiétante étrangeté digne de Lynch et des plans stimulant parfois la fibre kubrickienne (une scène de bal masqué où tout les célébrants portent des masques d'oiseau est captivante et morbide à la fois), si c'est un hommage à Feuillade que veut faire Franju, il fera aussi bon gré mal gré un brillante synthèse des thèmes qui traverseront par la suite un demi-siècle de littérature populaire. Et rappelons que Judex est d'abord et avant tout une créature de cinéma! 

jeudi 31 janvier 2013

Notre émission du 31 janvier: LES TONTONS FLINGUEURS- Avant le go des gangsters à gogo

"Les Tontons flingueurs" (1963) de Georges Lautner, scénario et dialogues de Michel Audiard, avec Lino Ventura.

Pour plusieurs générations de français, "Les Tontons flingueurs" est le film-culte des films cultes, citable à outrance grâce aux répliques inoubliables de Michel Audiard et la dégaine inoubliable de Ventura.

Il va sans dire qu'au Québec, le film aura eu un impact nettement moins déterminant. Trop français? Trop gouailleur? Isolé dans son époque? Les films de flics français n'ont pourtant jamais eu ce problème (écoutez notre émission ici pour en juger!)

Le 7ème se penche sur la question cette semaine et constate avec plaisir que bien au delà de ses savoureuses répliques, la comédie de Lautner et Audiard est beaucoup plus qu'un simple perchoir à citations. Avant même que Tarantino, Jarmush, Guy Ritchie et les frères Coen ne fassent la célébration de ces gangsters atypiques, flagorneurs, inefficaces et fatigués dont les moindres lignes et clignements de l’œil est un délice, "Les tontons flingueurs" possédait déjà cet esprit résolument post-moderne, cette volonté de déconstruire le mythe du gangster-guerrier et de montrer les facéties de ces hommes, leur ennui et leur banalité.
 
 "Les tontons flingueurs", c'est un "Reservoir dogs" qui se serait égaré chez Feydeau. Tout y était déjà en place pour amorcer une réflexion sur l'agonie d'une genre, le film-noir, alors que la Nouvelle Vague tentait de s'octroyer le monopole de cette relecture.

Il a un parallèle à faire avec le snariste américain Shane Black  qui fera le même travail de déconstruction des héros d'action avec un succès tout à fait similaire à celui d'Audiard, une oreille semblable pour le dialogue. Bref, un film à découvrir pour constater que bien avant les décennies de tarantinades qui suivraient, c'est les Tontons qui en beurraient délicieusement épais...

samedi 28 juillet 2012

Notre émission du 26 juillet: Les scènes d'entrainement dans les films de mâle: une appréciation

Cliques ici t'suite et écoutes le show si tu es le genre d'homme qui s'épile et se met de la crème. Et si tu es une femme, écoutes le aussi parce que tu va enfin savoir c'est quoi, mouiller pour un mâle, un vrai. Et si t'es comme nous, le genre que Molson salue, écoutes là aussi pour te souvenir et donner une binne sur le bras de la mort...
Hé toi? Oui toi?
Tu penses que tu sais ce que c'est être un homme hein? Tu penses que c'est simple? Qu'il te suffit de faire caca dans les bois et de protéger la poitrine de ta copine avec tes biceps du regard plein d'appétit des autres hommes pas vrai?
Crois-tu que ce soit de la tarte, être un mâle, un vrai? Les aminches, le 7ème antiquaire vous le dit, être un homme est affaire d'esprit. C'est aussi une affaire de corps, de ventre et d'éjaculation généreuses qu'on peut retenir au moins 10 minutes.  Vous pouvez nous croire; il n'y a pas plus mâle que nous  dans le milieu du podcast et de l'analyse de cinématographique. Quand je lèche une chatte, je grogne comme un ours: demandez le à ma mère! Jean-Michel, quand il est roide, peut balancer un cheeseburger sur son gland, il le dit dans le show. Passez votre chemin, moumounes effarouchées qui portent des foulards, des v-necks et qui citent des auteurs.
Cette semaine, le 7ème vous apprend comment être un homme, en utilisant comme toujours l'outil cinéma comme vecteur de réflexion . Génération de mâles faibles et geignards qui écoutent Coldplay en mangeant du romarin bio et qui pleurnichent leurs "first-world problems", tu te lèveras. Ton corps, tu réveilleras, dans ton garage, avec des poches de patates et des vieux bacs de récupération pleins de terre. Au monde, tu te reconnecteras, en montant l'oratoire Saint-Joseph sur un seul genou et en descendant le Mont-Royal en crazy carpet dans la garnotte.
Mais avant de redevenir des hommes, le 7ème antiquaire va vous donner des trucs en analysant de fond en comble l'importance philosophique des scènes d'entrainement dans les vues de gars. Si vous avez des testicules ou peut-être même trois comme moi (et d'ailleurs, les miennes sont grosses comme des kiwis; c'est pas mêlant, quand je "teabag" une fille, elle à l'air d'un hamster boulimique!!!!), vous connaissez les effets bénéfiques que font les scènes d'entrainements dans les films d'actions sur la conscience de l'homme. Nous avons tous eu envie de faire des borborygmes gutturaux en les regardant, ces fameuses scènes, à 17 ans, dans le sous-sol de ses parents. Ces scènes magnifiques de gloire masculine que l'on trouve entre le deuxième et dernier acte d'un film de gars. Crisse,  j'ai envie de calisser mon ordi dans le mur en ce moment tellement je suis horny pour un fistfight.
Tu t'es déjà fait un gym dans ton appart où tu t'entraines en écoutant du power rock de gars blonds qui parlent de tigre d'oeil de puissance de volonté de vaincre et de revenge et de gloire de chasseur de guerrier?

Cette émission est pour toi!

Tu t'es déjà acheté un livre de Jeet kune Do et tu as pratiqué les mouvements dans les toilettes quelques minutes avant de te faire péter la gueule en sang?

Cette émission est pour toi!

Une fois, tu as  rentré un tout petit peu ta verge dans un de tes meilleurs amis mais comme c'est toi qui l'a fait, tu n'es pas gai et après vous avez pleuré et vous vous êtes battus et maintenant tout va mieux entre vous et quand tu va dans un sauna pour retrouver cette sensation, tu n'y arrive pas parce que tu n'es pas gai et que c'est toujours mieux quand tu le fais à un ami qui te comprend?

Cette émission est pour toi aussi!
Parce qu'on ne nait pas homme, on le devient (et surtout, on le reste). Être un homme, qui ne donne pas des poignées de main molle, qui gagne au tir du poignet et qui braille par en dedans. Les scènes d'entrainement dans les vues de gars nous offrent des puissantes leçons sur le courage en accéléré, sur l'éveil de l'instinct et  sur les habitudes de masturbations émotives que les hommes ont à la même place que les femmes mais en n'envers. Ce sont aussi très souvent des morceaux d'anthologies qui frôlent le surréalisme.
Et pour vous cette semaine, le 7ème va les compiler, les analyser, les réduire en pulpe de leçons dans le jus d'orange plein d'oeufs de la fierté et te le crisser dans la yeule en bouchant tes narines et en punchant ta prostate.
T'es pas tanné de te lamenter, crisse de tapette? Écoutes ce show, pis tu va pouvoir casser des noyaux de pêches entre tes "pipes" pis des noix de grenobles dans ton cul.

dimanche 15 avril 2012

Notre émission du 4 mars: King Kong est-il la plus importante création de l'histoire du cinéma?

Pour nous écouter notre émission à ce sujet, cliquer ICI.
Le cinéma n'a pas créé d'avatar plus important que celui de King Kong. Je suis catégorique sur ce point. Certes, le 7ème art a ses légendes, ses demi-dieux du panthéon Hollywoodien mais ils sont pour la plupart de temps des acteurs élevés au statut de symboles ou des emprunts fait à la littérature. Norma Desmond dans Sunset Boulevard,  Charles Foster Kane, The Tramp...ce sont eux, les véritables avatars du cinéma, des créations indissociables de leur médium, nées au cœur même de la pellicule.

C'est en ce sens que  King Kong est selon moi sa plus puissante incarnation. Comme Atlas soutenant le poid du monde, l'image du grand singe s'agitant au sommet de l'Empire State building est désormais un monument, une évocation de la démesure des hommes et de leur besoin de tout enchainer au nom du divertissement. Les déferlements de passion qui le traverse valent en tout point ceux de Citizen Kane, deux films plus semblables qu'il n'y parait de prime abord. Par ailleurs, il n'est pas rare d'entendre de prolifiques réalisateurs l'évoquer comme le plus grand film jamais fait.
Cette semaine, nous méditons sur l'importance du symbole qu'est King Kong, sa genèse, ses influence et ses héritiers. Rien de mieux pour étayer ce point de vue que Bye Bye Monkey, (Rêve de singe), la mélancolique tragi-comédie de Marco Ferreri:
 L'évocation même du film donne le vertige: Gérard Depardieu en brute épaisse, Marcello Mastroiani en amant suicidaire et éploré, une poignée handicapés mentaux, une troupe de théâtre féministe et misandre, un musée de cire dans un New-York bien crasseux et le "cadavre" de King Kong sur une plage. Marcello et Gégé qui élève le "fils" de King Kong au centre de cette ménagerie.
Ferreri a tout compris: le cadavre du grand singe devient chez lui le symbole d'une masculinité fragile et brisée, de la solitude des hommes et de leur déchéance.
N'oubliez jamais: King Kong aussi est mort pour vos péchés...

mardi 25 octobre 2011

Notre émission du 19 octobre: Assassins, lavage de cerveau et libre-arbitre-De MANCHURIAN CANDIDATE à NIKITA

Cliquer ICI pour écouter notre émission sur le sujet
Jodorowsky disait récemment, en parlant de son futur film KINGSHOT, que les gangsters étaient les derniers grands personnages métaphysiques du cinéma. Il est vrai qu'ils ont remplacé en quelque sorte les samourais et autres  desperados; suffit de voir la révérence avec laquelle  toute génération rédécouvre SCARFACE.

Qu'en est-il dans ce cas des assassins? Forcément, la dimension métaphysique de l'assassin au cinéma est encore plus forte que celle des gangsters. Ils sont des incarnations de la mort, de la mince ligne rouge qui décide du sort des individus. Il est souvent conditionné, entrainé, réglé au quart de tour. Il diffère du meurtrier et du tueur en série parce que très souvent, il ne jouie pas nécessairement de sa besogne. C'est un ouvrier et parfois, un mécanicien de la mort, tout simplement.
Que son conditionnement soit le fruit d'un lavage de cerveau invasif ou d'un entrainement pavlovien, l'assassin au cinéma devient souvent un point d'interrogation sur la notion de libre-arbitre et de conscience. De MANCHURIAN CANDIDATE à NIKITA, c'est lorsque l'assassin doute de lui-même et connait la fatigue que le moteur du drame s'enclenche. C'est la grande tragédie de l'assassin que de douter de lui-même.

Ce sont ces notions que nous abordons a l'émission cette semaine...à bout portant.

lundi 22 mars 2010

Notre émission du 22 mars: L'art de l'incipit au cinéma-Saul Bass et son héritage

Incipit (def): Première phrase d'une oeuvre narrative qui tente d'en donner le ton général.


Un crisse de bon incipit (Def. du 7ème): Premier moment d'une oeuvre narrative qui isole en quelques traits tout ce qui la constitue, le ton, l'histoire, le mood et qui fait qu'on se souvient de l'oeuvre à jamais et/ou que l'on se souvient au moins de l'intro si le film est vraiment ennuyant.
Si l'incipit littéraire est une micro-science étudiée avec passion, la livre sur la question complexe de l'incipit cinématographique reste à écrire (si vous connaissez un ouvrage essentiel sur le sujet, faites nous le savoir). On ne parle pas ici de simple analyse de début de film mais bien d'une évocation théorique de ses mécanismes. Comment évalue t-on un incipit de film? Le choix des couleurs? La musique et le rythme? La première parole du film, le premier son?
Cliquez sur l'image du haut pour voir l'héritage formel de cet incipit; 36 secondes de perfection
Cette semaine, le 7ème se penche confortablement sur la question et établie sa petite théorie. Nous n'allons pas ré-inventer la roue en cherchant des intros inconnues, bien au contraire (enfin si, un peu, à la toute fin). Nous considérerons l'héritage absolument démesuré laissé par Saul Bass. Au delà de ses magnifiques affiches et ses intros jazzées pour des films de Preminger et de Hitchcock, il ne faudrait pas oublier qu'il a inventé un type d'incipit qui tient de la virtuosité métonymique, d'un minimalisme parfaitement signifiant. Il est littéralement l'inventeur d'une nouvelle langue. Depuis, c'est une grammaire qui ne cesse de s'enrichir en se cachant derrière un masque de simplicité. L'Oscar bien mérité de LOGORAMA fait figure de consécration. Des nombreux flirts que l'histoire a fournis entre le jazz et le cinéma, Saul Bass fut un des plus habiles proxénètes. Intégrant les splendides designs des albums de jazz de l'époque, tout particulièrement ceux de Blue Note...
...sa signature est désormais, pour notre plus grand plaisir, absolument partout, des jaquettes de livres... ... jusqu'aux omniprésents pastiches, plutôt bien sentis la plupart du temps...











La première page de la run d'Alan Moore sur Swamp thing installe le ton de toute la série, celui de la déconstruction...


Il ne sera pas seulement question ici de design en mouvement, on le répète, mais simplement d'établir quelques balises autour de ce nouveau langage. La touche Saul Bass peut tout rendre inoubliable...y compris une trentaine de spoilers en une seule image! Pour nous écouter, comme toujours, on clique

jeudi 10 décembre 2009

Notre émission du 9 décembre: Les films de mafieux de Fernando Di Leo

CLIQUER ICI POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION

Le 7ème Antiquaire a horreur des gangsters. En fait, c'est plus précisément l'adoration de la figure du criminel qui m'horripile, cette manière obsessionnelle et puérile qu'ont plusieurs gens de se fantasmer en dur à cuire à qui on doit le respect. Tous les petits trippeux de Scarface, ces hordes de petits assistés sociaux imitant des dégaines de thugs qui se poignardent en bavant comme des singes me donnent envie de vomir...dans leur bouche. Ces vieux connards ringards qui se prennent pour des italiens qui jouent aux cartes dans un delicatessen me semblent plus risibles que pittoresques. Les vieux béesses qui puent les butchs et la schnue de guédilles de gratteux fraîchement effeuillés se comportant comme des tough ass muthafuckas parce qu'ils regardent trop de Steven Seagal me donnent envie de réduire en purée leurs genoux à coups de marteau et défoncer leur rectum à coup de saucisson génois. Tiens. Essayes de jouer au dur avec un anus sanguinolent qui empeste l'ail, répugnant consanguin!
Ceci dit, la figure du gangster, lorsqu'elle est traitée avec une certaine conscience de sa dimension tragi-comique (Arlequin est le thug original y'all! Word!) est capable de générer des prodigieuses observations métaphysiques. Pour trouver les meilleurs d'entre eux, on retourne aux sources en gondoles, on va chercher du côté de la commedia d'ellarte. La Mafia, au cinéma, c'est l'écho du théâtre antique et les contradictions de ce milieu rappellent souvent les moeurs Ô combien humaines des dieux romains.

C'est avec cette notion en tête que nous nous sommes lancés pour vous à la découverte du cinéma de Fernando Di Leo, maître du polar italien. Nous n'avons pas été déçus. Quelle révélation! Amateur de Jean-Pierre Melville, scénariste des premiers westerns spaghettis, diplômé de littérature antique, Di Leo a fait pour la Mafia ce que Kurosawa a fait pour les samourais, rien de moins. Des tragicomédies crépusculaires et funkys. Milano Calibro 9 (assurément l'inspiration pour Un Zoo la Nuit, c'est assez flagrant...merci Grigori!) et Il Boss.


Plus funky, tu meurs. Il y a qu'à voir Barbara Bouchet, la copine strip-teaseuse du héros de Milano Calibro 9, dans son appart qui a l'air d'une pièce dans le vaisseau spatial de Barbarella:
Mais ne perdons pas de vue que Bouchet était déjà une prêtresse du funk cosmique. En 68 dans Star Trek (année de sortie de Barbarella et Danger:Diabolik), en tant que Kelinda, elle découvrait déjà les plaisirs de la chair avec Captain Kirk dans l'épisode de la saison 2 By any other name:
En bon français, with Bouchet on board, everything turns to funk!
L'humour bien sombre de ces films n'en fini plus de surprendre. Bien conscients du ridicule de ce milieu plein de contradiction, les films traitent les Godfathers comme autant de petits roitelets impuissants et stupides. Faut les voir être juxtaposés à des symboles religieux pour comprendre la délicieuse ironie

L'humour noir est également présent dans les dialogues. Il faut aussi voir Henry Silva, comédien capable de sauter du comique à la menace avec la même expression faciale (dans le genre de Christopher Walken), délicieusement menaçant dans Il Boss.


Mais la véritable grande découverte, c'est le jeu du comédien Gianni Garko dans Il boss. C'est la première fois que je vois un film avec ce populaire acteur, héros de westerns spags où il incarna le taciturne Sartana. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le bel italien moustachu est un rital et il le reste, dans le verbe et dans le geste (-Dante Alighieri. Ou peut-être Claude Barzotti).
Ses mains voltigent comme des colibris sur la coke. Faut le voir pour le croire.
Décomposons ses mouvements plan par plan dans le laps de temps d'une scène qui dure deux minutes...







C'est quelque chose hein? Gianni Garko mesdames et messieurs. Un 'Talien, un vrai.