Affichage des articles dont le libellé est Tarot du cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tarot du cinéma. Afficher tous les articles

mercredi 9 avril 2014

LE TAROT DE LA LANTERNE MAGIQUE (édition finale)- Arcane no.2-LA PAPESSE

Le cinéphile pourra utiliser les arcanes majeurs du Tarot de la Lanterne Magique pour orienter sa méditation par le biais de symboles qui lui sont familiers, qui sont proches de sa sensibilité post-moderne et donc, possédant de plus amples résonances dans sa conscience. Vous pouvez écouter nos émissions sur le Tarot ici-même.
ARCANE 2-LA PAPESSE. 
La papesse est le premier conseiller de l'histoire du Tarot. Souveraine, ancienne, vénérable, statuesque (rappelons que la Maria de Metropolis est l'inspiration de la statuette des Oscars). Elle représente l'intuition féminine, le savoir occulte, les secrets anciens, l'inconscient. Elle cache sa véritable nature et révèle la vôtre. Mais elle est aussi mensonge et déception, simulacre. Comme la Maria de Metropolis, nimbée et auréolée de certains mensonges, elle est inspirante mais elle peut aussi impliquer le danger d'aller trop loin dans la quête du savoir et de s'y perdre, un excès d'intériorité. Dans notre Tarot, nous opposons sa nature à celle de l'Impératrice, chaleureuse et maternelle mais parfois sans profondeur. 


Design: le non moins statuesque Ghislain Barbe

lundi 9 septembre 2013

Spécial d'un mois sur le cinéma de Raoul Ruiz: Cartographie de l'univers mental d'un cinéaste

Pour écouter nos 4 émissions sur le cinéma de Ruiz, cliquer ici:
1-"TROIS VIES ET UNE SEULE MORT" (1996) Mastroianni, Carlos Castaneda, Le Tarot , Borges, jeu et regard dans l espace et démantèlement de l'identité.
2-"LES TROIS COURONNES DU MATELOT" (1983) ou le cinéma comme embarcation. 
3-"L'OEIL QUI MENT" (1992), un vrai monstre de film et un faux film de monstre
4-SURVOL D'UN MONDE: "L'HYPOTHÈSE DU TABLEAU VOLÉ" (1979), "LE TERRITOIRE" (1981), "ZIG ZAG" (1980) et "LES MYSTÈRES DE LISBONNE" (2010)


Cinéaste prolifique à l’esthétique baroque, vivant au quotidien avec son imaginaire, puisant allégrement dans ses multiples références littéraires et théoriques, Raoul Ruiz aura su mélanger adéquatement les sensations et l’intellect. Jouant beaucoup avec les contradictions (il tenait toujours deux carnets de notes, un pour le jour et un pour la nuit, afin de mieux se contredire), il se dit cinéaste chamanique. En ce sens, tel qu’il l’explique dans son ouvrage « Poétique du cinéma » publié chez Dis-voir en 1995, Ruiz est un médiateur créant des films ouverts, à plusieurs sens, permettant la rencontre du spectateur avec l’autre monde. Son cinéma mise donc sur ce qui est indescriptible par l’usage des mots et vise à une familiarisation d’un langage des images. Il en résulte alors une expérience poétique comme on en a rarement vu au cinéma.


Né au Chili en 1941, Raoul Ruiz étudiera en théologie et en droit avant de se tourner vers le cinéma. Déjà ambitieux dans sa création, il se lancera en 1956, à l’âge de 15 ans, l’objectif d’écrire 100 pièces de théâtre dans sa vie. Il aura dépassé ce nombre 6 ans plus tard. Il écrit alors des feuilletons pour la télévision mexicaine avant de réaliser son premier long métrage, « Trois tristes tigres », qui décroche le Léopard d'Or au festival de Locarno en 1969. Il quitte le Chili suite au coup d’État en 1973 pour s’exiler en France. Ruiz fera de son exil le thème nourricier de son œuvre. Peu après son arrivée en France, l’INA (Institut national de l’audiovisuel) lui sera d’une aide importante puisqu’il lui permettra de faire ses premières œuvres en territoire français. Il saura vite se créer une nouvelle famille en s’entourant de personnes qui l’aideront dans sa création. Par exemple, Sacha Vierny et Henri Alekan, deux maîtres de la direction photographique, ont un énorme crédit pour l’image des films de Ruiz, riches en expérimentations visuelles. Dès lors, Ruiz enchaîne les tournages de façon boulimique. Ses films étant très souvent des commandes, il aura su à chaque fois faire passer sa vision.

L’immensité de l’œuvre étant impossible à parcourir en une émission, le 7e Antiquaire s’est donc lancé le défi de faire un mois complet, à raison de quatre émissions pour 7 films, sur le cinéaste. Nous tentons donc de faire la cartographie de son univers mental. On délimite d’abord le territoire, on positionne les films, on définit la carte par des thèmes, des styles, des langages, puis on se recule pour voir l’ensemble. On observe alors ce qui ressemble à une mappe qui propose plusieurs parcours possibles. Celui que nous avons choisi de parcourir nous fait découvrir (ou redécouvrir) quelques films, en commencant par « Trois vies et une seule mort » (1996). (cliquer ici pour l'écouter)

Première co-scénarisation entre Raoul Ruiz et Pascal Bonitzer, mettant en vedette l’excellent Marcello Mastroianni dans son avant-dernier film, le tout narré par Pierre Bellemare, « Trois vies et une seule mort » est un exemple parfait des labyrinthes narratifs propres au cinéma de Ruiz dans lesquels il est facile (et même recommandé) de se perdre. Si une base du récit se trouve dans les lectures du cinéaste des récits de Nathaniel Hawthorne (qui lui-même puisent dans les faits divers), il n’en demeure pas moins que la présence mystique de Carlos Castaneda parcours le film par ses écrits tant sur l’anthropologie que sur le chamanisme. Possiblement une façon de se détacher de ce dernier, tout en conservant une partie de son enseignement en l’appliquant à la création du film. La notion du double est très présente tout au long du film. Notion qui parcourera l’essentiel de sa filmographie.


Elle se fait d’ailleurs tout aussi présente au prochain arrêt de notre parcours qui se poursuit en reculant un peu afin de choisir un autre embranchement, celui des « Trois couronnes du matelot » (1983). Avec Sasha Vierny à la caméra, Ruiz signe ici un de ses films les plus poussé dans l’expérimentation visuelle. Il donnera comme références à Vierny pour la composition d’image des bandes dessinnées de Milton Caniff. Construit comme un courant d’histoires de marin s’emboîtant l’une à la suite de l’autre (ou l’une dans l’autre) pour être au final retenu par l’introduction et la conclusion (l’expression de « film book-end » mentionné par Jean-Michel durant l’émission fonctionne à merveille), les récits trouvent leurs sources dans une variété de références littéraires comme Hans Christian Andersen ou Isak Dinesen pour n’en nommer que quelques-uns. Cependant beaucoup des idées de récits sont venues des souvenirs d’enfance de Ruiz puisque son père ainsi que son grand-père étaient tous deux marins. Narrativement construit de façon labyrinthique, le film est un bon exemple pour comprendre le rapprochement qui a souvent été fait entre Raoul Ruiz et Jorge Luis Borges. Film d’errance sur un bateau fantôme, « Les trois couronnes du matelot » reste un des films emblématiques de son auteur.


 Le parcours se poursuit vers un chemin plus ludique cette fois, à moins que ce ne soit qu’un leurre. « L’œil qui ment »(1992)  mélange d’une étrange manière l’humour loufoque à l’horreur angoissante. Avec une distribution improbable (Didier Bourdon, John Hurt, David Warner), le film se base sur des théories gnostiques pour les intégrer aux codes du cinéma fantastique. Aidé du producteur Leonardo de la Fuente qui vient de produire « La double vie de Véronique » de Krzysztof Kieslowski, Raoul Ruiz a alors droit à son plus gros budget et peut donc se permettre une équipe plus importante qu’à l’habitude. Il tourne alors pour la première fois en 35mm avec la Arriflex 535 et profite des possibilités que lui offre ce format afin d’exploiter au maximum son talent à organiser les volumes et l’espace. Ayant en tête les écrits de Tertullien sur la pluralité des âmes, Ruiz recrée avec ce film une sorte de sainte trinité dans les personnages d’Anthony, sa femme Ines, et un étrange marquis. Le tout sous l’observation du docteur interprété par Didier Bourdon qui cherche à rationaliser les nombreux phénomènes étranges se passant dans ce village utopique dont l’unité de la nation est déboussollé par des apparitions de saintes vierges. Plus accessible narrativement que ses films précédents, il reste marqué par les préoccupations habituelles de son auteur. Ruiz disait dans un entretien donné pendant le tournage qu’il était en train de faire quelque chose qui n’est pas loin des Monty Python. Il n’avait pas tort. 


Pour le dernier arrêt sur le territoire Ruizien, nous avons concocté une émission multiple, à l’image de ses films. Tel un potluck cinématographique, nous avons apporter nos différents films sur la table afin de conclure en beauté (et en quantité) sur ces caractéristiques qui font le cinéma de Raoul Ruiz (et aussi parce qu’on est devenu accro au cinéaste et qu’on avait juste le goût d’en voir encore plein). On débute donc cette ultime émission du mois Ruiz avec ce qui est assurément un de ses films les plus importants, « L’Hypothèse du tableau volé » (1979). Un collectionneur de tableaux nous introduit au travail d’un peintre par l’entremise de l’étude d’une série de six tableaux (le 7e ayant été volé). Avec les commentaires d’un narrateur, le collectionneur nous invite à explorer les éléments reliant chacune des peintures afin de trouver une possible explication de ce que représente le tableau volé, et le possible message véhiculé par le peintre. Pouvant sembler rébarbatif au permier abord, ce film à la limite du film de fiction et du film informatif n’en est pas moins fascinant si on accepte d’entrer dans cette exploration didactique. Suite à une offre de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) pour réaliser un épisode télévisé d’une émission sur les philosophes, Ruiz choisi Pierre Klossowski. Après avoir visionné quelques épisodes de l’émission, il décide d’en conserver le style narratif bancal tout en transposant plusieurs des écrits de Klossowski dans son exercice. Utilisant les ressources qu’offrent le cinéma, Ruiz permet l’exploration des tableaux par une caméra qui se positionne à divers angles possibles à l’intérieur même des scènes de ces peintures, recréées avec des acteurs immobiles se positionnant de façon à reproduire l’image des tableaux. Malgré les apparences, l’occultisme sera au rendez-vous et le film de Ruiz devient un précurseur de l’hyper-sigil (comme seul Jean-Michel est capable de l’expliquer admirablement dans l’émission), mais aussi un excellent exemple de ce que le 7e Antiquaire fait chaque semaine en terme d’interprétation. Au final, « L’Hypothèse du tableau volé » est une excellente réflexion théorique sur la nature de la représentation, puis par extention, sur la représentation au cinéma.


 On tourne ensuite à 90 degré vers un film presque inconnu du réalisateur, Le Territoire (1981). Ruiz décide de tourner rapidement ce film pour se créer un portfolio à montrer à d’éventuels producteurs américain pour un projet de film. Avec l’aide d’Henri Alekan à l’image, Ruiz se positionne dans le film de genre et crée un dérivé du film de survie en forêt tournant dans l’horreur et le cannibalisme (Roger Corman et ses exigences comme co-producteur y sont pour quelque chose). Sans être un film majeur dans son œuvre, son tournage, lui, est fascinant. Tel le concept du territoire mis en abyme dans le film (la mappe du pays étant à l’intérieur de la mappe de la province, étant elle-même à l’intérieur de la mappe du parc..), Ruiz tourne le film pendant q’une équipe de la BBC tourne un documentaire sur son tournage, cette équipe étant elle-même suivi pour un reportage tv, le tout étant observé de loin par nul autre que le cinéaste Wim Wenders qui est dans les parages pour un projet de film dont le sujet se rapproche de cette situation. Malgré les intentions de départ, le film sera distribué comme un film d’art, Corman le désapprouvera, puis Ruiz, sans le vouloir, aura réussi à faire dans le chamanisme cinématographique par son experience borgésienne de tournage.

 On bifurque rapidement vers un chemin court mais plutôt tortueux nous menant à « Zig Zag, le jeu de l’oie » (1980). Projet de film de 30 minutes commandé par l’INA pour une exposition sur la cartographie tenue au Centre Pompidou. On reste donc dans le thème, mais cette fois-ci de façon plus ludique en parcourant les cases d’un jeu de l’oie à l’échelle réelle du quartier, de la ville, du pays, pour en venir à une échelle cosmique où le protagoniste, joué par Pascal Bonitzer, se retrouve dans une dimension mentale qui nous ramène à la case départ. Ruiz s’amuse et on n’hésite pas à jouer le jeu. 

 Notre parcours sur ce territoire de moins en moins inconnu ne se termine pas par la case départ mais plutôt tout prêt de la case finale, avec un de ses derniers films, le démesuré « Les mystères de Lisbonne » (2010). Film fleuve de près de 4h30 au cinéma ou série de 6 épisodes à la télévision, Ruiz signe ici une œuvre beaucoup plus classique narrativement et visuellement que ce à quoi notre parcours nous a jusqu’à présent habitué. Inspiré d'un roman de l'écrivain portugais Camilo Castelo Branco, les thématiques habituelles chères à Ruiz s’y retrouvent inévitablement. Tel le personnage du curé qui a eu plusieurs identités durant sa vie, la notion du double identitaire y trouve sa place. Tout comme la mise en abyme de la représentation qu’on observe par l’intermédiaire de scène du théâtre de marionnettes que le personnage de Joao se plait à produire. Plus romanesque, ce film démontre que Ruiz maitrisait toujours parfaitement son médium jusqu’à la fin de sa carrière.



Ce parcours labyrinthique n’est qu’un des nombreux chemins possibles à prendre pour découvrir ce cinéaste fascinant dont la filmographie si dense (possiblement le cinéaste ayant réalisé le plus grand nombre de film) n’est presque pas accessible en distribution. Mort en 2011, le cinéaste Raoul Ruiz laisse derrière lui entre 120 et 150 films (courts, moyens, longs, télévisuels) selon les diverses sources consultées. Gardons espoir que plusieurs de ses films perdus se feront retrouver, que plusieurs de ses films orphelins trouveront distributeurs, afin de découvrir la suite de cette œuvre monumentale. Nous pourrions ainsi finaliser cette cartographie de l’univers d’un cinéaste qui savait grapiller, détourner, reprendre tous les textes qui l’inspiraient afin de se les réapproprier cinématographiquement, tout en gardant une liberté de création hors du commun. 

-DAVID FORTIN

mardi 13 août 2013

LE TAROT DE LA LANTERNE MAGIQUE (édition finale)- Arcane no.1 LE BATELEUR

Le cinéphile pourra utiliser les arcanes majeurs du Tarot de la Lanterne Magique pour orienter sa méditation par le biais de symboles qui lui sont familiers, qui sont proches de sa sensibilité post-moderne et donc, possédant de plus amples résonances dans sa conscience. Vous pouvez écouter nos émissions sur le Tarot ici-même.
ARCANE 1-LE BATELEUR. 
À l'instar d'Orson Welles et Charles Foster Kane, Le Bateleur (ou le magicien), est un jeune homme au tout début d'une entreprise. Il possède tous les outils pour commencer son parcours, il a le talent, l'énergie et l'intelligence. Il symbolise le début de toutes les premières grandes entreprises. Il est l'archétype le plus important du Tarot, celui à travers qui tout se passera. C'est une carte totale, où toutes les constituantes du monde sont maîtrisées. Inversement, le Bateleur nous met aussi en garde contre l'arrogance, la suffisance, à ne pas confondre avec l'assurance et la confiance en soi

dimanche 15 avril 2012

Notre émission du 4 mars: King Kong est-il la plus importante création de l'histoire du cinéma?

Pour nous écouter notre émission à ce sujet, cliquer ICI.
Le cinéma n'a pas créé d'avatar plus important que celui de King Kong. Je suis catégorique sur ce point. Certes, le 7ème art a ses légendes, ses demi-dieux du panthéon Hollywoodien mais ils sont pour la plupart de temps des acteurs élevés au statut de symboles ou des emprunts fait à la littérature. Norma Desmond dans Sunset Boulevard,  Charles Foster Kane, The Tramp...ce sont eux, les véritables avatars du cinéma, des créations indissociables de leur médium, nées au cœur même de la pellicule.

C'est en ce sens que  King Kong est selon moi sa plus puissante incarnation. Comme Atlas soutenant le poid du monde, l'image du grand singe s'agitant au sommet de l'Empire State building est désormais un monument, une évocation de la démesure des hommes et de leur besoin de tout enchainer au nom du divertissement. Les déferlements de passion qui le traverse valent en tout point ceux de Citizen Kane, deux films plus semblables qu'il n'y parait de prime abord. Par ailleurs, il n'est pas rare d'entendre de prolifiques réalisateurs l'évoquer comme le plus grand film jamais fait.
Cette semaine, nous méditons sur l'importance du symbole qu'est King Kong, sa genèse, ses influence et ses héritiers. Rien de mieux pour étayer ce point de vue que Bye Bye Monkey, (Rêve de singe), la mélancolique tragi-comédie de Marco Ferreri:
 L'évocation même du film donne le vertige: Gérard Depardieu en brute épaisse, Marcello Mastroiani en amant suicidaire et éploré, une poignée handicapés mentaux, une troupe de théâtre féministe et misandre, un musée de cire dans un New-York bien crasseux et le "cadavre" de King Kong sur une plage. Marcello et Gégé qui élève le "fils" de King Kong au centre de cette ménagerie.
Ferreri a tout compris: le cadavre du grand singe devient chez lui le symbole d'une masculinité fragile et brisée, de la solitude des hommes et de leur déchéance.
N'oubliez jamais: King Kong aussi est mort pour vos péchés...

vendredi 23 mars 2012

Notre émission ici et maintenant: Alan Smithee-incantation pour un démon de l'image

Pour écouter cette émission, cliquez ici:


 Alan Smithee...
La plupart des cinéphiles connaissent déjà le nom. Comme le terme Macguffin, c'est un néologisme façonné de toute pièce par le cinéma et qui fait désormais partie de sa terminologie. Pour ceux qui ne sauraient pas qui c'est, Alan Smithee est le nom de rechange emprunté au générique par un créateur  qui n'est pas satisfait de son film, pour des raisons personnelles ou hors de son contrôle. Au tout début, le nom était surtout attribuable au réalisateur mais depuis, des acteurs, des scénaristes et des artistes provenant d'autres disciplines ont aussi employé le terme. À l'émission cette semaine, nous vous parlerons entre autre des nombreux films attribuables à ce nom.




Ça, c'est pour les "faits".
Ce qui nous intéresse ici, ce sont les conséquences occultes de l'existence d'Alan Smithee. Le 7ème se penchera cette semaine sur ces notions cruciales. Première véritable révélation obtenue au terme de nos nombreuses réflexions cinématoccultes à l'émission, après l'invention de notre Tarot de la Lanterne magique, nous commençons à former une dialectique plus raffinée de notre pratique, des rituels précis, une cosmogonie. Il se cache désormais quelque chose de sinistre et fascinant derrière ce nom que les nombreux créateurs frustrés et déçus n'auraient jamais pu prévenir. Smithee attendait, tapis dans l'ombre, d'être révélé par la lumière du cinéma. Ils ont tous invoqué, incarné une entité. Alan Smithee existe. Il n'a peut-être pas de corps, mais l'entité, avec ce qu'elle a de colère, de déception et de peine, est vraisemblablement existante. Nous avons fait le test: Smithee a désormais tous les attributs d'un démon qu'il est possible d'invoquer et il est maintenant capable de s'infiltrer dans notre monde par ses propres moyens. Sans le savoir, des réalisateurs ont des visions de lui en rêve, en songes et sans trop pouvoir l'expliquer, il le laisse s'incarner corporellement à l'écran, c'est d'ailleurs sa principale méthode d'infiltration dans la réalité consensuelle. Smithee a toujours existé, mais depuis 1967, année précise de sa confirmation, sa puissance s'est affirmée, tel qu'en témoigne ses apparitions de plus en plus nombreuses, principalement chez des réalisateurs ayant emprunté ouvertement son nom.




Dès 1943, des apparitions furtives...chez Maya Deren, prêtresse vaudou renommée, dans son film Meshes of the afternoon. Deren, sans pouvoir le comprendre et avec la sensibilité magicke qu'on lui connaît, avait déjà pressenti sa présence. Comme Dionysos et Choronzon, évocation du chaos et de l'abysse, sa forme est changeante, difficile à saisir.


Il fait une bouleversante apparition au tout début de Wild Strawberries d'Ingmar Bergman.
On le retrouve également à profusion dans Jacob's ladder d'Adrian Lyne. C'est le conducteur du métro qui risque d'écraser Jacob...
...et le passager d'une voiture.


Dans Stuck on you, des frères Farelly, on peut l'apercevoir son visage sous un lit, observant le spectateur. C'est vraisemblablement chez Lynch qu'il fait son apparition la plus troublante. Dans Inland Empire, il est protéiforme et fuyant.


Nommer les choses, c'est leur donner de la puissance. Alan Smithee est là pour rester.

Pour écouter l'émission cette semaine, cliquez ici.

Frères et soeurs cinéphiles; si jamais vous avez apercus Alan Smithee dans un film un jour, faites nous le savoir. Nous tentons d'établir une liste aussi exhaustives que possible de ses apparitions.
Nous vous en serons éternellement reconnaissant.

mercredi 24 août 2011

Notre émission du 24 août: RAN d'Akira Kurosawa-Shakespeare, karma et couleurs primaires

cliquez ici même pour nous écouter cette semaine

Oh no they DID'INT!


Parler de Ran, le dernier grand film de Kurosawa, c'est comme regarder directement le soleil avec le dessein de le décrire. Mais Kurosawa a justement été un des premiers réalisateurs à filmer le soleil (dans Rashomon). Il a aussi coloré la pluie, créé un effet et regardé la mort dans les yeux à quelques reprises. En 85, l'année de sortie de Ran, Kurosawa avait cessé depuis quelque temps d'être un réalisateur. Il était devenu un créateur et un mystique. 

Si Kurosawa a regardé le soleil et la mort dans les yeux, le 7ème tentera cette semaine de parler de son dernier grand film à coeur ouvert, tout simplement.

mercredi 20 juillet 2011

Richard Stanley-Conversation avec un chaman de la caméra, le temps d'un thé et d'un Tarot (avec une apparition surprise de Karim Hussain)



Nous recevrons Richard Stanley aujourd'hui à 3:30 pour un entretien sur le cinéma comme outil d'expérimentation occulte. Pour écouter l'émission, cliquer sur la photo du bas

Voilà maintenant 6 ans, Fantasia faisait découvrir le cinéma de Richard Stanley à des hordes de cinéphiles assoiffés de découvertes. Certain le connaissait déjà en tant que réalisateur du film-culte HARDWARE (90), une prenante relecture cybernétique du mythe de Pygmalion dans un futur post-apocalyptique. 

Le temps d'un film d'horreur aux échos résolument tarkovskiens (Dust Devil, 92), de quelques documentaires à saveur occulte sur le vaudou et le Saint-Graal et d'un débâcle picaresque sur The Island of Doctor Moreau, il devient une des voix uniques et distinctives du cinéma fantastique. 
Reste que pour la plupart, Stanley est une découverte récente. Je me permet de dire que la découverte est aussi celle de Stanley lui-même, parce que l'homme est aussi fascinant que ses réalisations. Explorateur du monde et de l'inconscient, c'est un mystique doublé d'un réalisateur et l'outil-cinéma n'est qu'un des artefacts avec lequel il s'exprime. C'est aussi un redoutable cartomancien.  Au cinéma comme au Tarot, il demeure d'abord et avant tout un conteur capable de captiver en quelques mots.
Hier,  il attendait patiemment dix quidams venus se faire lire la bonne aventure, assis à une table du Blue Sunshine . Un thé en main, un chat qui se prélasse dans un rayon de soleil, des affiches de films vintages de documentaires antidrogues. Stanley a l'air d'un grand chamane avec son chapeau de cowboy, ses longs cheveux noirs et son t-shirt orné d'un mandala. Son sourire est aussi laconique que son regard est profond. Je suis en sueur et étourdi: tout conspuait à ce que je ne puisse pas le rencontrer ce jour là. Contre toute attente, je suis là devant lui, à m'empiffrer de biscuit feuille d'érable et de thé. Je n'ai  jamais été aussi canadien.


Je le remercie pour deux raisons: la torride séance amoureuse que son film DUST DEVIL avait jadis initié avec ma copine et son documentaire sur le vaudou WHITE DARKNESS (2002), simplement le plus beau film jamais fait sur le sujet . Il me parle de sa mère mourante, de la quête de sa sœur inconnue dans un village africain reculé, d'une chasse au  shape-shifter qui se passe là bas. Nous parlons de son cinéma, d'horreur en général, de notre passion pour le Tarot et de sa présence au Festival Fantasia. Je lui fait savoir que je n'ai jamais laissé personne me lire le Tarot auparavant. Il m'invite à participer étroitement à la lecture avec lui.


Le tir commence. L'espace de quelques cartes seulement, tout ce que Stanley lit est déjà absolument, totalement adéquat: perte d'emploi, jonglage existentiel, confrontation avec la mère, omniprésence d'archétypes féminins et immobilité à la croisée des chemins. Je suis saisi de frissons. Pas de place pour le moindre scepticisme. Richard Stanley m'a ouvert comme un vieux coffre. Je pense à mes échecs et mes peurs; je les vois devant moi comme autant de démons que je laisse me narguer.

J'étais venu ici par curiosité pour parler avec un réalisateur que j'admire. Je suis partie remplie jusqu'au cœur de conseils, d'histoires et d'anecdotes, déjà impatient des blessures et de caresses à venir. Je lui demande s'il veut participer à une émission avec nous.Sure. Rien que ca.


En quittant, je pense à une ligne du personnage principal de DUST DEVIL:  
"il n'y a pas de bien ni de mal, seulement l'esprit et la matière. Et des mouvements qui se rapprochent ou s'éloigne de la lumière". 


Je regarde le chat qui se prélasse de plus belle dans un rayon de soleil. Je le flatte.  Ma journée commence.


Richard Stanley-Conversation avec un chaman de la caméra, le temps d'un thé et d'un Tarot (avec une apparition surprise de Karim Hussain)



Nous recevrons Richard Stanley aujourd'hui à 3:30 pour un entretien sur le cinéma comme outil d'expérimentation occulte. Pour écouter l'émission, CLIQUER ICI
Voilà maintenant 6 ans, Fantasia faisait découvrir le cinéma de Richard Stanley à des hordes de cinéphiles assoiffés de découvertes. Certain le connaissait déjà en tant que réalisateur du film-culte HARDWARE (90), une prenante relecture cybernétique du mythe de Pygmalion dans un futur post-apocalyptique. 

Le temps d'un film d'horreur aux échos résolument tarkovskiens (Dust Devil, 92), de quelques documentaires à saveur occulte sur le vaudou et le Saint-Graal et d'un débâcle picaresque sur The Island of Doctor Moreau, il devient une des voix uniques et distinctives du cinéma fantastique. 
Reste que pour la plupart, Stanley est une découverte récente. Je me permet de dire que la découverte est aussi celle de Stanley lui-même, parce que l'homme est aussi fascinant que ses réalisations. Explorateur du monde et de l'inconscient, c'est un mystique doublé d'un réalisateur et l'outil-cinéma n'est qu'un des artefacts avec lequel il s'exprime. C'est aussi un redoutable cartomancien.  Au cinéma comme au Tarot, il demeure d'abord et avant tout un conteur capable de captiver en quelques mots.
Hier,  il attendait patiemment dix quidams venus se faire lire la bonne aventure, assis à une table du Blue Sunshine . Un thé en main, un chat qui se prélasse dans un rayon de soleil, des affiches de films vintages de documentaires antidrogues. Stanley a l'air d'un grand chamane avec son chapeau de cowboy, ses longs cheveux noirs et son t-shirt orné d'un mandala. Son sourire est aussi laconique que son regard est profond. Je suis en sueur et étourdi: tout conspuait à ce que je ne puisse pas le rencontrer ce jour là. Contre toute attente, je suis là devant lui, à m'empiffrer de biscuit feuille d'érable et de thé. Je n'ai  jamais été aussi canadien.


Je le remercie pour deux raisons: la torride séance amoureuse que son film DUST DEVIL avait jadis initié avec ma copine et son documentaire sur le vaudou WHITE DARKNESS (2002), simplement le plus beau film jamais fait sur le sujet . Il me parle de sa mère mourante, de la quête de sa sœur inconnue dans un village africain reculé, d'une chasse au  shape-shifter qui se passe là bas. Nous parlons de son cinéma, d'horreur en général, de notre passion pour le Tarot et de sa présence au Festival Fantasia. Je lui fait savoir que je n'ai jamais laissé personne me lire le Tarot auparavant. Il m'invite à participer étroitement à la lecture avec lui.


Le tir commence. L'espace de quelques cartes seulement, tout ce que Stanley lit est déjà absolument, totalement adéquat: perte d'emploi, jonglage existentiel, confrontation avec la mère, omniprésence d'archétypes féminins et immobilité à la croisée des chemins. Je suis saisi de frissons. Pas de place pour le moindre scepticisme. Richard Stanley m'a ouvert comme un vieux coffre. Je pense à mes échecs et mes peurs; je les vois devant moi comme autant de démons que je laisse me narguer.

J'étais venu ici par curiosité pour parler avec un réalisateur que j'admire. Je suis partie remplie jusqu'au cœur de conseils, d'histoires et d'anecdotes, déjà impatient des blessures et de caresses à venir. Je lui demande s'il veut participer à une émission avec nous.Sure. Rien que ca.


En quittant, je pense à une ligne du personnage principal de DUST DEVIL:  
"il n'y a pas de bien ni de mal, seulement l'esprit et la matière. Et des mouvements qui se rapprochent ou s'éloigne de la lumière". 


Je regarde le chat qui se prélasse de plus belle dans un rayon de soleil. Je le flatte.  Ma journée commence.


mercredi 15 septembre 2010

Le Tarot de Lanterne Magique: un tir pour les siècles à venir

Chose promise, chose due. Le 7ème vous avait jadis assuré qu'un "tir" intégral de son Tarot basé sur les archétypes du cinéma viendrait. Nous avons fait mieux que ça. Il nous aura fallu l'écoute en boucle du "O Fortuna" de Carmina Burana pour comprendre le sens véritable de notre propre Tarot. Nous avons littéralement tiré pour les siècles à venir.
Nous ne sommes jamais sortis du Moyen-âge. Le cinéma n'est que l'artifice lumineux d'un conteur au coin du feu. Le message est le même, les peurs et les espoirs aussi.
Ô Fortune...

samedi 24 avril 2010

Notre émission du 24 avril: Un voyage au bout de l'Enfer --2001:A SPACE ODYSSEY analysé via le livre d'Howard Bloom, THE LUCIFER PRINCIPLE

POUR ÉCOUTER CETTE ÉMISSION, CLIQUER ICI
Si vous écoutez parfois cette émission, vous n'êtes pas sans savoir l'importance cruciale qu'a pour moi la fable cosmique de Kubrick. Il est une des seules certitudes qui a traversé ma vie d'homme et de cinéphile. C'est la plus grande oeuvre du médium pour votre animateur, la raison fondamentale pour laquelle le cinéma a été créé, rien de moins. Dans notre Tarot de la Lanterne magique, l'Arcane absolu, le Monde, est symbolisé par un plan du film. Les initiés de la divination comprendront l'importance du symbole.
Il n'était pas question pour le 7ème de faire une émission ordinaire sur ce film. Il fallait trouver une tangente analytique absolument extérieure à nous-même. Il fallait trouver quelque chose d'une intelligence égale, capable de nous aider à porter le film aux nues, par respect, tout en faisant découvrir aux auditeurs quelque chose de nouveau. Pour y parvenir, nous avons simplement associé notre film le plus important au livre qui occupe la même place dans notre bibliothèque. The Lucifer principle de Howard Bloom. Je ne sais plus personnellement comment je pouvais mener ma vie avant d'avoir lu ce livre. Je comprend maintenant l'épiphanie qui emporte certaines personnes à leur première lecture d'un livre sacré. Ceux qui connaissent le livre de Bloom comprendrons l'humour de ce dernier énoncé. Nous vous invitons à écouter l'émission pour vous familiariser avec sa théorie d'une richesse égale à sa simplicité.
2001 prend une dimension démesurée après la lecture du livre de Bloom. Ensemble, ils confirment et rehaussent l'intelligence de l'autre.

Le regard de Bloom est d'ailleurs comme celui de l'Enfant des étoiles: grand, rieur et provoquant.
Cette nuit, j'ai eu l'illustre honneur d'un échange de mots avec Mr. Bloom. Un des hommes les plus intelligents du monde (il n'est pas dans les scènes supprimées de Religulous pour rien!) m'a simplement demandé de lui parler, comme ça, de lui expliquer une partie de ma vision du monde. Incroyable. Aujourd'hui, je béni l'existence du 7ème pour cette raison:

I dedicate this humble radio show to Mr. Howard Bloom. Through your intelligence, may the intelligence of others be revealed.

lundi 29 mars 2010

Consacrons....Consacrons...Consacrons,Consacrons.Consacrons....oh, oh OHHH

Ce texte déroutant et nécessaire est la première participation de Jean-Michel au blog de son émission; espérons que plusieurs autres suivront. Bienvenu chez toi Jim.
Depuis que l’humain se bat pour un trou d’eau, depuis qu’il dessine des chauves-souris sur les murs de sa caverne ou encore mieux, depuis le moment même où il s’est retrouvé pris pour la première fois sous une machine distributrice de Coke, l’obsession de se créer plus grand que lui-même (souvent plus barbu) le pourchasse tel une ombre obstinée et ricaneuse. Nécessaire à l’évolution d’une personne, la grandeur et la suprématie est souvent le but à atteindre, voir à conquérir. Les hommes se gavent de mythes, de contes et de légendes, d'histoires merveilleuses qui les nourrissent leur imaginaire mais aussi¸leur vie éveillée. Dr.Doom, Ozymandias et The Brain (que ce soit
Pinky et/ou Mr. Mallah) sont des exemples fameux de cette motivation archétypale.

Tel le phare ou le piton, nous nous forgeons des grandes figures pour illuminer le chemin devant nous, pour nous mener au large de nos propres identités. Nous nous forgeons nos propres papes personnels, précurseurs promotionnels de notre potentiel primaire. Le pape dans le Tarot devient cette sorte d’idéal concret, le maître incontesté des matières terrestres, le lord of land. Après trois semaines cloîtrés dans notre château avec une seule paire de sous-vêtement propres partagée par toute l’assemblée (heureusement, nous n’étions que deux avec une télé et pas d’électricité) la cheminée s’activa, nous avons brûlé la totalité de l’œuvre littéraire de Frédéric Beigbeder pour faire naître une fumée prétentieuse et odorante. Nous ordonnons notre bizzaro-non-pape :


A mi-chemin entre Orson Wells et David Suzuki…sérieux y’a pas grand-chose qui se compare à l’obsession que notre culture à présentement pour l’homme qui est WERNER HERZOG ! pape de la culture classique et populaire, humaine et animale, terrestre et astrale…Herzog se manifeste pour nos comme étant le second-retour de Malaclypse the Younger…


Cet homme est d'une constitution légendaire, une construction discordienne, une fable sur pattes qui rôde les marges du cinéma international provocant inspiration, illumination et terreur égalée seulement par Christopher Walken (Juste ICI). (ceci étant dit, je paierais de la très bonne argent pour voir les deux danser un tango.) Werner Herzog habite tout les champs du cinéma, il a filmé partout, il a rencontré tout le monde, il sauve des vies et en damne d’autres, il est à la fois chasseur et proie, créateur et destructeur, conteur et histoire. La figure qui est Herzog nous provient des lointains archétypes humains, voir cet homme et ses films c’est aussi creuser dans le plus profond subconscient humain, totems et tous tabous.

Regardez ce qu’ils ont fait au Christ :


Et ce qu’ils ont fait à notre Werner Herzog :


(Se faire tirer dans le bide, comme les preux diraient dans le flanc.)

Pensez à Captain Marvel qui évoque grandeur et vaillance lors de l’appel sidéral de l’expression : SHAZAM! Et maintenant pensez aux mantras que ce grand homme de cinéma nous a amené : « It’s an insignificant bullet » appel granguignolesque et magnifique nous rappelant que nous sommes avant tout de la poussière d’étoiles et que les dieux feraient mieux de se tenir tranquille car leur foudre ne nous fait plus peur.



Herzog s’adonne aussi au team-up, comme Spider-Man, Batman ou même Vishnu, il arrive parfois que les grandes âmes de ce monde s’unissent, le cross-over ça existe aussi chez nous :

Werner Herzog/Henry Rollins : Anarchist-Avengers

(Te l'dit moé)

(Bin certin)

Werner Herzog/Borat: Documentarists from the Edge

Werner Herzog/Bear : Winnie and the Bear

Werner Herzog/John Waters : No retreat, No surrender 3

Werner Herzog, il faut en parler, il faut se l’approprier, il porte sur lui le lourd fardeau de la culture dit « classique » libérant les critiques de cinéma de partout autour du globe de leur érections malaisantes, GO WERNER libère nous de ces chaînes de prétention. Emporte-nous dans le monde de l’horreur et de la science-fiction…dans le monde du mondo-documentaire et de la pub de SuperBowl. Herzog hante le cinéma par son apparition simultanée dans toutes les listes de meilleurs films des 10 dernières années et par son apparition occulte dans un épisode de METALOCALYPSE.


En quoi, lorsque nous sommes partout, nous sommes nulle part, nous avons fait de Herzog un fantôme qui englobe la terre, ayant, jusqu'à ce jour été le seul homme à avoir filmé sur TOUT les continents. Herzog est le pape du cinéma, au grand désarroi du pape du Rap qui tentais la même fusion alchimique entre le Pop et le Class…malheureusement le pouvoir fut trop pour lui…notre homme de la rue Celluloïd, c’est HERZOG!


ALL HAIL THE NEW POPE OF CINEMA…WERNER HERZOG