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mercredi 12 août 2015

Émission du 23 juillet 2015 : entretien avec Marc Lamothe sur la section "Genres du pays" au Festival Fantasia 2015

Pour écouter l'émission cliquez ici
  

FESTIVAL FANTASIA 2015 : GENRES DU PAYS. On reçoit Marc Lamothe, co-directeur du Fantasia International Film Festival pour nous parler de la section "Genres du pays". Nous allons explorer ces films de genre québécois que sont les rares "La LUNULE (1973)", "LES YEUX ROUGES (1982)", "MONTRÉAL BLUES (1972)" et bien sûr le sulfureux SCANDALE (1982).


 

mercredi 13 août 2014

Émission du 31 juillet 2014 (304) : POUVOIR INTIME (1986) et LE DIABLE EST PARMI NOUS (1972)


POUVOIR INTIME (1986) d'Yves Simoneau et LE DIABLE EST PARMI NOUS (1972) de Jean Beaudin. Cette semaine au 7ème Antiquaire on revient sur ces deux films programmés au Festival  international de film Fantasia dans la section "genres du pays" pour laquelle Marc Lamothe réussi à nous faire redécouvrir des trésors cachés et des curiosités de notre cinématographie nationale. Un polar québécois VS un film-satanique québécois.
L'émission se trouve ici



les autres émissions ici : http://www.choq.ca/emissions/7eantiquaire


jeudi 27 mars 2014

Émission du 27 mars 2014 (no.290): Discussion avec Don McKellar

Pour écouter l'émission, cliquer ici:


Je vais vous faire une confidence. 

Je ne me suis que très rarement posé la question à savoir ce qui me définit en tant que canadien. Aucune condescendance, aucun mépris là-dedans. C'est seulement qu'en tant que québécois et montréalais de naissance, j'ai toujours considéré le Canada comme un autre pays, un voisin. Un mystère même. 

Mais justement ce voisin, celui qui me "déteste" et que je ne connais pas, il m'est arrivé à quelques reprises de m'interroger sur sa nature, au-delà des clichés. Si si! Une grande part de ce qui me fait aimer la "canuckitude" aujourd'hui, je le dois au réalisateur-scénariste-acteur Don McKellar. Et je sais que c'est le cas de pas mal de québécois aussi...


En l'espace d'une décennie, je croisais ce visage partout: chez Cronenberg, à la télé dans Twitch City, au scénario de 32 SHORT FILMS ABOUT GLENN GOULD et LE VIOLON ROUGE. Puis vint le choc de son film LAST NIGHT, film relatant les dernières heures d'un apocalypse tout ce qu'il y a de plus torontois où il FAIT TOUT (réalisation, scénario et rôle principal). En découvrant le travail de McKellar, je constatais que l'homme était fort souvent présent d'une manière ou d'une autre dans toutes les sphères de la vie culturelle canadienne.  Il m'a fait m'intéresser au cinéma canadien, il a aiguisé ma curiosité pour les thèmes qui traversent cette cinématographie. Sans m'en rendre compte, je devenais, un peu plus à tous les jours, maudite engeance, un CANADIEN. Et ça ne faisait même pas mal à ma Québécitude. 

Le temps d'une discussion d'une heure et question d'être dans l'air du temps, nous rencontrons l'homme cette semaine (EN GROS ANGLA qui plus est!) Il sera question de crise identitaire sous toutes ses formes, de fin du monde et de José Saramago, de la disparité entre le cinéma torontois et québécois, d'errance et de la dilatation de l'espace comme thème central des films canadiens, de comic-book, de séparatisme et de Geneviève Bujold comme fantasme des jeunes canadiens de jadis 


-Francis Ouellette

jeudi 6 février 2014

Émission du 6 février 2014 (no.284): ROBOCOP, sa vie, son oeuvre

POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION , CLIQUER ICI:

Nous dédions cette émission à Alain Magloire, tombé sous les balles d'agents de la paix, avec le symbole du travail dans sa main, que ces derniers auront probablement confondu pour un engin de mort. Qui sommes nous pour remettre en question leurs réflexes et leur entrainement? 

À l'aube d'un remake déjà mort à l'arrivée, le 7ème antiquaire fait enfin son émission sur Robocop, et du même coup, notre première sur Paul Verhoeven. 



Pour le 7ème, une pléthore d’éléments font de ROBOCOP un des films les plus brillants de sa génération, une satire redoutable déguisée en "blockbuster", une tragédie costumée en film de super-héros, un vrai film de MONSTRES, mais où les monstre ne sont pas ceux que vous croyez. Une déflagration d'ultraviolence servant précisement à la critiquer. 

Au delà de ces nombreux éléments, ce qui rend le film important à nos yeux, c’est qu’il révèle avec une certaine prescience la mécanisation du travail policier et ce qu'Antonio Dominguez Leiva appelera dans un fascinant texte sur Judge Dredd (la principale inspiration de Robocop), "les charmes ambigus du super-fascisme, 

Et pourtant, Robocop, c’est aussi précisément l’inverse: ce n’est pas le plus efficace policier du monde parce qu’il est mécanisé...c’est le meilleur policier du monde parce que du fond de son conditionnement, c'est sa conscience et  son humanité qui refait surface. 


Cette semaine, au détour d'une analyse de cet "american jesus" prolétaire, on vous parle de la filiation avec Frank Miller et l'univers des comic-books, de son cousin précurseur The Vindicator (Frankenstein 88 en francais) de Jean-Claude Lord, de l"embrigadement explicitement thatchéro-reaganien qui en est fait dans le complexe médiatico-militaro-industriel", Nixon, la marchandisation du personnage, la victoire faustienne de la corporation et de la  putain de statue dont a vitalement besoin Détroit.


"UN BON SOLDAT SAIT QUAND SUIVRE LES ORDRE. UN GRAND SOLDAT SAIT QUAND DÉSOBÉIR" -Martha Washington

jeudi 19 septembre 2013

Notre émission du 19 septembre: DISCUSSION AVEC ANDRÉ FORCIER


Dans le cadre de la rétrospective de sa filmographie complète à la Cinémathèque Québécoise , le 7ème parlera dans les semaines à venir de son affection demesurée pour les films de "l'enfant terrible" de notre cinématographie. Les meilleures lignes, le moments de poésie inoubliable, la charge sexuelle sans pareille que notre cinéma actuel peine à frôler , Guy L'écuyer.... La totale.

Pour commencer en beauté, un entretien d'une heure avec l'homme, le temps de parler de sa carrière, de son verbe, de ses déceptions et de ses triomphes, de cul et d'art, de jazz, de blues et de cette soif indicible d'américanité.

(Ok, juste une fois, pour la luck)





"ENWOÈYE PANAMA! DÉFONCE!"


mercredi 12 octobre 2011

Notre émission du 12 octobre: Laurentie-une discussion avec les créateurs

Le film LAURENTIE de Simon Lavoie et Mathieu Denis fera enfin sont arrivé chez lui au FNC demain. 
Déjà précédé d'une solide réputation (c'est un des 5 films qu'il faut voir au FNC selon Marc- André Lussier), il est pour le 7ème un film crucial, évoquant avec pertinence le malaise d'une certaine québécitude contemporaine. Au risque de répéter des arguments de ma critique (que vous pouvez lire ici les aminches!), il est en quelque sorte LE CHAT DANS LE SAC de ma génération: il attaque de plein fouet nos problèmes identitaires, sans aucune complaisance.
L'existence même de LAURENTIE est improbable. C'est un film qui prend beaucoup de risques, à plusieurs niveaux, et qui ne cherche pas à plaire. Les débats seront assurément nombreux à son sujet. Je ne serais pas surpris qu'une lecture au premier degré fasse passer les réalisateurs pour des réactionnaires. Chose certaine, tous les gens qui ont oeuvré sur ce film ont du courage à revendre (ce dernier mot, par ailleurs, on le trouve déjà dans la plupart des premières critiques le concernant )

Nous aurons aujourd'hui en studio le producteur Sylvain Corbeil et le co-réalisateur Mathieu Denis pour parler de la genèse de leur film, de leurs attentes et de leur vision. 

Vous pouvez nous écouter ICI MÊME  

samedi 8 octobre 2011

FNC '11: Critique de LAURENTIE- un fils déçu de race ordinaire

Vous pouvez écouter notre discussion sur le film avec le producteur Sylvain Corbeil  et le co-réalisateur Mathieu Denis en cliquant sur l'affiche en bas

Je suis le fils d'une souverainiste lesbienne, l'enfant unique d'une mère monoparentale. Je parle anglais et je suis consommateur de culture américaine. Je connais bien mes grands poètes québécois, je les cite assez souvent. Je suis un Montréalais de souche, enraciné dans l'asphalte, qui fait souvent l'erreur d'observer sa culture avec les œillères du citadin. Du Québec extérieur, je n'ai vu que très peu de choses. Celui de l'intérieur, de la musique, des contes et des mots, je le porte comme une gibecière, à vider et à remplir à ma convenance. J'ai aussi le cynisme assumé et sans fierté de plusieurs gens de ma génération.
J'aime voir les fantasmes, les rêves et les échecs de mon pays sur un écran de cinéma. Je suis ému par ces films qui parlent de nous mais qui sont aussi traversés d'une certaine soif d'universalité. C'est précisément cette consolidation qui m'a fait tant aimé Mémoires Affectives de Francis Leclerc; c'était un film qui n'avait pas peur de parler de notre atomisation et de notre mythologie récalcitrante, qui savait se servir de nos archétypes. Une dernière confidence: je suis cinéphile avant d'être québécois. 

Voilà quelques années, de la main généreuse d'un ami, je reçois une copie du scénario de Laurentie, jadis intitulé C'est donc ça nos vies.  Ma lecture finie, j'ai une légère fièvre. Je suis envieux de ce que j'ai lu, j'aurais aimé l'avoir écrit. J'ai l'impression que quelque chose de vital s'y trouve mais surtout, j'ai vécu, d'une façon épidermique, le malaise du personnage. Je l'ai vécu en tant que Québécois, en tant qu'homme de ma génération, en tant que francophone et en tant qu'idéaliste qui se bat mollement. 
Je me suis ensuite dit: ce film ne se fera jamais, no fucking way. 
Pas seulement parce qu'il allait assurément être traversé de scènes qui choqueraient, autant au niveau de la forme que du fond, mais parce qu'il ne ferait pas de compromis lénifiants sur aucun de ses thèmes. 

Ce film ne se fera jamais. 

Ça allait prendre beaucoup de couilles et encore plus de cœur pour faire Laurentie. Puis, mon ami en est devenu un des producteurs. Justement, un gars avec beaucoup de cœur et de couille.

Quelques années plus tard, je vois, j'écoute Laurentie (on le lit également, vous allez le constater). Je regarde ce film dont l'existence me semble improbable, avec son Étranger errant dans un Montréal en mutation qui cherche à s'étendre sur tout le Québec. Ce gars à l'identité absente, avec ce physique de quidam (il faudra saluer le courage du comédien principal, Emmanuel Swartz. Lui aussi a beaucoup de coeur et de couille). 
Plusieurs fois, mon regard grince devant la mélancolie lancinante des images, devant le pathos de son propos et son incommunicabilité loquace. Mais surtout, je me prend son drame ordinaire en pleine face. Ce n'est que plusieurs mois plus tard que je tombe sur le synopsis officiel: 

Je m’appelle Louis Després, j’ai 28 ans. J’habite à Montréal, dans cette ostie de province de merde. Je ne sais pas ce que j’aime. Je ne sais pas qui j’aime. Je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Je ne sais pas qui je suis.
Mais je sais pourtant que je ne suis pas cet Autre.
Cet Autre est beau, sa langue est belle et séduisante – mais je ne la parle pas. Il est entouré d’amis – je n’en ai pas. Il est heureux – je ne le suis pas. Depuis peu, cet Autre est mon voisin de palier. Sa présence à mes côtés, sa simple existence me rappellent sans cesse ma propre déchéance et m’apparaissent de plus en plus intolérables.

J'attendais un film comme Laurentie depuis Mémoires affectives. Une histoire qui s'octroie le droit d'exalter et de déconstruire notre mythologie récalcitrante et d'en faire une tragédie de la banalité. Entre la rue Mont-Royal et Saint-Laurent, ces artères mythiques où jadis,  deux peuples se croisaient  et se mélangeaient prudemment, il y a toute une zone de guerre intestine encore bien présente. Le Montréal de Laurentie est une très vieille Cité, plus ancienne que son âge véritable.

Ma génération avait besoin qu'on lui donne son Chat dans le sac. J'ai maintenant le mien. Dans Laurentie, il n'est pas question d'appel à la révolte, de haine de l'autre ou de survie de notre culture. Il est question, à mon sens, d'observer ouvertement la part d'ombre du cœur québécois et de l'assumer sans complaisance. C'est ca, pour moi, qui est une question de survie. Beaucoup de propos maladroits seront probablement tenus sur le film de Simon;Lavoie et Mathieu L. Denis au moment de sa sortie; invariablement, il sera le vecteur de débats et d'inconforts. Pour ma part, je tiens simplement à leur dire merci. 

Laurentie sera présenté au FNC le 13 octobre à 13h00 et le 16 octobre à 19h00. Vous pouvez consulter le site officiel du film ici même. Il est à voir sur grand écran. 
FRANCIS OUELLETTE

vendredi 30 septembre 2011

Votez T IS FOR TURBO!

Salut les aminches! 


J'ai un petit service à vous demander...
Il vous suffira de prendre cinq minutes de votre temps pour regarder ceci:

Vous avez aimé? 
Alors je vous invite à aller voter en CLIQUANT ICI et en appuyant tout simplement Vote for this has 26th filmaker'' et confirmer ensuite son vote par courriel.



Je ne vous demande pas ça parce que je joue dans le film et que je suis un narcisse de paille, ni parce que ce sont des potes qui l'ont fait. Je ne vous demande pas ça non plus parce qu'on y voit une homérique et grand guignolesque bataille sur fond de paysage post apocalyptique fait par des cinéphiles passionnés...avec des BMX. Ni même parce que les méchants sont vêtus de cuir et font peur et qu'Yves Corbeil joue le chef.


Je vous demande simplement de voter pour lui parce que c'est déjà un des meilleurs films de la sélection The ABC's of Death et que RKSS mérite grandement de gagner les 5000$ du concours dans le but d'en faire un long métrage. 


Merci.


samedi 6 août 2011

Fantasia 2011: critique de SMALL GAUGE TRAUMA: Une dégustation qui sustente

J'ai complètement oublié plusieurs des films que j'ai vu à Fantasia depuis 97. Je n'ai cependant jamais oublié le moindre court métrage. Fantasia a toujours mis une énergie louable à débusquer de brillants courts, souvent juste avant le moment où la carrière des réalisateurs prend son essor: les courts de Nacho Cerda, I zombie, la Chambre Jaune, Abuelitos, The separation. Bref, j'ai de très bons souvenirs de toutes les sélections de Small gauge Traumas.   
Cette année, les programmeurs se sont permis quelques digressions qui étaient les bienvenues. Ce ne sont pas les courts métrages d'horreur qui sont les plus surprenants mais bel et bien ceux à caractère dramatique. Une thème ressort subtilement de cette sélection: la consommation, celle des aliments comme celle de la chair.

Survol du menu offert (Cliquez sur les photos pour voir les bandes-annonces):
 SOPHIE GETS AHEAD 
USA 2011 | 10 min
en anglais et en gémissements
Damien Pari  
Une dame franchement bandante reçoit une bonne séance de coups de langue dans son  verger. Faudrait que sa mère (au téléphone) et un petit gars slasher qui gambade par là (avec un masque de gimp) lui crisse patience pour qu'elle jouisse. Dans ce monde suintant de fertilité, les appétits se conjuguent. C'est aussi lumineux que c'est drôle et jamais un titre n'aura été à ce point le but, la cause et le moyen en même temps. Il est question de se faire manger dans tous les sens du terme.
 PICNIC 
Espagne 2011 | 13 min
en serbe et en silences

Gerardo Herrero
 Une famille unie va manger dans un bois idyllique. Les cicatrices d'un guerre passée couvrent encore le sol sous la forme de mines tout à fait fonctionnelles.  Nous sommes en Bosnie. La tension et le drame que parvient à générer PICNIC en moins de 15 minutes tient du prodige. On carbure ici à grands coups de puissants archétypes. Il n'y a qu'une seule famille, une seul bois et une seule guerre. Les horreurs sont légions et peuvent se multiplier infiniment.



WAFFLE
USA 2011 | 5 min

En anglais et en chialages

Rafael De Leon Jr.
 Il faut bien choisir ses camarades de classes avant de faire ses travaux d'équipe. Quand une jeune fille se lie d'amitié avec une étudiante brillante mais défigurée pour profiter de son talent, il est mieux que cette dernière ne le sache pas. Surtout, il est préférable qu'elle ne l'apprenne pas à sa propre table pendant le repas. Sympathique petit slasher culinaire qui nous laisse un peu sur notre faim après les deux substantifiques entrées précédentes.

GOOD MORNING, BEAUTIFUL
USA 2011 | 20 min

en anglais et en larmes

Todd Cobery
  Un homme a de la difficulté à surmonter le deuil de son enfant. Sa douleur et sa tristesse transforment peu à peu sa perception de la réalité. Le cauchemar du quotidien prend alors des dimensions lynchéenes. C'est la grosse bouchée de la sélection, en durée comme en technique, en contenu comme en substance. Bien joué, réalisé avec flair, GOOD MORNING, BEAUTIFUL est à la fois absurde, angoissant et traversé de pathos. Comme le MESHES OF THE AFTERNOON de Maya Deren, le monde où tente de vivre le protagoniste et traversé d'onirisme et de mélancolie. Une touchante descente aux enfers, pertinente et audacieuse.


DEVOURMENT
Mexico 2011 | 6 min

en espagnol et hurlements irritants

Lex Ortega
 Après le dévoration, c'est souvent l'indigestion. Indigeste, DEVOURMENT l'est au plus haut point. L'idée de base du court, a priori excellente, n'a pas les moyens de ses ambitions; montrer la courte vie d'un zombie en caméra subjective. Malheureusement, on se croirait dans un mauvais clip de métal mexicain et le burritos regorge d'effets bruyants et cheaps. Dommage pour l'idée de base. Quelqu'un d'autre la reprend s'il vous plait?

INCUBATOR
USA 2011 | 7 min

en anglais et cris de douleur

Jimmy Weber
 Tu te réveilles paniqué dans une baignoire pleine de glace. Tu es dans une chambre d'hôtel barricadée. La bonne nouvelle: la cicatrice sur ton flanc suggère de prime abord qu'on t'a peut-être volé un rein. La mauvaise: On t'a rien volé du tout. Dans les petits pots les meilleurs onguents? C'est exactement ça: INCUBATOR est un peu comme du Tiger Balm...que tu utilise comme lubrifiant. Même si l'éjaculation est dramatique est rapide, elle te saisie jusqu'aux tréfonds du trou de graine. Ça brûle en crisse le gréement...


FALLING
Australia 2011 | 7 min

en anglais bavard

Christian Doran
 Un intéressant exercice en noir et blanc, avec trois split-screens, nous montrant la chute (au sens véritable et figuré) d'un petit criminel. En nous montrant simultanément le passé et le présent, les impressions intérieures du personnage et les mondes possibles de ses choix, il va sans dire que FALLING est ambitieux et chargé. Le ton très Noir du court voisine la métaphysique et avec ses trois écrans, on se croirait dans un épisode expérimental du comic SIN CITY. 


BIRDBOY
Spain 2010 | 12 min

en espagnol triste sous-titré en anglais

Pedro Rivero
 Après un désastre nucléaire, le monde idyllique d'une société de jolies petites créatures animales anthropomorphisées devient un désert idéologique. Il en revient au freak de service, Birdboy, de donner du sens à la vie d'une souris pour laquelle il en pince un peu. Magnifique film d'animation se situant entre Tarkovsky et Tim Burton, autant au niveau du style que du propos, BIRDBOY est...dévastateur.



PLAY DEAD
USA 2011 | 18 min

En anglais et...jappements quoi!
Andres Meza-Valdes, Diego Meza-Valde  
Deux court-métrages de morts-vivants cette année, deux excellentes idées: montrer une attaque du point de vue du zombie et selon celle de... chiens domestiques. Là où la réalisation de DEVOURMENT ne faisait pas le poids, celle de PLAY DEAD est un triomphe.  L'idée est traitée généreusement à une multitude de niveau. Les zombies sont terrifiants et l'attaque est brutale. Or, nous ne sommes pas directement concernés par la menace; c'est la survie des chiens qui nous intéresse. Qui n'a jamais voulu savoir ce qui allait advenir à nos compagnons dans cette situation? N'allez surtout pas croire que leur survie est chose facile: trouver à manger, traîner partout son maitre récemment contaminé qui ne lâche pas la laisse, enjamber des corps, tenter d'oublier sa maitresse. La cruauté des humains survivants est aussi un facteur à considérer. Je rêve déjà d'une probable extension en long-métrage pour PLAY DEAD; le DVD de ce film pourrait trôner fièrement dans votre collection entre HOMEWARD BOUND et SHAUN OF THE DEAD. Coup de cœur total. Vous aurez même droit à de désopilantes fiches explicatives pour chacun des personnages canins.



 ANIMAL CONTROL
Canada 2010 | 16 min

en anglais muet

Kire Paputts
Je vais devoir paraphraser l'introduction en salle de Mitch Davis pour ce court; c'est simplement un des meilleurs films que j'ai vu à Fantasia cette année, toutes catégories confondues. La performance de notre Nosferatu national Julian Richings, muet et froid comme la mort, est toute empreinte de subtilité et de tristesse. Employé cadavérique d'un centre de contrôle animalier, taxidermiste à ses heures, notre protagoniste se lie d'affection pour un chien malade. Tout est maîtrisé dans ce court; le rythme, la profondeur du propos, le choix des couleurs, les silences. Kire Paputts est une réalisateur qui va s'imposer, c'est une évidence. C'est à en pleurer.

-FRANCIS
 

samedi 23 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 8: Critique de MUSTANG: Un monde de passions débridées

MUSTANG!!!!! CHEVAL NOIR INDOMPTÉ!!!!
MUSTANG!!!!! PERSONNE NE PEUT TE MONTER!!!!!

Dans les arrières-boutiques en plywood et les routes poussiéreuses de Saint-Tite, il y a un monde de passions sauvages qui ruent dans les brancards. Des secrets, des amours déçus et des colères qui grondent. Johnny Cooper, le grand Sachem du Festival country aimé de tous, est mort horriblement au rodéo, piétiné par Mustang.
Mustang: le cheval noir indompté.
MUSTANG. Que personne ne peut monter. 
MUSTANG est enfermé dans un enclos en exemple, symbole et témoin vivant des mensonges qui sclérosent le village. Mais MUSTANG n'est que le catalyseur du drame. Et MUSTANG, le film, est une découverte sans précédent. Il mérite un culte, un DVD, la trame sonore en 8-track et un laser-disc. Il est inadmissible qui ce magnifique pur-sang galope au loin, narguant les cinéphiles québécois de ma génération, sans que nous ayons eu droit de le monter auparavant.

Si seulement MUSTANG n'était qu'un Western-poutine hybride (le seul en fait) où sont mélangés les genres dans une concoction lourde mais hautement appétissante, ce serait déjà suffisamment bourratif. Mais il est encore plus que ça; c'est un tragédie antique à Saint-Tite. La recette est parfaite: La patate du Western classique , la sauce brune du drame de cuisine québécois et le fromage en crottes de la tragédie antique, permettant la cohésion improbable des éléments précédents. 

Willie Lamothe, le légendaire, joue Dick Lachance, chanteur de country qui n'a rien à voir avec son alter ego. C'est un cowboy fantaisiste (c'est le titre d’une de ses tounes) qui n'aime pas les chevaux. Il arrive avec son groupe au Festival de Saint-Tite pour constater que la mort de son vieux chum Cooper a laissé le village dans un état de dévastation psychologique indéniable. Affublé de ses compagnons de routes, dont le nom moins légendaire et souriant Bobby Hachey, il soupçonne quelque chose de louche. Il fera sa petite enquête  Le groupe de Lachance  a en quelque sorte une fonction de poutinage narratif (poutinarration?): ils sont le chœur grec de la tragédie, les fous du roi et des desperados du verbe au grand cœur.

La Tragédie se met en place: Un maire louche et libidineux joué avec gravitas par Claude Blanchard, Muriel Millard est son épouse fardée comme les clowns de ses peintures impressionnistes, la veuve blessée est Luce Guilbault, la femme fatale de Calgary est campée par Nanette Workman. On a aussi l'indien de service et la petite fille espiègle. Albert Millaire se la joue Western-spag en tant que bad boy tourmenté et Marcel Sabourin est l'idiot du village.  Il est amusant de constater que la parlure populaire de ce magnifique groupe rend la performance de Millaire et Sabourin des plus comiques. Ces deux acteurs de théâtre sont pratiquement incapables  de harnacher le  joual du reste du groupe. Millaire a le regard d'un tueur et l'élocution d'un notaire de Saint-Bruno. C'est hilarant.

Est-ce que Klo, le bad boy du village, saura relever le défi du maire? Pourra t-il monter MUSTANG et ainsi venger Johny Cooper? 

Seule réalisation de Marcel Lefebvre, il signe aussi la grandiloquente trame sonore (je ne déconne pas: c'est de l'immense orchestration mur à mur). Lefebvre est d’abord et avant tout reconnu comme auteur-compositeur pour à peu près tout le monde de Céline Dion ("Une colombe", c’est de lui!) à Jean Lapointe ("Qu'est-ce qui fait donc chanter les p'tits Simard! C'est les poudings...LAURA SECORD" c'est de lui aussi !!!!) 
MUSTANG est traversé de moment de grâce et d'absurdité. Des morts atroces, des regards tout droit sortie d'un Leone qui ne cesse de se répéter sans qu'il y ait le moindre combat, les tounes de Willie Lamothe qui détonnent avec les amples orchestration de Lefebvre. Impossible de déterminer où commence et fini le niveau de conscience qu'avait Lefebvre de son propre projet.

Mais c'est justement l'improbabilité d'une cohésion entre tous ses éléments qui est la grande force du film. Saouler par les trop nombreux whiskies servis à Fantasia, ça prenait la poutine bien grasse et savoureuse qu'est Mustang pour remettre mon foie de cinéphile à la bonne place.

Qu'on se le dise: MUSTANG est un MUST(on veut un Dvd calisse)

Par ailleurs, j'ai une théorie.
Pendant une scène, on voit une statue de Mustang suspendue dan les airs comme si elle volait, cambrée de colère et les yeux rouges de haine.
Je suis maintenant certain que MUSTANG est la véritable inspiration pour le cheval emblématique de Fantasia 2011. Il représente aussi leur volonté secrète de faire passer ce film à l'histoire, comme il se doit.

Parce que Fantasia est le Mustang des festivals de cinéma: sauvage et indompté.

vendredi 22 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 8: Critique de YOU ARE HERE. Espaces canadiens intérieurs à repeindre

Il est facile de se perdre à Fantasia. La quantité de films, les heures de projections, les salles, la planification de sa journée, de son sommeil et de ses repas. Les jours qui se passent  entre le noir et la lumière, le froid et la canicule, la violence gratuite et l'introspection. On fini par s'y perdre un peu, étourdie entre la surcharge d'idée et la redéfinition même de notre espace physique.  En REM toute la journée, des semaines à rêver.On catégorise ce qu'on a vu, on répertorie, quantifie et soupèse. La réceptivité de nos sens est poussé dans des retranchements...labyrinthiques. 

YOU ARE HERE n'est pas seulement une évocation de cet état de désorientation avec lequel le public Fantasien est assez familier. YOU ARE HERE est une expérimentation. Votre cerveau est la souris. Attention-STOP. Je ne dis pas que le film est expérimental; c'est littéralement une expérience, un mécanisme méta fictionnel et fractal aux contours escheriens. Vous allez obligatoirement vous y perdre; la carte de ce territoire cinématographique est tracée sur un miroir craqué que vous devez regarder avec une loupe et une bougie. C'est aussi, fort probablement, le film le plus élusif et unique présenté à Fantasia cette année. Bien sur, il conviendra probablement plus aux gens affamés par des questions qui en apportent deux autres, aux passionnés de puzzle, de labyrinthes, d'énigmes et de maladies mentales. Les autres auront droit à un mindfuck d'une qualité indéniable. Je sais pour ma part que c'est la grande découverte du Festival pour au moins trois personnes: le programmeur Simon Laperrière, moi et l'autre.
Un résumé est forcément inutile mais l’exercice est néanmoins irrésistible. Une porte donnant sur le vide à un étage inaccessible d'une gratte-ciel. Des expériences sur le cerveau se passant dans  une pièce vide. Une archiviste accumulant des documents audiovisuels apparaissant sur son chemin. Une prothèse oculaire qui change le monde. Un conférencier qui vous met en garde de suivre le point rouge de son laser. Tous ces éléments sont reliés  par d'infimes détails dans un réseau de filaments narratifs aux tensions variables. 
Vous êtes directement responsable de votre itinéraire. Si jamais vous vous sentez perdu, ne perdez pas de vue que vous êtes ici.
 Amalgame physique (et mental) de Cronenberg, Egoyan et André Sauvé, le réalisateur Daniel Cockburn investi sa métafiction d'un généreuse dose d'angoisses et de névroses. De sa propre déclaration, son film est une exploration sinueuse d'une crise existentielle et matérialiste où il a jadis failli se perdre par excès de causalités. 
À  mon sens, il y a quelque chose de typiquement canadien dans le film de Cockburn, des angoisses typiquement locales, situées entre les contraintes budgétaires, la crise identitaire et un obsession nationale voilée gravitant autour de la notion d'espace (Du Spider de Cronenberg jusqu'aux films de Vicenzo Natali...le Canada fait les meilleurs huis-clos en plein air. La perte, l'oblitération, la contraction et la dilatation de l'espace; un thème omniprésent dans la cinématographie canadienne (vous pouvez écouter notre émission sur le sujet ici même pour en avoir le cœur net). On y trouve forcément aussi une mélancolie urbaine délicieusement torontoise. Cockburn deviendra assurément une réalisateur canadien à suivre là où il voudra bien se rendre

Je terminerais sur cette blague, au mécanisme typiquement canadien; C'est une fois l'espace, le temps et l'esprit qui rentre dans un bord. L'esprit se tasse. Le temps passe de l'autre bord et rentre dans l'espace. Si vous riez, c'est que VOUS ÊTES ICI et ce film est décidément dessiné pour vous. 


Un gros merci à Simon Laperrière: ces obsessions personnelles sont responsable de l’apparition de ce film au Festival.

dimanche 17 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 3: Critique de THE THEATRE BIZARRE-Hell hath no fury like a woman scorned

Déclaration péremptoire: les maniaques d'horreur sont particulièrement friands d'anthologie sous toutes ses formes. Une tradition ancienne et vénérable qui remonte assurément aux  l'histoire de peur au coin du feu. Tales from the Crypt, Creepshow, la série Master of Horrors. C'est logique quand on y pense: le cruauté se distribue très bien à petites doses, variées mais intenses. Les longues souffrances peuvent blaser et rendre insensibles.

Demandez à n'importe qui  le Twonky qui l'a scarifié à vie (cliquer ici pour une explication exhaustive et pertinente de ce terme), je mettrais ma main au feu qu'il sera question d'une histoire provenant d'une anthologie d'horreur. 

Toute bonne anthologie d'horreur a besoin d'une histoire centrale avec un narrateur captivant (demandez à Serling et au Cryptkeeper). C'est chose faite ici:dans le segment "narratif" réalisé par Jeremy Kasten (The Wizard of gore, le remake), un inquiétant automate joué par Udo Kier est l'hôte d'un spectacle dans un théâtre. Il introduit une femme visiblement abimée aux différent segments à l'aide d'autre automates. Creepy et classique à souhait .
THE THEATRE BIZARRE prend les principes surannés de l'anthologie au pied de la lettre...pour ensuite prendre la dites lettre et donner un papercut mémorable à la conscience du spectateur. Forcément, les six réalisateurs offrent une variété inégale de mutilations, mais leur inventivité est tellement opposée l'une de l'autre que le résultat est d'emblée saisissant. Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory, Karim Hussain, Jeremy Kasten, Tom Savini, Richard Stanley. Une ménagerie qui détonne ferme.

Mais surtout, SURTOUT, il faut selon moi pour ce type d'anthologie un thème unificateur. Tous ces films ont un point en commun et il est important. Le vecteur de l'horreur, de la vengeance, de la cruauté et la rédemption  sont ici systématiquement des femmes. On pourrait jurer que TOUS les réalisateurs (excepté Buck) ont eu de sérieux problème avec les dames qu'ils avaient particulièrement besoin d'exulter. Séduction,manipulation, castration. On a devant nous un beau bestiaire de femme monstrueuses, un hymne débridé à la féminité meurtrière.Très Freudien tout ça.

  Inutile de spécifier que ce film, intimement relié  au champ de gravité qu'a développé Fantasia au cours des années, était particulièrement attendu. Le résultat était à la hauteur des attentes. Allons y en ordre:
THE MOTHER OF TOADS de Richard Stanley (Dust Devil). 

Je suis un inconditionnel de Stanley, du réalisateur comme du praticien des arts occultes. Dust Devil est pour moi le grand film d'horreur Tarkovskien de sa génération et Hardware est un art-house Terminator pour déviants. Dans la salle, au moment de la présentation du film, Stanley avait vraiment l'air d'un chamane éthéré. Il était beau à voir. Sa  fantaisie Lovecraftienne, si elle saisie bien le matériel de base d'Ashton-Smith dont elle est issue, est traversée d'humour et d'une ambiance qui rappelle plus les meilleurs épisodes de Tales from the crypt que le morceau d'anthologie d'horreur attendu dans Theatre bizarre. Son segment aurait peut-être été plus sa place dans l'anthologie Masters of horror à côté de ceux d'Argento et Stuart Gordon. La rencontre entre Stanley et les Grands anciens n'est pas le rendez-vous au sommet qu'on aurait espéré, mais elle est pulpy en diable et la créature Lovecraftienne, The mother of toads, est une grande réussite.


I LOVE YOU de Buddy Giovinazzo (Combat Shock)

Je ne sais pas encore si ce segment se veut un hommage inconscient au grand Possession d'andrej Zulawski ou un simple succédané. Il bouleverse en tous les cas pour les mêmes raisons en utilisant les mêmes mécanismes. Un huis clos qui emmène un couple à se déchirer en accéléré pour une histoire de jalousie crisse vers un crescendo mémorable. De magnifiques éclaboussures de sang sur fond blanc, de la jalousie à revendre. La cruauté du personnage féminin est savoureuse. L'interprétation d'Andre Hennicke en émule de Sam Neill est assez solide. Reste que cet ersatz de Zulawski bien Sartrien (même le plan final est parfaitement calqué sur Possession) se prend comme une pêche bien juteuse avec une bourdon au centre.

WET DREAMS de Tom Savini (Night of the Living Dead ’90, maquilleur légendaire)

Surprenante entrée pour Savini, que l'on connait moins en tant que réalisateur. Peu loquace dans le salle, son film lui, est bavard à souhait, à l'instar de son personnage de psychiatre qui aide un homme (qui bat et trompe son épouse) à faire la différence entre le rêves (dans lesquels il semble coincé) et la réalité. Comme toujours, l'inventivité pour la torture et le sang font de Savini le Gore Vidal de l'hémoglobine. Dans ce département, il excelle toujours. Le récit onirique n'est donc forcément qu'une excuse pour balancer des morceaux de viande dans la gueule du public. Aussi profond qu'un canif dans le bide...qui fait quand même quelques dommages.

THE ACCIDENT de Douglas Buck (Cutting Moments).

Par sa facture contemplative et son propos chargé de philosophie, c'est le segment qui laissera la moitié du public indifférent et qui bouleversera le reste pour des jours. Je fais partie du reste. Dans cet accident de la route où les acteurs sont une jeune fille, sa mère, deux motards et un buck (ohh la belle idée que voilà), il y a toute l'horreur et la tendresse du monde. Le gore y est forcément encore plus inoubliable puisque c'est le notre. Le film se permet même de nous donner quelques leçons existentielles. J'en suis encore sur le cul.

VISION STAINS du montréalais Karim Hussain (Subconscious Cruelty, La belle bête)

Damn, that Hussein is a nasty mutherfucker! C'est aussi un vrai dramaturge. Son segment possède des échos de tragédie grecque oubliée: une tueuse en série absorbe par des injections (montrer dans de magnifiques gros plans qui aurait fait bander Dali!) les souvenir de ses victimes . Une réussite en tout point. On y sent s'agiter quelque chose d'ancien et d'interdit. C'est profond, éprouvant et ça trouve le moyen d'être néanmoins gore à souhait. J'ai cru y voir une référence aux meurtres en série des femmes amérindiennes de Vancouver. Mais c'est peut-être juste moi.
SWEETS de David Gregory (Plague Town)

Pendant ce segment, ma voisine du siège de droite a quitté, profondément dégoutée. C'est toujours le signe d'une grande victoire pour un réalisateur, je crois. Sweets invite à la fuite mais il est tellement drôle et pervers qu'on en redemande (du moins c'est mon cas). J'étais rivé de bonheur sur mon siège. Une magnifique incursion dans une relation entre deux sploshers,  (ces gens qui baisent avec, pour, dans et sur de la bouffe), une dominatrice et son esclave .Déviant à souhait. Le tout dans une ambiance surréaliste et extrêmement chargée de sensations, entre les détritus, les bonbons, les régurgitations et les entrailles. Vous me pardonnerez l'expression mais c'est définitivement le segment le plus léché et à lever le cœur à la fois. MIAM!
 Le parfait point de suspension sur cette feuille tachée de sang de papercut qu'est THEATRE BIZARRE. 

Merci du fond des viscères à tous ceux qui ont œuvré sur cette anthologie.