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jeudi 3 avril 2014

Émission de 3 avril (no.291) Représentation de l'amérindien au cinéma




Des sauvages sans conscience. Des âmes nobles en harmonie avec la nature qui jamais n'esquisse le moindre sourire. Des guerriers suprêmes et connectés de manière symbiotique à l'environnement. Des alcooliques violents. 

Pour le québécois cinéphiles que je suis, citadin n'ayant jamais fréquenté d'autochtones, voilà les pléthores de clichés racistes que je suis habitué de me faire servir par la culture de masse, particulièrement le cinéma.  C'est un phénomène assez fascinant que l'"indien sur pellicule" (Je cite ici le titre du bouleversant documentaire de Neil Diamond, Reel Injun, qui sert largement de base de réflexion pour notre émission cette semaine.) L'indien de pellicule est au final un personnage fantasmé de toute part par le blanc, inventé de toute pièce par nos perceptions tronqués de ces cultures diversifiées et "élusives". Ce sont LES INDIENS, sans trop de distinctions par rapport aux tribus, au langage, aux coutumes, c'est un groupe monolithique d'individu qui sont tour à tour la menace suprême et l'éternelle victime.Les grands indiens du cinéma n'en étaient la plupart du temps pas du tout.
 Je suis curieux de savoir jusqu'à quel point mes perspectives des cultures autochtones ont été affecté par le cinéma, possiblement même sous la forme d'une admiration frôlant le racisme par inversion. J'ai tout fait pour ne pas tomber dans ce piège et pourtant, je suis certain qu'à un niveau inconscient, j'ai été néanmoins influencé. La preuve: je n'ai pas été insulté par les NA'Vis, ces indigènes bleus du film Avatar. Pour moi, ils étaient la continuation directe de tous les clichés positifs gravitant autour des autochtones du cinéma, poussé au paroxysme.

Cette semaine au 7ème, L'indien de l'écran: les clichés, la perspective des amérindiens sur leur image, les acteurs qui joue des Indiens et qui n'en sont pas, les films les mettant en vedette.

lundi 29 octobre 2012

Notre émission du 25 octobre: Halloween sanglant Douteux présente: THE VIDEO DEAD

POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION DIRECTEMENT, CLIQUER ICI:
Cette année, le 7ème antiquaire célèbre l'Halloween en gang, avec un enthousiasme qui n'est pas sans rappeler celui d'un Jeffrey Dahmer coincé dans un sauna qui serait voisin d'un boucherie sans mur mitoyen (Vite! Sortez le vin blanc et les pots massons)

Grâce aux bons soins des gens du Douteux, nous pourrons réaliser un fantasme; celui de s'improviser en véritables "horror show hosts" le temps d'une soirée de la fête des morts! Putain ce que nous sommes excités!  Pour ceux et celles qui ne sauraient pas ce qu'est précisément un "horror show host", cette tradition séculaire et évanescente, hautement codifiée et vénérable, qui nous est presque inconnue en sol canadieN, nous avons consacré une émission pleine de passion à ce phénoméne ici même "Les Horror Show Hosts, une tradition américaine"). Nous fomentons depuis quelques temps d'en devenir nous même.
Durant cette soirée, vos animateurs présenterons avec un leur hystérie habituelle de grands navets en compagnie de gens non moins hystériques (pour plus d'informations, cliquez ici) 

Les films en question:"The Devil’s Story", «le film d’horreur le plus douteux ever», et "The Video Dead" (en version française), «l’un des rares bijoux du cinéma douteux des années 80». En plus de visionner des films d’horreur spécialement mauvais et d’être jugés, à cause de votre déguisement, par le regard dédaigneux des autres spectateurs, vous aurez aussi l’occasion d’assister aux projections de courts-métrages classiques, une gracieuseté Roadkill Superstar, Izabel Grondin et Rémy Couture".
De quoi se calisser la tête dans un écran de télé hein?
En réécoutant pour les besoins ce réputé navet confit qu'est THE VIDEO DEAD, le 7ème a eu une sorte de choc. À première vue, cette histoire d'attaque de zombie qui "sortent" d'une télé hantée/possédée pour terroriser un frère et une soeur ineptes jouées par des crétins des alpes dans un bungalow au coeur d'une banlieue anonyme a tout pour être une film culte à écouter entre copains saouls pendant deux séances de dégeulie (et ça, c'est ce que j'appelle une phrase bien construite).
Puis soudain, une surprise de taille: dans ce film mal foutu, mal joué et réalisé pour moins que  le sel de pinottes rancies, il se terre une autre histoire, d'autant plus insidieuse qu'elle n'a clairement  pas été prévue par le réalisateur...
 À grands coups de ruptures de ton, de moments improbables et absurdes et de lignes oblitérant les bases du langage pour lui conférer une vacuité que n'aurait pas détesté Ionesco, THE VIDEO DEAD devient alors une tragi-comédie totalement involontaire sur l'horreur de la commodité, de la domesticité et la conformité d'un certain mode de vie américain. L'objet jadis rassurant, l'outil naguère "nécessaire" (nous incluons bien sur le langage dans cette liste)  perdent soudain leur fonction première et prennent une dimension inquiétante et inutile. L'ennemi de THE VIDEO DEAD ne sont pas les zombies mais la banlieue elle-même dans toute son inquiétante étrangeté. Son effarante banalité.

Tout devient ici une arme potentielle: une télévision, une laveuse, un broyeur et un fer à repasser...
Les zombies  de ce film ont conservés dans leur mémoire musculaire une infatuation pour l'objet qui tient du fétichisme. Parce qu'au fond, ces zombies n'en sont pas vraiment: ce sont vos voisins et de la visite de passage, qui veulent salir vos hors-d'oeuvre, manger vos canapés et vous ennuyer à mort à grands coups de discussions vides qui tournent en rond.
Un peu comme une version de "Les Voisins" de Louis Saïa et Claude Meunier dans lequel il y aurait des mort-vivants.
 
En complément de sa présentation à la Soirée du DOUTEUX, le 7ème vous offre cette semaine une analyse cossue de ce navet confit qui, pour le moins qu'on le mastique bien, s'avère étrangement nutrifif.

mercredi 3 octobre 2012

Notre émission du 27 septembre: CRIMEWAVE, ce bâtard si attachant

Cliquer ICI pour écouter l'émission
Nous sommes en 1985. Quelques années auparavant, les frères Raimi venaient de terminer un tout petit film dans l"anonymat", "Evil Dead". De leur côté, les frères Coen  complétaient depuis peu leur premier long, "Blood simple".

Les  deux clans se rencontrent et décident de travailler ensemble le temps d'un film. Ils ont une idée qui tient du génie: une comédie néo-noire déjantée qui grappillera avec une égale allégresse Tex Avery et les Three Stooges. Du slapstick, des assassins hystériques sortis tout droit d'un épisode de Bugs Bunny et un rythme bon à donner un anévrisme. Sur papier, les deux familles semblent tenir LA grande comédie hybride de leur époque.
Jusqu'à ce que débute la réalisation du film...qui tourne vite au massacre. 


"Crimewave" sera un échec sur presque toute la ligne. Des producteurs tyranniques, des problèmes de casting, le comédien Brion James qui essaye d'exorciser sa lampe de chambre d'hôtel (ce qui inspirera assurément Raimi pour "Evil Dead 2"). Raimi renie la paternité de ce mutant qui hurle et court partout en bavant. Les Coen n'en parleront  plus jamais.

Et pourtant. Et pourtant...

Il va sans dire que "Crimewave" n'est pas un grand film. C'est même un bâtard. Et nous au 7ème, c'est précisément pour cette raison qu'on l'aime. Pour toutes ses imperfections, le film contient déjà toutes les obsessions et les tics qui détermineront la carrière des deux clans. Le scénario est indubitablement du Coen, à un tel point qu'on pourrait le considérer comme le deuxième volet d'une trilogie sur les fugitifs têtes-à-claques poursuivis par des assassins professionnels, entre "Blood simple" et "Raising arizona". Par ailleurs, il est assez surprenant de constater que le même années, Raimi fera par la suite son "Evil Dead 2" et les Coen "Raising Arizona", deux films qui partagent une énergie et une approche du filmage qui sont grandement similaires.
Quelques petits morceaux d'anthologie ressortent également, où Raimi expérimente déjà avec une signature qui sera reconnaissable entre mille une décennie plus tard...avec un Bruce Campbell au sommet de sa bonhommie.


Cette semaine, le 7ème antiquaire décide de redorer le blason de cet hybride imparfait mais Ô combien attachant qu'est "Crimewave". Et si pour le meilleur et le pire, indirectement ou non, il était le film le plus déterminant de la prolifique  carrière des deux clans?

Inutile de dire que pour faire cette émission, il nous fallait un coup de main. Nous aurons donc avec nous en studio nulle autre que la sulfureuse Sabine Garcia...parce que le hasard l'exige!

mercredi 14 septembre 2011

Notre émission du 14 septembre: Humour juif et cinéma

 "L'humour n'est qu'une autre forme de protection contre l'univers"    
-Mel Brooks

Tel que promis, nous avons enfin accouché de notre émission sur l'humour juif au cinéma...Oy Vey! 
Pour de ne pas vous servir un truc qui serait du bupkis ou pire, du dreck, on aura en studio un pote spécialiste de la question, Nicolas Krief, qui nous donnera de son chutzpah.  

Ça nous évitera de sonner  comme des klutz ou pire, de passer pour des schmucks. 

Pourquoi l'humour juif? Parce qu'il est impossible de parler de cinéma américain (ou même d'entertainement) sans considérer la part de l'âme juive qui l'habite. Certes, le cinéma doit énormément aux producteurs juifs, mais encore plus à ses auteurs et ses grands comiques. L'humour juif est une forme d'expression extrêmement codifiée qui reste pourtant irréductible.  Comme le disait Louis Armstrong, dans ce qui est sans doute le plus célèbre koan zen occidental,  "if you have to ask what jazz is, you'll never know". Il en va de même pour l'humour juif. Savant mélange de mots d'esprit, d'auto dérision et défense contre la cruauté de l'histoire, on y trouve parfois une structure, un rythme qui n'est pas sans rappeler un koan où l'illumination vient par le rire. Un zen inversé en quelques sorte, un zen noir.  Et les juifs, c'est bien connu, ont un talent inné pour rouler leur zen noir (cymbales...scandale).
Au détour de théories et de tentatives de vulgarisations vaines mais assumées, on vous parle des grandes comédies juives, leurs thèmes et leurs grands créateurs: des Marx Brothers à Mel Brooks, des différences entre l'humour séfarade et ashkénaze, le relation entre le mot d'esprit et le delivery du punch line. Shalom!

samedi 2 juillet 2011

Notre émission du 29 juin: Représentations de l'amérindien au cinéma




Des sauvages sans conscience. Des âmes nobles en harmonie avec la nature qui jamais n'esquisse le moindre sourire. Des guerriers suprêmes et connectés de manière symbiotique à l'environnement. Des alcooliques violents. 

Pour le québécois cinéphiles que je suis, citadin n'ayant jamais fréquenté d'autochtones, voilà les pléthores de clichés racistes que je suis habitué de me faire servir par la culture de masse, particulièrement le cinéma.  C'est un phénomène assez fascinant que l'"indien sur pellicule" (Je cite ici le titre du bouleversant documentaire de Neil Diamond, Reel Injun, qui sert largement de base de réflexion pour notre émission cette semaine.) L'indien de pellicule est au final un personnage fantasmé de toute part par le blanc, inventé de toute pièce par nos perceptions tronqués de ces cultures diversifiées et "élusives". Ce sont LES INDIENS, sans trop de distinctions par rapport aux tribus, au langage, aux coutumes, c'est un groupe monolithique d'individu qui sont tour à tour la menace suprême et l'éternelle victime.Les grands indiens du cinéma n'en étaient la plupart du temps pas du tout.
 Je suis curieux de savoir jusqu'à quel point mes perspectives des cultures autochtones ont été affecté par le cinéma, possiblement même sous la forme d'une admiration frôlant le racisme par inversion. J'ai tout fait pour ne pas tomber dans ce piège et pourtant, je suis certain qu'à un niveau inconscient, j'ai été néanmoins influencé. La preuve: je n'ai pas été insulté par les NA'Vis, ces indigènes bleus du film Avatar. Pour moi, ils étaient la continuation directe de tous les clichés positifs gravitant autour des autochtones du cinéma, poussé au paroxysme.

Cette semaine au 7ème, L'indien de l'écran: les clichés, la perspective des amérindiens sur leur image, les acteurs qui joue des Indiens et qui n'en sont pas, les films les mettant en vedette.

vendredi 6 mai 2011

Artificial intelligence a 10 ans: Plaidoyer pour une consécration nécessaire

Récemment, ce fut le dixième anniversaire du film Artificial Intelligence, cette bouleversante fable restée essentiellement incomprise. Une timide commémoration, prenant la forme d'un blu-ray anonyme (bien qu'attendu avec impatience par plusieurs) et la fête est finie. 


Il me semble urgent (voir même vital) de retourner, 10 ans plus tard,  sur la perception que les gens ont de ce film, question de lui rendre  justice. Les perspectives erronées qui lui sont attribuées l'ont presque condamné. Ne pas apprécier le film, c'est une chose.  Répéter ad nauseam  les mêmes arguments pour l'exprimer, surtout quand il sont faux, est consternant.


C'est en 2001 que sort A.I. La date de sortie du "dernier" film de Kubrick, poétiquement, prophétiquement, évoque sa plus grande oeuvre, la plus importante du cinéma à mon humble avis. Plusieurs d'entre vous le savez déjà, c'est un projet que Kubrick a développé pendant plusieurs décennies et qu'il a ensuite offert à Steven Spielberg de son plein gré, pour plusieurs raisons. Ce fut la rencontre entre deux philosophes, une symbiose créative, une fusion totale.

Au cinéma, je suis bouleversé par cette oraison funèbre de Spielberg, je suis convaincu de sa consécration, je suis catégorique qu'il est un des plus grands films de la nouvelle décennie. Ce qu' Avatar aura été , je pensais qu'A.I le représenterait à l'époque.

Et puis le public, le critique, le maniaque de Kubrick s’est prononcé. Rien n'aurait pu me préparer à cette réaction. Ma consternation fut complète mais plus encore, je fus profondément attristé par la condescendance généralisée de cette réaction. Devant cette réception glaciale, j'ai légèrement douté de mon jugement. Je me suis ensuite rangé: le film était venu bien trop tôt. Il faudrait probablement une décennie avant que le public ne comprenne ce qu'il a condamné. L’association à 2001 aura été de mauvais augure; rappelons nous que l'opéra cosmique de Kubrick avait eu droit également à ce genre d’accueil.

Inutile de préciser à quel point on m'a trouvé prétentieux. De ma certitude émergea la colère. J’ai défendu le film becs et ongles presque une décennie. Depuis, je me suis assagi sur le sujet, mais non pas par résignation : j’ai eu le temps d’écouter ce que tout le monde pensait savoir du film.
Aujourd’hui, je sais sans équivoque la raison de son accueil. Elle tient plus ou moins à 5 éléments qui sont répétés constamment par l’essentiel des nombreux détracteurs, sur le même ton, avec les mêmes termes, comme une litanie. Les voici, accompagnés une fois pour toute de rectifications… 1-La perception qu’avait le public de Spielberg : en 2001, il se trouvait encore des gens persuadés que Spielberg n’était rien d’autre qu’une machine à blockbuster.

C’est un préjugé généralement entretenu par un bon nombre de gens, y compris certains cinéphiles. Ils ont tendance a oublier ce que Spielberg a vraiment offert à son public, une balance entre le film d’auteur et le divertissement populaire, entre la virtuosité technique et l’émotion pure. Les intellectuels sont très souvent inconfortables avec le mélodrame, surtout quand il opère bien. Ils sont forcés à l’émotion et ça les indispose. Ils trouvent ça grossier et vulgaire. Pourtant, le mélodrame est un genre qui possède sa mécanique propre, à l'instar de l'opéra ou de la tragédie. Il ne se targue pas d'être autre chose. Le mélo, le vrai, le poignant, c'est un art que Spielberg maitrise à merveille.

Le grand public, lui, peut probablement nommé tout au plus une dizaine de réalisateurs et leurs films. Dans leur cas, Familiarity breeds contempt, tout simplement (ahhh tu sais...l'est comme ça Steven...les juifs et les martiens!).

2- L’usurpation du projet par Spielberg:

Ce qui ne c’est jamais produit. Kubrick avait longuement pensé à Spielberg pour le réaliser. Selon lui, A.I demandait la sensibilité de quelqu’un comme lui, capable de comprendre l’enfance, de maîtriser l’émotion mais aussi un virtuose technique. Kubrick voulait faire le film avec un vrai robot! Il a simplement attendu que la technologie puisse lui offrir une alternative.
Si Kubrick était un cinéaste-technicien qui s’interroge sur la condition humaine, Spielberg est un humaniste fasciné par les aspects techniques du cinéma.


3-La Trahison envers Kubrick : J’ai entendu cette phrase tellement de fois. La vision de Spielberg a contaminé celle de Kubrick. Les obsessions thématiques de Spielberg ont été engoncées de force dans le scénario original et patati...

Faux. La collaboration entre les deux fut très étroite. Comme ce fut toujours le cas chez Kubrick, les recherches, les storyboards, les sketches et le scénario sont des œuvres volumineuses. Elles furent respectées à la lettre par Spielberg. À la limite, il serait juste de dire que le projet de Kubrick avait déjà une facture…spielbergienne.

4-L’obsession pour le génocide et les extraterrestres: Finalement, c’est vraiment de ça qu’on accuse le plus souvent Spielberg.

L’idée du génocide (des robots) est celle de Kubrick. Elle traverse d’ailleurs son œuvre assez souvent. Kubrick a longtemps travaillé à la conception d’un film sur le sujet intitulé Aryan Papers. Il l’a abandonné après avoir vu Schindler’s list, un des plus grands films de l’histoire du cinéma selon lui. C’est d’ailleurs ce film qui l’a finalement convaincu de donner A.I à Spielberg

Les "extraterrestres de la fin" (soupirs). 

Vous savez, même si ça en était, le film ne perdrait rien de sa puissance. Par ailleurs, le Deus ex machina de leur apparition à la toute fin du film n'a rien de facile: c'est un processus scénaristique vénérable s’il en est (ne perdons pas de vue que A.I emprunte au conte). 
La fin du film est tout de même traversée d’une certaine grâce. Cela dit, ces extra-terrestres, ce n’en sont pas. Les créatures de la fin sont l’évolution future des robots, désormais des êtres vivants à part entière. Ils sont des robots vivants, tout simplement. Un forme de vie synthétique parfaite.

Les gens ont tendance à condamner un film si la fin les déçoit, comme si la qualité de l’œuvre au complet pouvait être annulée par les quelques minutes de la fin. Dans le cas d'A.I, l’incompréhension de la fin, causé par les préjugés du public, retire énormément de puissance au propos.
Si les robots angéliques de la fin sont désormais des êtres vivants, c’est directement à cause de la soif d’amour et des aspirations de petits robots comme David. Il fut le premier, l’initiateur, un homme parmi les singes. La simplicité de son désir aurait eu le temps de s’enrichir à travers les siècles jusqu’à ce que, virtuellement, elle devienne le balbutiement d’une essence. Il est la confirmation d’un passé lointain où cette race a commencée à désiré, vouloir et, au final, exister.

 
  5-La fin naïve et mélodramatique:

Une lame à double tranchant. La fin l’est sans doute pour quiconque n’ayant pas saisi les éléments mentionnés plus haut. Dans quel cas votre lame est émoussée. La fin sera donc attribuée, préjugés obliges, à Spielberg. Le robot à simplement droit (certain diront que c’est suffisant) à l’amour de sa mère.

Dommage: la fin est on ne peut plus Kubrickienne; David a droit à l’illusion de l’amour. C’est la leçon ultime du film, profonde et lourde. La manquer, c’est écouter une fable et ne rien comprendre de la leçon finale parce qu’on est consterné par la faculté de parole des animaux.

Il n’y a aucune différence entre le simple désir binaire d’un robot et celui des hommes, provenant d’une ancienne programmation organique. Avant de vouloir être aimé, le singe n’a voulu qu’une chose. Survivre. Il en sera indubitablement de même avec les intelligences artificielles, dans le torrent des siècles. Selon Spielberg, le robot a des vrais émotions. Selon Kubrick, les émotions humaines sont un programme. Au final, tout le film est basé sur cette balance entre deux opposés qui disent la même chose.


Je conclus ma litanie. Je ne suis pas seul. Un nombre grandissant de gens sont de mon avis et le verbalisent de manière pertinente tous les jours sur Internet.

Cette année, Artificial Intelligence a dix ans. Y'a pas beaucoup de monde à la fête. On se revoit dans une autre décennie?

"maybe it's not such a surprise that AI had difficulty finding a audience and ended up being one of Spielberg's rare box office also rans. That was the price Spielberg paid for demonstrating the artistic integrity so many doubt he has, and for the ingenuity he is almost never given credit for. AI: Artificial Intelligence, though the most remarkable film of 2001, may prove to be a movie for the future."

dimanche 23 janvier 2011

Fais moi Mel: Gibson et la passion de la torture

Récemment, l'épouse de Mel Gibson a eu la très mauvaise idée de déclarer au tribunal que son tonitruant ex-mari aimait bien la battre au lit (je l'ai lu dans le journal Métro, c'est sur que c'est vrai). Je dis mauvaise idée parce que si son innocente épouse s'était donnée la peine de regarder la totalité des films de Mel en loop, elle se serait vite rendu compte que son mari entretient une relation plutôt étroite avec la souffrance et la torture. Voyant Shirley! Réveilles! C'est partout dans l'œuvre de ton colérique époux.

Monsieur Mel est un catholique pratiquant ultra traditionaliste. La souffrance, c'est le sport préféré de son idole, le p'tit Jésus. La vertu par association, vous voyez? La douleur lave plus blanc pour blanc pour les Catholiques: c'est le nettoyage en profondeur avec le détergent Contrition.
L'homme avec un grand H, le vrai, celui qui cherche à se rapprocher de son Dieu, laisse son corps être assailli par les coups de fouets de l'existence. Yé faite fort. Ça élève l'esprit, dit-on. Cependant, Ô insidieuse engeance, l'homme peut à peu près érotiser n'importe quoi. C'est un impératif biologique. Le sublime corps du Christ crucifié, en pâmoison et tordu, est une image puissamment érotique. Jésus serait en train de se faire pomper la miche, il aurait probablement la même expression faciale, ce me semble.
Je n'invente rien quand j'énonce que la Catholicisme a raccourci le pont chambranlant qu'il y a entre la douleur et l'extase sexuelle: les pénitents, le flagellés, les martyrs, les cénobites...du Christ de bon monde ça! Du monde de party!!!!

Mel a compris quelque chose; l'exaltation de sa Mystique virile dans la souffrance. Swarzenneger, c'est des muscles. Eastwood, c'est une voix et un regard. Van Damme, c'est les deux quartiers de parfaits cantaloups tranchés qu'est son omniprésent cul. Mais Mel... c'est l'homme qui encaisse, noueux comme l'arche de Noé, bandé comme le Christ au Jardin des oliviers. Un homme, un vrai.
Conséquemment, il a bâti une énorme partie de sa Mystique autour du corps meurtri.
Énumérons prestement:Apocalypto: On y retrouve une quantité non négligeable de viols, de décapitations, de sacrifices humains et de torture. Le film est essentiellement le chemin de croix en accéléré d'un jeune homme qui ne deviendra un adulte qu'en traversant l'épreuve.The Passion of the Christ: le meilleur vidéoclip de Nine Inch Nails EVER. Aucun propos, aucun message, aucune portée mais un des plus sublime goregasme de l'histoire du 7ème art!
Braveheart: pas facile de crier "liberté" avec les tripes qui sortent, les membres disloqués et la verge arrachée!
Payback, pas Paycheck: la version produite par Gibson est enrichie de scènes de tortures qu'on ne trouve pas dans le montage du réalisateur. Une coquetterie d'auteur de la part de Mel, qui s'y fait tirer, se fait casser les orteils à coups de marteau, arrache des piercings et autres douceurs. On y trouve aussi une dominatrice qui aime donner des coups de poing. Pas moins de trois femmes s'y font par ailleurs talocher allègrement, dont une qui adore et... sa femme! Tiens Tiens.Conpiracy Theory: torture inspirée de la CIA dans une baignoire! Splish splash une dizaine de fois,

La tétralogie des Lethal Weapon: les épaules disloquées de Riggs et la séminale scène d'électrochoc dans le deuxième de la série.

What Women want: même dans une comédie romantique, Mel trouve le moyen de souffrir; l'épilation à la cire est une barbarie pour le hommes aux jambes poilues.
The man without a face: la visage brûlé, mentalement scarifié.
Forever young: vieillit en accéléré après une cryogénie défectueuse, quasiment dans les bras de la femme qu'il aime...

Sans oublier les nombreux sévices subit par Mad Max, de sa jambe blessée à son œil...

Mel Gibson, c'est le Christ crucifié sur le grand H du Hollywood Sign! C'est précisément pour ça qu'il interprète toujours des personnages au bord du gouffre, auto-destructeurs, renégats, accablés de solitude et/ou veufs qui veulent venger sa femme et/ou un autre membre de sa famille. Même South Park a compris ça. Vas-y fais lui Mel!



mercredi 17 novembre 2010

Notre émission du 17 novembre: Guide de survie de l'aspirant cinéphile

Sur la photo plus haut, tirée du film "Trois hommes et un bébé", on peut entrevoir une silhouette étrange derrière les rideaux. Est-ce:

A) Le fantôme d'un petit garçon mort hantant le plateau de tournage et apparaissant à l'écran à l'insu de l'équipe de tournage?
B) Une erreur causée par la négligence du réalisateur, Mr.Spock?
C) Une découpure cartonnée de Ted Danson qui sert à vendre de la bouffe pour chien?
D) La puissance de l'inconscient qui se déchaine quand vient le temps de perpétrer de légendes?
E) Vous ne savez pas et êtes indifférents à la chose

Si vous avez répondu A, B, D ou E, l'émission de cette semaine a été pensée pour vous. Elle vous apprendra les rudiments qu'il faut posséder pour survivre en tant que cinéphile dans notre monde barbare.
Sinon écoutez là quand même parce que ça va être drôle.

dimanche 22 août 2010

Un Artiste ?


Enfin, enfin, enfin : un artiste.

Loin de nous aujourd'hui la volonté de poursuivre le débat sur la validité des choix artistiques faits par le cinéma "grand-public" à notre époque. Loin de nous, ces attaques de "flame-war" ou de "greater-internet-fuckwad-theory". Loin de nous l'assignation de libellés d'artistes, de grande-âme ou de demi-dieu de l'horreur aux gens qui agissent de manière à plaire aux infimes volontés du puritanisme propagé par un parlementarisme pop-culturel.Nous refusons d’agir en sorte de continuer cette ascension vers une mode de vie où notre enthousiasme culturel devra passer par des standards rigoureux de validité canonique.

Mais il y a toujours des limites

Doug Bradley nous dit aujourd’hui, concernant le remake de Hellraiser :

« I have been approached just in this last week… I would stress that I have had no contact from, or negotiations with, anyone from Dimension Films: rather these contacts have been by way of private discussion with individuals involved with this project.
Following these discussions, and after reading the script and giving it due consideration, I have decided not to participate. The ink is barely dry on the script, and it is scheduled to be in front of the cameras in two weeks time and in the can by the middle of next month (September 2010). The miniscule shooting schedule is more than matched by the budget. “

Malgré que la réaction nous attriste, pratiquement autant que le départ de Pascal Laugier du projet, nous voyons avec cette décision une prise de position importante, un « stance » qui fait du bien en ces temps de commercialisation effrénée. Mr. Bradley, ici, fait preuve de classe, ne sautant pas à pieds joints dans un projet auquel il ne fait pas entièrement confiance (un comportement que nous avons aussi vu de la part de notre merveilleux Brian Cox).

Évidemment, nous nous désolons de la décision prise mais sommes tous réjouis par le niveau de conscience que démontre Doug Bradley, une certification de qualité en quelque sorte, qui n’a pas passé le standard Bradley-ein. Peut-être aurons-nous un tout nouveau Hellraiser, évoquant de nouvelles horreurs et des innovations de torture mais cela se fera sans la présence de Doug et, nous devinons, sans l’appui d’une horde de fans qui verrons dans cette décision un signe d’avertissement.

On ne badine pas légèrement avec Pinhead.

Source : DreadCentral

mardi 10 août 2010

Inventions génériques

Pour justifier les abîmes de la production, les spirales temporelles de nos capricieuses sociétés de consommation ont la volonté de gaver les franchises de films avec le plus grand nombre d'annexes possible. Il est question d'ajouter du sens à des classiques cinématographiques, pour finalement en enlever, ce qui nous force donc depuis peu repenser le "temps filmique". Pensons à la maxime Kierkegaardienne selon laquelle "Nos vies sont forcés d'être vécues vers l'avant, malheureusement elle sont comprises que de reculons" le cinéma se grèye de préquels (Star Wars), de sequels (Jaws), de reboots (Hulk), des side-features (Watchmen), de spin-offs d'animation (Matrix), et même de court métrages/teaser à la fin du film (X-Men et Iron Man). Nous gavons la ligne du temps avec des pièces à coller, nous rapiéçons l'historique de personnages en ajoutant des évènements après le fait, en faisant du retconing (de la continuité rétroactive), tels des images dépliantes auto-réplicatives révélant de plus en plus de détails avec le temps (encore la fractalité). Nos héros sont devenus des véritables voyageurs dans le temps, capable de manipuler les évènements passés avec des nouvelles données filmiques, changeant certaines motivations, certains détails de leur historique. Le temps filmique est plus que jamais malléable, il est "ré interprètatif" et fragmenté. Plus que jamais, L'Effet Koulechov ce manifeste non seulement comme un outil interprétatif mais aussi comme étant une force conceptuellement spatio-temporelle, capable de remodeler le temps de l'Aventure...

...et dire que j'ai écrit tout cette réflexion pour introduire cette vidéo:





UN PREMAKE!

mercredi 5 mai 2010

LA ROULOTTE: Au temps des gitans tempestueux

Les photos utilisées dans cet entrée de blogue proviennent directement de l'exposition virtuelle La Roulotte: un demi-siècle de magie de la Section des archives de la ville de Montréal
Cette entrée de blogue se veut un complément de nos émissions sur l'inexplicable absence de consécration de certaines institutions culturelles nationales; notre émission sur le cinéma de genre québécois, virtuellement introuvable, intitulée Ciboire! Tu veux-tu ben m'dire dayou c'qui z'ont crissé nos grands films de genre au Québec??? et celle sur les liens entre le film Red de Gilles Carle et la Blaxploitation.

Quel est le rapport entre La Roulotte et le cinéma québécois, vous allez me dire? Hé ben voilà: peu de gens de notre génération (disons entre 20 et 35 ans) connaissent l'importance absolument vitale qu'aura eu cette institution pour l'ensemble de la culture nationale. La Roulotte aura été cet ouvroir de possibilité ou un nombre effarant d'artistes québécois auront effectués leur premiers balbutiements. Dans cette véritable caravane de gitan brinquebalante arpentant les parcs, sous l'égide rabelaisienne du tempestueux Paul Buissonneau, auront gravités des monuments comme Robert Charlebois, Jean-Louis Millette, Gabriel Arcand, Marcel Sabourin, Yvon Deschamps et j'en passe.

Pensez y un instant: si les nombreux talents révélés par la Roulotte se seraient sans aucun doute épanouis dans un autre contexte, il est vertigineux de s'imaginer ce qui aurait pu ne pas être si cette caravane n'avait pas existée. Aurait-on eu droit à L'Osti d'show par exemple (Yvon Deschamps et Robert Charlebois se sont probablement rencontrés à la Roulotte)? Des dizaines d'émissions pour enfants n'auraient pas vu le jour, tradition particulièrement riche chez nous qui nous provient en très grande partie de ce terrain de formation qu'était la petite caravane. Je théorise: la moitié de nos grands chef-d'oeuvres cinématographiques n'existeraient probablement pas sans le battement d'ailes de papillon de ce projet.

La Roulotte aura eu droit à une manière de consécration pour son cinquantième anniversaire sous le forme d'une superbe exposition virtuelle présentée par les Archives de la ville de Montréal. Malheureusement, c'est avec une certaine timidité et un très mauvaise promotion que le projet a été mis en ligne, chose absolument déplorable, car l'importance de cette consécration était d'emblée vitale. En ce moment, cette exposition n'est pas suffisamment bien entretenue par le service des Archives de Montréal (cliquez ici même).

J'invite tous les fans du 7ème à manifester leur intérêt pour que cette exposition virtuelle soit maintenue en ligne convenablement. Envoyez des courriels aux Archives...

Je me souviens... a beau être notre maxime nationale, nous n'en faisons que trop rarement un principe.

vendredi 26 février 2010

Geek Chronique 32: Des geeks et des (super) bêtes...

Cette entrée de blogue est la plus agréable perte de temps que j'ai fait de ma vie. Je l'assume pleinement. Naah. Je me fais des acrêres... Je suis un peu gêné mais impuissant.

J'ai remarqué que très souvent, les geeks sont mystérieusement, étonnamment, de grands animal lovers (de la bonne sorte). Je ne fais pas exception à la règle avec mes cinq chats (en écrivant ceci, je me sens comme un croisement entre Foglia et Kevin Smith). Diantre! La seule raison pour laquelle je n'assène pas un crochet dans la gueule de quelqu'un sur une base hebdomadaire tient à l'effet appaisant qu'a pour mon âme des sites comme Cute overload et autres lolcats. La combinaison Geek-animal lover possède une dialectique riche et complexe, exaltée quotidiennement sur Internet, qui fait opérer chez le sujet un mélange de douceur et de rire qui...
Ah et puis phoque this. On fait un test. Check ça ok:
Ça marche hein? Non? Ok. Resistance is futile. Check ça d'abord: Are we getting somewhere? Non? Je vous terrasse à coup sur avec le prochain.

AHHHH. C'est comme de la porn pour le coeur. No joke. NON! DAMMMN! You a cold, sad muthafucka! Aux grands mots les grands moyens.

VOILÀ. Ça fait chaud en dedans hein?.

Le compagnon animal a d'ailleurs toujours eu une place d'honneur dans le canon super-héroïque. Ça m'a toujours un peu rendu perplexe. Je ne parle pas ici de personnages animaliers anthropomorphiques mais de chat et de chien avec des super-pouvoirs. Traité avec distance, un brin d'humour, le tout peut posséder un certain charme mais très souvent, c'est avec un sérieux tout à fait assumé que ces créatures sont traités comme des véritables héros.


Grant Morisson, ardent défenseur de la cause animale, a créé les plus belles histoires sur le sujet. Dans We3, il réussi l'improbable fusion de Homeward bound et Robocop et ce, sans la moindre complaisance, avec émotion et pathos (cliquez ici pour écouter l'émission des Mystérieux sur le sujet). Dans Animal man, il nous fait partager la souffrance d'un avatar de Wil. E Coyote, totem moderne de la cruauté humaine et nous fait ressentir l'intelligence pleine de poésie de dauphins massacrés. Plusieurs sous-textes de ses grandes oeuvres, dans The Invisibles et The Filth tout particulièrement, lui ont servis à faire le deuil de son chat. Il y fait dire à un de ses personnages que le film offrant toutes les réponses au sens de la vie est Walt Disney's The Three lives of Tomasina. Nous avons fait une émission sur le film ici même pour cette seule et unique raison. Plus récemment, dans Final Crisis, il a fait participer, avec tout le sérieux du monde, Captain Carrot and the Zoo crew à un conflit d'envergure cosmique.


Geoff Johns nous a fait pleurer la mort d'une courageuse mouche dans Green Lantern et il a fait d'un petit minou le plus sanguinaire Red Lantern de la galaxie, Dex-Starr. (une confrontation avec Krypto, le chien de Superman, est inévitable et fermement attendue)

Le Super-bestiaire est un univers en soi. Dernièrement, Marvel nous a offert le superbe Lockjaw and the Pet Avengers où les animaux de Marvel bravent le temps et l'espace pour sauver l'univers de... Thanos. C'était un petit bijou. C'est même assez sérieux.


Chez Dark Horse (Dark. Horse.), les Beasts of Burden d'Evan Dorkin et Colleen Doran, sorte d'investigateurs paranormaux du monde animalier, aident leur semblable à combattre...un jeune tueur en série se faisant la main sur des chiots et des chatons, des grenouilles lovecratiennes et des rats génétiquement modifiés. Si vous pensez que le tout est mignon, détrompez vous. C'est un des meilleurs comics d'horreur de l'année (et simplement parmis les plus belles illustrations, toutes catégories confondues) .

Évidemment, qui dit Comic book animals ne pourrait passer sous silence Superman et sa superbe ménagerie. Krypto the Superdog, plusieurs fois sauveur de Superman et de l'univers (et ce, je le répète, avec le plus grand sérieux) est le plus célèbre canin de tous.

5 moments marquants (je ne peux pas croire que je fais ça):


1-Dans le Superman de James Robinson, Superman va occasionnellement jouer au frisbee avec son chien...dans l'espace. Ce qui fait considérablement freaker Green Lantern. Il sauve également Superman et Métropolis de l'attaque d'Atlas. Ce qui donne deux pages de comics absolument superbes et absurdes.


2-Dans le grand opus d'Alan Moore, Whatever happened to the man of tomorrow, il se sacrifie pour son maître en tuant Kryptonite man. Triste.

3-En hommage, il fait plus ou moins la même chose dans Infinite Crisis.
4-Décidément, Geoff Johns aime les chiens. Krypto saves the day et combat le Black lantern de Superboy...et il a même pas peur.

5-Krypto a eu deux shows de télé. Deux! En fait, le premier, c'est le remplacement de Georges Reeves après son décès mystérieux...un gars dans un costume de chien!


Sinon, Krypto reste un chien. Il aime chasser des trucs, rapporter les troncs d'arbres que son maître lance dans les champs et régler les cas les plus compliqués de Batman avec son super-odorat même quand il se moque de lui (et il l'a fait souvent). Batman est un jerk.

Non. Krypto se taille la part du lion. Vous savez pour qui c'est dur? Streaky the Super-cat? Non. La voie lactée est sa litière. Beppo the Super-monkey? Non plus. Il peut lancer son caca sur la lune. La vie est dure pour Comet the Super-horse.

Aucun respect. Pas de show de télé, de mini-série, pas même de grand moment héroïque. Pourtant, c'est un centaure immortel et bisexuel amoureux de Supergirl (je ne blague pas). Mais Supergirl le monte constamment et il souffre. Pourquoi elle le monte? C'est totalement inutile. Aucun respect.

Alors ne vous demandez pas d'où vient la malédiction chevaline autour de Superman. Respect.