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vendredi 22 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 6: Critique de ONE HUNDRED YEARS OF EVIL- La marche du Hipster Hitler

 Non mais regardez  moi cette affiche! Quel design! Avez vous remarquez que le nom Hitler n'y apparait nulle part ? Simple et efficace,  l'idée principale de tout le  film y est résumée à merveille.
Des idées, ce n'est pas ce qui manque dans le sardonique mockumentaire d'Erik Eger et Magnus Oliv.. En bref, Hitler ne se serait  pas suicidé dans son bunker. Il a fuit aux États-unis sous le nom d'emprunt hautement approprié d'Adolf Munchaunhauser (le syndrome de Munchausen est une condition qu'ont les gens habité d'un tel besoin d’attention qu'il s'invente des problèmes de santé. Hitler était hypocondriaque et, c'est bien connu, une attention whore carabinée) . En l'espace de quelques années, le troll hurlant aura infiltré les plus importantes sphères de l’Amérique corporative, du fast food au soap opera, et affecté la plupart des grands moments de l'histoire américaine. 
 C'est ce mystère que l'histoire a caché qu'une brave bande de documentaristes entendent bien élucider. 
Comme on peut le constater dans la programmation de Fantasia cette année, les scandinaves ont le vent dans les voiles du Drakkar en ce qui concerne les mockumentaires révisionnistes (Troll Hunter) et les figures folkloriques revisitées (les deux films de Père Noël qui tuent, SINT et RARE EXPORTS. Même King of the devil's island, sans pour autant être révisionniste, offre une perspective potentielle d'un événement de l'histoire suédoise. One hundred years of evil épouse toutes ces perspectives à la fois. 
 Si l'idée de One hundred years of evil est traitée avec beaucoup d'humour et d'inventivité, par le biais d'un montage habile et d'images composites à la Forrest Gump, le film avait tout ce qu'il faut pour être une bombe d'une subversion hors du commun. Vous imaginez? Hitler, père illégitime de la culture américain contemporaine? Le principe en lui même aurait pu permettre un commentaire acerbe sur les aspects les plus pernicieux du pays.


On comprend les réalisateurs de n'avoir pris ce risque qu'en surface (vous imaginez les problèmes avec les investisseurs?). Malgré son ton badin, en terme de comédie, le film fait souvent mouche: Hitler se faisant péter la gueule par un juif, forcé de travailler pour un noir, danseur avec des drag-queens, responsable de la chasse aux communistes...réalisateur de cinéma dans un studio juif!!!  Après tout, il est question d'un autre Hitler ici, celui qui est maintenant une figure monstrueuse du cinéma.


Allez donc savoir pourquoi les réalisateurs abandonnent le ton efficace de la première partie pour ensuite tomber dans  poursuite caméra à l'épaule, le plus sérieusement du monde. Jouant à fond la carte de la crédibilité, cette rupture du ton inutile et banale nous fait regretter que le film ne soit pas entièrement  une enquête. Faute de budget? 

Disons que les réalisateurs ont réussi à faire l'impossible: faire un film sur Hitler...sympathique.

mardi 19 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 5: Critique de LOVE-Métaphysique 101 0110011 011

Pas facile pour un jeune réalisateur de se coltiner à de grands thèmes métaphysiques de nos jours. La cinéma a érigé des bouleversants monuments au nom de l'infini : un monolithe noir et parfait, une planète-mer vivante et curieuse, une galaxie agonisant d'un cancer cosmique. Plus récemment, la naissance et la mort de l'univers rejoignant en grandiloquence celle d'un garçon. C'est devant (et derrière) ces grandes réalisations que le cinéaste-philosophe devra invariablement se prosterner avant de se lancer dans la contemplation.  Une poignée de films qui transcendent l'idée même du cinéma et qui le détermineront à jamais

Les habitués de notre émission et de ce blogue l'auront remarqué, nous sommes férus de films métaphysiques et d'occultisme. Pour moi, il n'y a pas de film plus complet et crucial que 2001:a space odyssey. Il est sacré. Il est inévitable qu'il soit cité, parfois comme une simple référence, d'autres fois comme un évangile qu'on psalmodie. (Pour ceux qui partage cette avis, nous vous invitons à écouter notre émission Voyage au bout de l'Enfer --2001:A SPACE ODYSSEY analysé via le livre d'Howard Bloom, THE LUCIFER PRINCIPLE.)
Même The Fountain, pour toutes ses inégalités et ses détracteurs, est selon moi un film important. 
Le cinéma de science-fiction métaphysique a t-il encore quelque chose à dire? Peut-il offrir une nouvelle approche au delà de la référence et plus encore, avec un budget modeste? Je n'en suis pas certain. Il faut avoir énormément de courage pour explorer dans une petite nacelle ce que d'autres ont frayé avec une monstrueuse embarcation. 
 Un futur proche. Un astronaute en mission spéciale passe des jours répétitifs dans une station spatiale. Entrainé à supporter la solitude, c'est néanmoins une autre paire de manche qui l'attend lorsqu'on lui fait savoir qu'il devra y rester pour un temps indéterminé. Dans sa descente inexorable vers la folie, il trouve dans la station un journal personnel datant de la Guerre de Sécession. Quelque chose s'est passé là bas qui a changé le cours de l'humanité et qui explique probablement qu'on l'ai abandonné.
Entre les tableaux de combat de la guerre de Sécession, hautement iconographiques, et les scènes d'immobilité du capitaine dans sa station, le mystère s'ouvre peu à peu. C'est la succession de tableaux d'une saisissante  beauté, doublée de l'amplitude de la trame sonore d'Angels & Airwaves qui prend le dessus sur la narration. Mentionnons que le film se voulait initialement une succession de vidéo clips. Kubrick l'a déjà dit: il faut voir ce type de film comme des expériences sensorielles et non verbales, sans chercher à comprendre. 
Malheureusement, n'est pas un pur métaphycisien qui veut...
LOVE de William Eubank ne pouvait pas échapper aux comparaisons. Il sera aussi accusé d'être une œuvre composite. Il souffrira même (le réalisateur en est hautement de conscient) de l'inévitable association à MOON de Duncan Jones. Les similarités entre les deux sont beaucoup trop nombreuses: l'isolement d'un astronaute dans sa navette, la mission qui s'éternise, la folie qui s'installe et les  longs regards lancés vers la terre pendant que la barbe pousse. Les thèmes empruntés à la musique également; si Duncan Jones semble avoir voulu illustrer une chanson de son père David Bowie, la présence à la trame sonore de Angels & Airwaves (qui assure aussi la production)  vient tapisser le film de thèmes qui sont chers au groupe. Le film ne cache d'ailleurs pas ses références...il les étend généreusement comme Lady Gaga met le map-o-spread de Madonna sur ses toasts au Wonderbread.

Mais ce n'est pas là que Love surprend. 

C'est un film métaphysique...ouvrier. Regardez l'affiche plus haut: l'image de l'astronaute qui semble attendre l'autobus pour aller bosser est assez chargée de sens.

On s'explique

Durant la séance de questions suivant le film, un spectateur a posé une colle hautement pertinente sur les nombreux sous-textes Franc-Maçons qui traversent le film. La question a été vite évincée par l'équipe de créateurs, peu chaud à l'idée de le réduire à une série de symboles. Dommage, car LOVE est absolument gavé d'imageries franc-maconiques: une structure spatiale qui ressemble à un building new-yorkais, des images de pères fondateurs au combat, des artefacts anachroniques rappelant un hôtel américain, des vieux secrets de l'histoire cachés par les autorités. Les architectes de ce monde connaissent le secret. Point de fallacieuses élucubrations conspirationnistes ici: si les symboles et les propos ont échappé aux créateurs, ils sont là et en bloc. 

Ce qui n'est pas sans pertinence. Le film a été réalisé avec des moyens dérisoires, beaucoup d'inventivité et l'huile de bras de bricoleur de l'équipe. Il porte bien son titre, car il est véritablement un Labor of love, fait avec patience par des bâtisseurs. Le personnage principal est lui même un homme à tout faire, un ouvrier doublé d'un soldat et le dépositaire des secrets du monde. Un batisseur. La métaphore, qu'elle soit inconsciente ou non, est omniprésente. 
Love gagnera beaucoup à être vu avec son matériel supplémentaire, où le spectateur pourra comprendre l'inventivité mis en jeu pour réaliser un film de ce type avec un budget dérisoire. Or, ce matériel supplémentaire ne fera que renchérir et confirmer les thèmes franc-maçoniques en montrant des ouvriers qui œuvrent par des moyens physiques et terre à terre à percer les secrets du monde, en toute insouciance. 

En ce sens, LOVE est non seulement un film où la figure du père ouvrier est omniprésente, il est aussi une oeuvre métaphysique matérialiste où les mystères de l'univers se démontent avec une clé à molette et beaucoup de patience.

samedi 9 juillet 2011

Notre émission du 6 juillet: Brother from another planet VS White man's burden-une histoire fantasmée des noirs américains

Cliquer ici pour  écouter notre émission sur le sujet
Nous continuons cette semaine notre volet "exploration des représentations ethniques au cinéma". Le tout culminera bientôt sur le thème de l'humour juif, oû nous recevrons un spécialiste en la matière, Nicolas Krief (animateur de l'émission Le temps d'un vue, collaborateur à Cinéfix, les deux sur les ondes de CIBL et également critique pour la revue en ligne Panorama cinéma. Tout un tableau de chasse le torrieux hein? Heureusement que c'est un type formidable. Par ailleurs, vous pouvez écouter notre passage à son émission le 30 juin en cliquant ici. On y parlait de films a priori impertinents mais dans lesquelles se cachent des messages importants et\ou dangereux, GYMKATA et HUDSON HAWK)

Cette semaine, les noirs "alternatifs" du cinéma. Pas question de faire les choses normalement, non non les aminches... On allait pas vous entretenir de Spike Lee et John Singleton ou même d'un cinéma parlant sincèrement de la condition afro-américaine. Pas quand il est beaucoup plus fascinant de parler de perspectives fantasmées, fournies en toute vraisemblance par... un caucasien et un asiatique. Bref, des films de "science-fiction" qui parlent de la condition noire à grands renforts de métaphores parfois risquées, souvent maladroites, quelquefois pertinentes et un tantinet comiques.

Le premier, Brother from another planet (1984), deuxième film du trop peu célébré John Sayles, fraîchement sorti à l'époque des écuries de Roger Corman. 
Un extra-terrestre en cavale écrase son vaisseau en plein milieu de Harlem. Ça tombe bien, il ressemble à s'y méprendre à un homme noir...excepté ses pieds qui ont trois orteils et des griffes, ses membres qui se regénèrent et sont amovibles, son don de télékinésie et sa faculté de guérir à la fois humain et machine. Oh...il est aussi complètement muet! 
Le Brother en question va vite se rendre compte qu'il est un "illegal alien" à plus d'un titre. Particulièrement quand deux Hommes en noir caucasiens se mettrons à le poursuivre dans les rues de Harlem.
Dans ce film candide et sincère, à l'instar du personnage principal interprété par Joe Morton, l'homme noir est à la fois sauveur et victime, esclave et libérateur, étranger invisible et minorité (trop) visible. Le tout sur une déstabilisante trame sonore de steel drums.


Si le concept vous rappelle un peu le STARMAN de John Carpenter, on vous informe que ce film est venu quelques mois avant et qu'il est meilleur. Brother...est en quelque sorte un film de super-héros low-fi sur fond de rite initiatique, une relecture de l'origine de Superman dans un contexte urbain. La métaphore est étirée jusqu'au point de la rupture mais la candeur qui s'en dégage fait que l'argument tient jusqu'au bout. On n'y sent pas la moindre once de condescendance.

White man's burden (1995)...c'est une autre paire de manche de boubou.
Réalisé par Desmond Nakano (un japonais américain), le film inverse les rapports de pouvoir dans une Amérique improbable. Une uchronie oû les Noirs forment la classe dirigeante et les Blancs sont essentiellement des ouvriers. Les banlieues sont pleines de maisons oû trônent des petits nègres blancs en plâtre, les décorations et les costumes de la haute société ont des sensibilités hautement africaines et les blancs ont tous l'air de skinheads ou d'itinérants. Un monde de "Blithes" et de "Whacks", en somme. Le patron noir injuste sera kidnappé par l'ouvrier blanc désespéré. Ils apprendront ainsi à se connaitre et se respecter. Vous voyez oû le film est inconfortable? 

Il est parfois particulièrement inventif: 

Les émissions de télé de ce monde parallèle ont toutes l'air de pastiche de blaxploitation, des vieilles bourgeoises noires traitent les "jeunes blancs de la rue" comme des jolie petites créatures souffrantes. Superman est noir et les petits blancs l'adorent...ils n'ont rien à foutre de son sidekick blanc stéréotypé dont les figurines sont moins dispendieuses (pour permettre au nègre blanc de les acheter).

Il peut cependant devenir rapidement inconfortable et involontairement drôle, ce qui ne fait que lui conférer plus d'intérêt, en quelque sorte:
Les acteurs noirs jouent d'une manière ampoulée des blancs riches et vaguement fascistes, incapable de comprendre la réalité des Blancs, dans des costumes qui sont vaguement africains mais gardent un vague inspiration de couture européenne. En homme d'affaire irascible, Harry Bellafonte à l'air de se prendre pour Donald Trump. 
Les blancs jouent des caricatures de noirs cinématographiques. John Travolta parle comme s'il sortait de Harlem...en 1984!!! Il "jive" et n'accorde pas ses verbes correctement (la honte). J'ignore pourquoi le "joual" des blancs dans ce film n'est pas d'inspiration italienne ou irlandaise. Reste que Travolta est assez divertissant à regarder...et à écouter.

Mais White man's burden n'a jamais eu la prétention d'être une étude sociologique sérieuse. Le film fonctionne bien parce qu'il est manichéen à souhait, totalement noir et blanc, une approche qui est de toute évidence choisie volontairement pas Nakano. Il suffit de voir la scène d'ouverture dans une usine de barre de chocolat à la noix de coco pour comprendre la volonté d'"en beurrer épais" côté symbole.

Une scène du film résume bien mon propos. 

Dans un bouiboui tout ce qu'il y a de plus "whacks" oû l'on mange des "corn chips" et de la choucroute, Travolta, sous les yeux ébahis de Bellafonte, met du sel dans son ketchup  avant d'y plonger une frite. 

Bellafonte demande à Travolta pourquoi diantre il fait ce geste barbare.
Ce dernier, plein de sagesse populaire, lui répond ceci:

"Quand tu mets du sel sur tes frites, il n'y reste pas. En le mélangeant directement dans le ketchup, tu peux contrôler le volume de sel que tu veux avoir dans ta bouchée"

Stupide-blanc-Bellafonte teste la théorie. Il est conquis par le bon sens pratique de moins con qu'il n'y parait-noir-Travolta. 

Il suffisait donc d'écouter l'autre c'est ca? Ou est-ce une parabole sur le rêve de l'homogénéité, la possibilité des mélanges culturels? Est-ce la toute puissante présence de Travolta qui exigeait encore et toujours de manger de patates frites dans un de ses films, comme Van Damme qui doit toujours montrer ses petites fesses en forme de parfaite moitié de cantaloup coupé en deux ou Mel Gibson qui veut toujours se faire torturer comme le crisse dans ses vues? 

Non. 

À l'instar du film, cette leçon démontre en fait que des grands problèmes ont parfois des solutions simples qu'on se nie tous en bloc. 

Vous imaginez?

Un monde ou le ketchup serait salé?

vendredi 1 juillet 2011

Chrono-à-Go-Go!

  L’imaginaire du cinéma est rempli d’utopies (Playtime) et de dystopies (Step Up 3D) qui servent de balises pour notre civilisation. En représentant les ambitions extrêmes de nos sociétés et en transportant les foules bavardes vers les horizons lointains de mondes possibles, le meilleur et le pire des hommes sont accessibles à la visite, comme un musée ou une réserve faunique. Si Métropolis et  Brazil sont sans l'ombre d'un doute des grandes fresques érigées par l’imaginaire humain, nous ne devons pas négliger leur apport philosophique, celui de montrer les dangers de l’extrémisme social, voir celui de l’acceptation d’une idée singulière.

Le cinéma, quand il est outil d’amélioration sociale, fait rarement dans le plus pertinent. Ok, oui, il arrive que parfois…oui..bien mais…bon, pour les usages de cet article, disons que non. L’utopie et la dystopie sont certaines des formes de narrations les plus pertinentes que le cinéma peux offrir (disons).

Mais bon, peu importe. Ce qui compte c’est que ça fait des crisse de bons films.

Fuckyeah Equilibrium, 12 Monkeys, Escape from New York, Alphaville,  DeathRace 2000, Soylent Green.

Cela dit, il semble que la tendance présente en cinéma s’éloigne de conventions si dichotomiques car hier dans une automobile non-nommée, Nicolas Krief et moi parlions de Transformers 3.

*GACHEUX*

Il semblerait que dans Transformers 3, l’atterrissage sur la lune ait été une couverture historique pour cacher le fait qu’un ordinateur mégapuissant reposait sur le sol lunaire. La mission de ’69 avait donc comme but d’aller récupérer cette merveille technologique pour en faire profiter au gouvernement terrestre (que j’imagine états-uniens, mais j’en sais rien, j’ai pas vu le film)

*FIN DU GACHEUX*

À l’orée de cette conversation, il nous semblait tout deux, après avoir été d'une pertinence gigantesque sur les ondes de CIBL (bon, Krief était pertinent, Frank était badass, moi je survivais…) que le cinéma s’oriente depuis maintenant deux belles grosses année vers un nouveau genre d’observation sur la société soit : L’UCHRONIE.

L’Uchronie est  vraiment intéressante; ma première découverte de ce type de science-fiction s’est faite avec la lecture de Man in High Castle de Philip K. Dick lorsque j’étais un tout petit bambin, naïf et inconséquent. L’Uchronie c’est le récit d’une temporalité altérée. Exemple, dans le cas de Man in High Castle, l’Uchronie se situe dans le fait que Guiseppe Zangara aurait conduit une tentative réussie d’assassinat sur la personne de Theodore Roosevelt, ce qui aurait entraîné la défaite des alliés et donc la victoire de l’Allemagne durant la deuxième guerre mondiale.

Uchronie, alternative timeline ou multiverse pour les familiers du comic de DC.

Mais dans le dernier deux ans, ne voyons nous tu pas :

Hitler se faire mitrailler dans un cinéma.




Fabrice Lucini se fait transporter dans un monde dans lequel JOHNNY HALLYDAY n’existe pas. 


La scène d'introduction du WATCHMEN de Zach Snyder est une uchronie complète.


Les mutants responsables de la crise des missiles à Cuba.



Ah oui chers amis, les Uchronies sont maintenant HOT MUTHAFUCKIN' PROPRETY!


Oh oui et pour souligner cet inoffensif aparté, quelques Uchronies du cinéma antiquaire, avec une promesse d’émission à venir sur le sujet.