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jeudi 28 juin 2012

Notre émission du 28 juin: SUPERMAN: I'ts a bird? It's a plane? NO! It's...It's...5000 comic-books lui étant dédiés, des milliers d'apparitions dans d'autres titres, 70 ans de film, des dizaines dessins animés, une décennie d'émissions de radio...

(Pour écouter notre émission à ce sujet, CLIQUER ICI)
...8 acteurs qui ont prêté leur peau au personnage, des centaines de mentions dans des chansons en tout genre, plusieurs en jeux vidéos...c'est même une comédie musicale. Une putain de comédie musicale d'une telle "kitscherie" qu'elle prend des proportions...cosmiques!
Mais trève d'énumérations; nous garderons ça pour l'émission de cette semaine. Le 7ème ne vous apprend rien en déclarant, avec la plus totale des convictions,  que Superman n'est plus simplement qu'un personnage. Des auteurs prolifiques n'ont cessé de le pousser vers une certaine transcendance, depuis bientôt 75 ans. Superman est désormais une idée totémique, le symbole de ce qu'il y a de meilleur dans le coeur des hommes, une idée d'une telle pureté qu'elle en est devenue presque virale. Absolument tout le monde connait le symbole, le nom, la légende. En fait (et voilà un concept qui est aujourd'hui régulièrement évoqué par les auteurs), Superman fonctionne comme un antidote: il suffit de voir le personnage, de penser à lui pour qu'une série de réflexions profondément humanistes et charitables  nous traversent l'esprit. Il est, après tout, le "premier" et ultime super-héros mais il est aussi une des grandes figures messianiques célébrées par le 20ème siècle. The american Jesus!
Tous les enfants sont passés par le même rituel, tout naturellement. Vous savez de quoi je veux parler pas vrai? Ce rituel là:
Une serviette sur les épaules et voilà! L'esprit gonflé à bloc par la force, la puissance, le sacrifice de soi.
Superman et le Père Noel; même combat! D'ailleurs, il suffit qu'un adulte porte le costume pour qu'un enfant, pendant une fraction de seconde, se demande si c'est "le vrai". Ceux qui ont porté le costume jadis, de George Reeves à Bob Holiday, ce sont souvent vus  "infectés" par le personnage.
C'est cette idée que célèbre le 7ème cette semaine, en parlant des multiples incarnations que le personnage aura eues à travers les décennies. Il sera moins question de parler des films de Superman que d'évoquer certains aspects de son évolution, des moments qui ont déterminé le personnage à l'extérieur des comic-book: des dessins animés des studio Fleischer à la célèbre émission de radio...
jusqu'aux possibles influences ...
...et pour finir en beauté, une analyse de fond de l'adaptation télé du "fameux" musical avec David Wilson dans le rôle titre...parce qu'il le faut, c'est vital!
Up up and AWAY!


On t'aime Superman

mercredi 20 juillet 2011

Richard Stanley-Conversation avec un chaman de la caméra, le temps d'un thé et d'un Tarot (avec une apparition surprise de Karim Hussain)



Nous recevrons Richard Stanley aujourd'hui à 3:30 pour un entretien sur le cinéma comme outil d'expérimentation occulte. Pour écouter l'émission, cliquer sur la photo du bas

Voilà maintenant 6 ans, Fantasia faisait découvrir le cinéma de Richard Stanley à des hordes de cinéphiles assoiffés de découvertes. Certain le connaissait déjà en tant que réalisateur du film-culte HARDWARE (90), une prenante relecture cybernétique du mythe de Pygmalion dans un futur post-apocalyptique. 

Le temps d'un film d'horreur aux échos résolument tarkovskiens (Dust Devil, 92), de quelques documentaires à saveur occulte sur le vaudou et le Saint-Graal et d'un débâcle picaresque sur The Island of Doctor Moreau, il devient une des voix uniques et distinctives du cinéma fantastique. 
Reste que pour la plupart, Stanley est une découverte récente. Je me permet de dire que la découverte est aussi celle de Stanley lui-même, parce que l'homme est aussi fascinant que ses réalisations. Explorateur du monde et de l'inconscient, c'est un mystique doublé d'un réalisateur et l'outil-cinéma n'est qu'un des artefacts avec lequel il s'exprime. C'est aussi un redoutable cartomancien.  Au cinéma comme au Tarot, il demeure d'abord et avant tout un conteur capable de captiver en quelques mots.
Hier,  il attendait patiemment dix quidams venus se faire lire la bonne aventure, assis à une table du Blue Sunshine . Un thé en main, un chat qui se prélasse dans un rayon de soleil, des affiches de films vintages de documentaires antidrogues. Stanley a l'air d'un grand chamane avec son chapeau de cowboy, ses longs cheveux noirs et son t-shirt orné d'un mandala. Son sourire est aussi laconique que son regard est profond. Je suis en sueur et étourdi: tout conspuait à ce que je ne puisse pas le rencontrer ce jour là. Contre toute attente, je suis là devant lui, à m'empiffrer de biscuit feuille d'érable et de thé. Je n'ai  jamais été aussi canadien.


Je le remercie pour deux raisons: la torride séance amoureuse que son film DUST DEVIL avait jadis initié avec ma copine et son documentaire sur le vaudou WHITE DARKNESS (2002), simplement le plus beau film jamais fait sur le sujet . Il me parle de sa mère mourante, de la quête de sa sœur inconnue dans un village africain reculé, d'une chasse au  shape-shifter qui se passe là bas. Nous parlons de son cinéma, d'horreur en général, de notre passion pour le Tarot et de sa présence au Festival Fantasia. Je lui fait savoir que je n'ai jamais laissé personne me lire le Tarot auparavant. Il m'invite à participer étroitement à la lecture avec lui.


Le tir commence. L'espace de quelques cartes seulement, tout ce que Stanley lit est déjà absolument, totalement adéquat: perte d'emploi, jonglage existentiel, confrontation avec la mère, omniprésence d'archétypes féminins et immobilité à la croisée des chemins. Je suis saisi de frissons. Pas de place pour le moindre scepticisme. Richard Stanley m'a ouvert comme un vieux coffre. Je pense à mes échecs et mes peurs; je les vois devant moi comme autant de démons que je laisse me narguer.

J'étais venu ici par curiosité pour parler avec un réalisateur que j'admire. Je suis partie remplie jusqu'au cœur de conseils, d'histoires et d'anecdotes, déjà impatient des blessures et de caresses à venir. Je lui demande s'il veut participer à une émission avec nous.Sure. Rien que ca.


En quittant, je pense à une ligne du personnage principal de DUST DEVIL:  
"il n'y a pas de bien ni de mal, seulement l'esprit et la matière. Et des mouvements qui se rapprochent ou s'éloigne de la lumière". 


Je regarde le chat qui se prélasse de plus belle dans un rayon de soleil. Je le flatte.  Ma journée commence.


Richard Stanley-Conversation avec un chaman de la caméra, le temps d'un thé et d'un Tarot (avec une apparition surprise de Karim Hussain)



Nous recevrons Richard Stanley aujourd'hui à 3:30 pour un entretien sur le cinéma comme outil d'expérimentation occulte. Pour écouter l'émission, CLIQUER ICI
Voilà maintenant 6 ans, Fantasia faisait découvrir le cinéma de Richard Stanley à des hordes de cinéphiles assoiffés de découvertes. Certain le connaissait déjà en tant que réalisateur du film-culte HARDWARE (90), une prenante relecture cybernétique du mythe de Pygmalion dans un futur post-apocalyptique. 

Le temps d'un film d'horreur aux échos résolument tarkovskiens (Dust Devil, 92), de quelques documentaires à saveur occulte sur le vaudou et le Saint-Graal et d'un débâcle picaresque sur The Island of Doctor Moreau, il devient une des voix uniques et distinctives du cinéma fantastique. 
Reste que pour la plupart, Stanley est une découverte récente. Je me permet de dire que la découverte est aussi celle de Stanley lui-même, parce que l'homme est aussi fascinant que ses réalisations. Explorateur du monde et de l'inconscient, c'est un mystique doublé d'un réalisateur et l'outil-cinéma n'est qu'un des artefacts avec lequel il s'exprime. C'est aussi un redoutable cartomancien.  Au cinéma comme au Tarot, il demeure d'abord et avant tout un conteur capable de captiver en quelques mots.
Hier,  il attendait patiemment dix quidams venus se faire lire la bonne aventure, assis à une table du Blue Sunshine . Un thé en main, un chat qui se prélasse dans un rayon de soleil, des affiches de films vintages de documentaires antidrogues. Stanley a l'air d'un grand chamane avec son chapeau de cowboy, ses longs cheveux noirs et son t-shirt orné d'un mandala. Son sourire est aussi laconique que son regard est profond. Je suis en sueur et étourdi: tout conspuait à ce que je ne puisse pas le rencontrer ce jour là. Contre toute attente, je suis là devant lui, à m'empiffrer de biscuit feuille d'érable et de thé. Je n'ai  jamais été aussi canadien.


Je le remercie pour deux raisons: la torride séance amoureuse que son film DUST DEVIL avait jadis initié avec ma copine et son documentaire sur le vaudou WHITE DARKNESS (2002), simplement le plus beau film jamais fait sur le sujet . Il me parle de sa mère mourante, de la quête de sa sœur inconnue dans un village africain reculé, d'une chasse au  shape-shifter qui se passe là bas. Nous parlons de son cinéma, d'horreur en général, de notre passion pour le Tarot et de sa présence au Festival Fantasia. Je lui fait savoir que je n'ai jamais laissé personne me lire le Tarot auparavant. Il m'invite à participer étroitement à la lecture avec lui.


Le tir commence. L'espace de quelques cartes seulement, tout ce que Stanley lit est déjà absolument, totalement adéquat: perte d'emploi, jonglage existentiel, confrontation avec la mère, omniprésence d'archétypes féminins et immobilité à la croisée des chemins. Je suis saisi de frissons. Pas de place pour le moindre scepticisme. Richard Stanley m'a ouvert comme un vieux coffre. Je pense à mes échecs et mes peurs; je les vois devant moi comme autant de démons que je laisse me narguer.

J'étais venu ici par curiosité pour parler avec un réalisateur que j'admire. Je suis partie remplie jusqu'au cœur de conseils, d'histoires et d'anecdotes, déjà impatient des blessures et de caresses à venir. Je lui demande s'il veut participer à une émission avec nous.Sure. Rien que ca.


En quittant, je pense à une ligne du personnage principal de DUST DEVIL:  
"il n'y a pas de bien ni de mal, seulement l'esprit et la matière. Et des mouvements qui se rapprochent ou s'éloigne de la lumière". 


Je regarde le chat qui se prélasse de plus belle dans un rayon de soleil. Je le flatte.  Ma journée commence.


samedi 5 mars 2011

Je t’offrirai…des lettres d’amour de Brando pour déjeuner.

Qu'on se le dise: ce texte de mon pote Jean-Michel, le testicule gauche dans la bourse flasque mais appétissante qu'est le 7ème Antiquaire, confirme son statut d'homme dont le cerveau est un instrument de jazz linguistique. Je n'ai jamais rien lu d'aussi déstabilisant et tous ne sortirons pas intacts de cette lecture sulfureuse. En même temps, c'est une percée révélatrice dans la psyché uniques de deux grands incompris. Sans mon pote Jim, je me tuerais. Je t'aime Jim.
 -Francis 

De Balzac à Rimbaud, de Salinger à Burroughs, c'est souvent le propre des hommes de culture - les hommes de culture massive – de transcender leur nature vers le statut de légende. Les musiciens sont vus comme des artisans de l’usage de la drogue (Jimi Hendrix et la légende de la plaie de LSD), les hommes de lettres s'autoproclament des légendes dans leur écrits (Nerval et son crustacé), les artisans du cinéma eux-aussi sont choyés en terme de légendes (Walt Disney cryogénisé, Vivian Leigh hyper-sexualisée). Cependant, personne ne semble avoir été sujet de plus d’histoires étranges que notre merveilleux et cher Marlon Brando.


Effectivement, il semble que l’univers ait une fascination pour Marlon Brando, assez pour lui offrir une place de choix dans le canon des tranches de vie déstabilisantes. Dans mes rares journées de lucidité complète, je crois entièrement que le monde conspire secrètement à nous offrir plus d’histoires extraordinaires sur Brando que sur n’importe quel autre être vivant. À la manière de Galactus, cette force de la nature que nous appelons Brando semble se nourrir d’histoires rocambolesques concernant sa personne pour conserver son immortalité et nous, personnellement, nous adorons. Pour célébrer cet amour que nous avons pour le plus-grand-que-nature Brando nous vous proposons :

MORE FREAKY STORIES FOR BRANDO!

Alors, aujourd’hui, fidèles à notre volonté de plaire à l’univers nous allons partager avec vous, les grandes histoires du mumblin’ stud-muffin’ Marlon Brando.

La suite du texte immédiatement après la scène du beurre de Last Tango in Paris, parce qu'on ne peut pas croire que ce n'est pas du beurre!




On commence en force; celui-ci est pas mal génial. Maintenant que la poussière est retombée sur la plus ennuyeuse cérémonie des Oscars depuis celle animée par Marcel Marceau, nous pouvons maintenant faire ressortir les grands moments de ce concours de petits godemichés dorés. Préféré à Laurence Olivier, Michael Caine et Peter O’Toole, Marlon Brando gagne, en 1973, le trophé du meilleur acteur. Ce qui s’est passé à la cérémonie tire du génie et de la fable urbaine. Nous voulions vous le partager ici mais Oscar à fermé l’option de capture sur son poste Youtube donc vous pouvez, et devez, aller voir ce qui s’est passé ICI


Il y a aussi cet excellent article de Paul Haggis publié dans le New Yorker concernant son violent divorce avec l’église Scientologue semble avoir convaincu l’acteur Josh Brolin à venir à l’avant et raconter son histoire qui comporte aussi une anecdote croustillante sur le Brando lui-même.


« Brando arrived with a cut on his leg he got after helping a stranded motorist on the Pacific Coast Highway.
After Brando complained he was in pain, Travolta offered to help, saying that he had just reached a new level in Scientology, says Brolin.
He touched Brando’s leg and Brando closed his eyes.
“I watched this process going on—it was very physical,” Brolin tells the New Yorker. “I was thinking, This is really fucking bizarre! Then, after ten minutes, Brando opens his eyes and says, ‘That really helped. I actually feel different!’”

On a aussi découvert un télégramme que Brando avait envoyé à Michael Jackson.




Le message en question:
"Dear Michael, Thinking about you this evening. Please try not to make an ass of yourself and please for God's sake don't fall in the orchestra pit, Michael."

Parlant de la plume de Brando, un fond d'archives à récemment rendu disponible une lettre que Marlon Brando aurait écrit pour une hôtesse de l’air qu’il semblait vouloir courtiser. Donc. pour tous ceux qui seraient curieux de savoir comment un « playa » tel Marlon Brando faisait tomber les filles, nous avons un exemple de son talent pour la scribe-séduction. Attention, cette lettre comporte des scènes de « smoothness » incomprises par la majorité des hommes de ma génération. Pour les femmes qui liront le texte qui suit, nous préférons vous aviser que vous courez le risque de vous faire éperdument séduire par un homme qui n’est maintenant plus de ce monde, donc soyez avisées, il est amplement possible que votre cœur soit immédiatement brisé à la fin de cette lettre.


Dear Lady —
There is something not quite definable in your face — something lovely, not pretty in a conventionally thought of way. You have something graceful and tender and feminine. You seem to be a woman who has been loved in her childhood, or else, somehow by the mystery of genetic phenomena you have been visited by the gifts of refinement, dignity and poise. Perhaps you cannot be accredited with all that.

Irrespective of your gothic aspects, you have passed something on in terms of your expression, mine and general comportment that is unusual and rewarding.

It's been a pleasant if brief encounter and I wish you well and I hope we shall have occasion to cross eyes again sometime.

Best wishes

Marlon Brando





Ouf j’ai failli pas survivre à celle-là, quel hombre, muy macho quelle grâce, oh solo Brandoooooooo, et ces mots qui font frissonner de plaisir, d’extase et de joie mais n’oublions pas qu’il a aussi dit ceci : « With women, I've got a long bamboo pole with a leather loop on the end. I slip the loop around their necks so they can't get away or come too close. Like catching snakes.”

Nous ne nous demandons plus d’où Superman prends son charme.




Donc c’est pour cette raison, et plusieurs autres que j’adore Brando, un être de talent immense et d’une personnalité encore plus démesurée...qui  a par ailleurs écrit un livre avec Donald Cammell (réalisateur de Performance)...




...qui a une immense collection de bongos




...et une île lui appartenant dans en Polynésie française qui sera le lieu d’un hôtel nommé The Brando.




Il va sans dire que c’est l’homme que j’aspire à devenir lorsque je serai grand. Merci Brando, merci d’être mon étoile du Nord, d’être mon Colosse de Rhodes, d’être mon Great Gazoo, mais surtout merci d’être une inspiration pour tout ceux qui croient au pouvoir de ces paroles : 'Nobody tells me what to do.' That's exactly how I've felt all my life.' -Brando