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jeudi 3 avril 2014

Émission de 3 avril (no.291) Représentation de l'amérindien au cinéma




Des sauvages sans conscience. Des âmes nobles en harmonie avec la nature qui jamais n'esquisse le moindre sourire. Des guerriers suprêmes et connectés de manière symbiotique à l'environnement. Des alcooliques violents. 

Pour le québécois cinéphiles que je suis, citadin n'ayant jamais fréquenté d'autochtones, voilà les pléthores de clichés racistes que je suis habitué de me faire servir par la culture de masse, particulièrement le cinéma.  C'est un phénomène assez fascinant que l'"indien sur pellicule" (Je cite ici le titre du bouleversant documentaire de Neil Diamond, Reel Injun, qui sert largement de base de réflexion pour notre émission cette semaine.) L'indien de pellicule est au final un personnage fantasmé de toute part par le blanc, inventé de toute pièce par nos perceptions tronqués de ces cultures diversifiées et "élusives". Ce sont LES INDIENS, sans trop de distinctions par rapport aux tribus, au langage, aux coutumes, c'est un groupe monolithique d'individu qui sont tour à tour la menace suprême et l'éternelle victime.Les grands indiens du cinéma n'en étaient la plupart du temps pas du tout.
 Je suis curieux de savoir jusqu'à quel point mes perspectives des cultures autochtones ont été affecté par le cinéma, possiblement même sous la forme d'une admiration frôlant le racisme par inversion. J'ai tout fait pour ne pas tomber dans ce piège et pourtant, je suis certain qu'à un niveau inconscient, j'ai été néanmoins influencé. La preuve: je n'ai pas été insulté par les NA'Vis, ces indigènes bleus du film Avatar. Pour moi, ils étaient la continuation directe de tous les clichés positifs gravitant autour des autochtones du cinéma, poussé au paroxysme.

Cette semaine au 7ème, L'indien de l'écran: les clichés, la perspective des amérindiens sur leur image, les acteurs qui joue des Indiens et qui n'en sont pas, les films les mettant en vedette.

samedi 2 juillet 2011

Notre émission du 29 juin: Représentations de l'amérindien au cinéma




Des sauvages sans conscience. Des âmes nobles en harmonie avec la nature qui jamais n'esquisse le moindre sourire. Des guerriers suprêmes et connectés de manière symbiotique à l'environnement. Des alcooliques violents. 

Pour le québécois cinéphiles que je suis, citadin n'ayant jamais fréquenté d'autochtones, voilà les pléthores de clichés racistes que je suis habitué de me faire servir par la culture de masse, particulièrement le cinéma.  C'est un phénomène assez fascinant que l'"indien sur pellicule" (Je cite ici le titre du bouleversant documentaire de Neil Diamond, Reel Injun, qui sert largement de base de réflexion pour notre émission cette semaine.) L'indien de pellicule est au final un personnage fantasmé de toute part par le blanc, inventé de toute pièce par nos perceptions tronqués de ces cultures diversifiées et "élusives". Ce sont LES INDIENS, sans trop de distinctions par rapport aux tribus, au langage, aux coutumes, c'est un groupe monolithique d'individu qui sont tour à tour la menace suprême et l'éternelle victime.Les grands indiens du cinéma n'en étaient la plupart du temps pas du tout.
 Je suis curieux de savoir jusqu'à quel point mes perspectives des cultures autochtones ont été affecté par le cinéma, possiblement même sous la forme d'une admiration frôlant le racisme par inversion. J'ai tout fait pour ne pas tomber dans ce piège et pourtant, je suis certain qu'à un niveau inconscient, j'ai été néanmoins influencé. La preuve: je n'ai pas été insulté par les NA'Vis, ces indigènes bleus du film Avatar. Pour moi, ils étaient la continuation directe de tous les clichés positifs gravitant autour des autochtones du cinéma, poussé au paroxysme.

Cette semaine au 7ème, L'indien de l'écran: les clichés, la perspective des amérindiens sur leur image, les acteurs qui joue des Indiens et qui n'en sont pas, les films les mettant en vedette.

samedi 5 mars 2011

Je t’offrirai…des lettres d’amour de Brando pour déjeuner.

Qu'on se le dise: ce texte de mon pote Jean-Michel, le testicule gauche dans la bourse flasque mais appétissante qu'est le 7ème Antiquaire, confirme son statut d'homme dont le cerveau est un instrument de jazz linguistique. Je n'ai jamais rien lu d'aussi déstabilisant et tous ne sortirons pas intacts de cette lecture sulfureuse. En même temps, c'est une percée révélatrice dans la psyché uniques de deux grands incompris. Sans mon pote Jim, je me tuerais. Je t'aime Jim.
 -Francis 

De Balzac à Rimbaud, de Salinger à Burroughs, c'est souvent le propre des hommes de culture - les hommes de culture massive – de transcender leur nature vers le statut de légende. Les musiciens sont vus comme des artisans de l’usage de la drogue (Jimi Hendrix et la légende de la plaie de LSD), les hommes de lettres s'autoproclament des légendes dans leur écrits (Nerval et son crustacé), les artisans du cinéma eux-aussi sont choyés en terme de légendes (Walt Disney cryogénisé, Vivian Leigh hyper-sexualisée). Cependant, personne ne semble avoir été sujet de plus d’histoires étranges que notre merveilleux et cher Marlon Brando.


Effectivement, il semble que l’univers ait une fascination pour Marlon Brando, assez pour lui offrir une place de choix dans le canon des tranches de vie déstabilisantes. Dans mes rares journées de lucidité complète, je crois entièrement que le monde conspire secrètement à nous offrir plus d’histoires extraordinaires sur Brando que sur n’importe quel autre être vivant. À la manière de Galactus, cette force de la nature que nous appelons Brando semble se nourrir d’histoires rocambolesques concernant sa personne pour conserver son immortalité et nous, personnellement, nous adorons. Pour célébrer cet amour que nous avons pour le plus-grand-que-nature Brando nous vous proposons :

MORE FREAKY STORIES FOR BRANDO!

Alors, aujourd’hui, fidèles à notre volonté de plaire à l’univers nous allons partager avec vous, les grandes histoires du mumblin’ stud-muffin’ Marlon Brando.

La suite du texte immédiatement après la scène du beurre de Last Tango in Paris, parce qu'on ne peut pas croire que ce n'est pas du beurre!




On commence en force; celui-ci est pas mal génial. Maintenant que la poussière est retombée sur la plus ennuyeuse cérémonie des Oscars depuis celle animée par Marcel Marceau, nous pouvons maintenant faire ressortir les grands moments de ce concours de petits godemichés dorés. Préféré à Laurence Olivier, Michael Caine et Peter O’Toole, Marlon Brando gagne, en 1973, le trophé du meilleur acteur. Ce qui s’est passé à la cérémonie tire du génie et de la fable urbaine. Nous voulions vous le partager ici mais Oscar à fermé l’option de capture sur son poste Youtube donc vous pouvez, et devez, aller voir ce qui s’est passé ICI


Il y a aussi cet excellent article de Paul Haggis publié dans le New Yorker concernant son violent divorce avec l’église Scientologue semble avoir convaincu l’acteur Josh Brolin à venir à l’avant et raconter son histoire qui comporte aussi une anecdote croustillante sur le Brando lui-même.


« Brando arrived with a cut on his leg he got after helping a stranded motorist on the Pacific Coast Highway.
After Brando complained he was in pain, Travolta offered to help, saying that he had just reached a new level in Scientology, says Brolin.
He touched Brando’s leg and Brando closed his eyes.
“I watched this process going on—it was very physical,” Brolin tells the New Yorker. “I was thinking, This is really fucking bizarre! Then, after ten minutes, Brando opens his eyes and says, ‘That really helped. I actually feel different!’”

On a aussi découvert un télégramme que Brando avait envoyé à Michael Jackson.




Le message en question:
"Dear Michael, Thinking about you this evening. Please try not to make an ass of yourself and please for God's sake don't fall in the orchestra pit, Michael."

Parlant de la plume de Brando, un fond d'archives à récemment rendu disponible une lettre que Marlon Brando aurait écrit pour une hôtesse de l’air qu’il semblait vouloir courtiser. Donc. pour tous ceux qui seraient curieux de savoir comment un « playa » tel Marlon Brando faisait tomber les filles, nous avons un exemple de son talent pour la scribe-séduction. Attention, cette lettre comporte des scènes de « smoothness » incomprises par la majorité des hommes de ma génération. Pour les femmes qui liront le texte qui suit, nous préférons vous aviser que vous courez le risque de vous faire éperdument séduire par un homme qui n’est maintenant plus de ce monde, donc soyez avisées, il est amplement possible que votre cœur soit immédiatement brisé à la fin de cette lettre.


Dear Lady —
There is something not quite definable in your face — something lovely, not pretty in a conventionally thought of way. You have something graceful and tender and feminine. You seem to be a woman who has been loved in her childhood, or else, somehow by the mystery of genetic phenomena you have been visited by the gifts of refinement, dignity and poise. Perhaps you cannot be accredited with all that.

Irrespective of your gothic aspects, you have passed something on in terms of your expression, mine and general comportment that is unusual and rewarding.

It's been a pleasant if brief encounter and I wish you well and I hope we shall have occasion to cross eyes again sometime.

Best wishes

Marlon Brando





Ouf j’ai failli pas survivre à celle-là, quel hombre, muy macho quelle grâce, oh solo Brandoooooooo, et ces mots qui font frissonner de plaisir, d’extase et de joie mais n’oublions pas qu’il a aussi dit ceci : « With women, I've got a long bamboo pole with a leather loop on the end. I slip the loop around their necks so they can't get away or come too close. Like catching snakes.”

Nous ne nous demandons plus d’où Superman prends son charme.




Donc c’est pour cette raison, et plusieurs autres que j’adore Brando, un être de talent immense et d’une personnalité encore plus démesurée...qui  a par ailleurs écrit un livre avec Donald Cammell (réalisateur de Performance)...




...qui a une immense collection de bongos




...et une île lui appartenant dans en Polynésie française qui sera le lieu d’un hôtel nommé The Brando.




Il va sans dire que c’est l’homme que j’aspire à devenir lorsque je serai grand. Merci Brando, merci d’être mon étoile du Nord, d’être mon Colosse de Rhodes, d’être mon Great Gazoo, mais surtout merci d’être une inspiration pour tout ceux qui croient au pouvoir de ces paroles : 'Nobody tells me what to do.' That's exactly how I've felt all my life.' -Brando