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samedi 28 juillet 2012

Notre émission du 26 juillet: Les scènes d'entrainement dans les films de mâle: une appréciation

Cliques ici t'suite et écoutes le show si tu es le genre d'homme qui s'épile et se met de la crème. Et si tu es une femme, écoutes le aussi parce que tu va enfin savoir c'est quoi, mouiller pour un mâle, un vrai. Et si t'es comme nous, le genre que Molson salue, écoutes là aussi pour te souvenir et donner une binne sur le bras de la mort...
Hé toi? Oui toi?
Tu penses que tu sais ce que c'est être un homme hein? Tu penses que c'est simple? Qu'il te suffit de faire caca dans les bois et de protéger la poitrine de ta copine avec tes biceps du regard plein d'appétit des autres hommes pas vrai?
Crois-tu que ce soit de la tarte, être un mâle, un vrai? Les aminches, le 7ème antiquaire vous le dit, être un homme est affaire d'esprit. C'est aussi une affaire de corps, de ventre et d'éjaculation généreuses qu'on peut retenir au moins 10 minutes.  Vous pouvez nous croire; il n'y a pas plus mâle que nous  dans le milieu du podcast et de l'analyse de cinématographique. Quand je lèche une chatte, je grogne comme un ours: demandez le à ma mère! Jean-Michel, quand il est roide, peut balancer un cheeseburger sur son gland, il le dit dans le show. Passez votre chemin, moumounes effarouchées qui portent des foulards, des v-necks et qui citent des auteurs.
Cette semaine, le 7ème vous apprend comment être un homme, en utilisant comme toujours l'outil cinéma comme vecteur de réflexion . Génération de mâles faibles et geignards qui écoutent Coldplay en mangeant du romarin bio et qui pleurnichent leurs "first-world problems", tu te lèveras. Ton corps, tu réveilleras, dans ton garage, avec des poches de patates et des vieux bacs de récupération pleins de terre. Au monde, tu te reconnecteras, en montant l'oratoire Saint-Joseph sur un seul genou et en descendant le Mont-Royal en crazy carpet dans la garnotte.
Mais avant de redevenir des hommes, le 7ème antiquaire va vous donner des trucs en analysant de fond en comble l'importance philosophique des scènes d'entrainement dans les vues de gars. Si vous avez des testicules ou peut-être même trois comme moi (et d'ailleurs, les miennes sont grosses comme des kiwis; c'est pas mêlant, quand je "teabag" une fille, elle à l'air d'un hamster boulimique!!!!), vous connaissez les effets bénéfiques que font les scènes d'entrainements dans les films d'actions sur la conscience de l'homme. Nous avons tous eu envie de faire des borborygmes gutturaux en les regardant, ces fameuses scènes, à 17 ans, dans le sous-sol de ses parents. Ces scènes magnifiques de gloire masculine que l'on trouve entre le deuxième et dernier acte d'un film de gars. Crisse,  j'ai envie de calisser mon ordi dans le mur en ce moment tellement je suis horny pour un fistfight.
Tu t'es déjà fait un gym dans ton appart où tu t'entraines en écoutant du power rock de gars blonds qui parlent de tigre d'oeil de puissance de volonté de vaincre et de revenge et de gloire de chasseur de guerrier?

Cette émission est pour toi!

Tu t'es déjà acheté un livre de Jeet kune Do et tu as pratiqué les mouvements dans les toilettes quelques minutes avant de te faire péter la gueule en sang?

Cette émission est pour toi!

Une fois, tu as  rentré un tout petit peu ta verge dans un de tes meilleurs amis mais comme c'est toi qui l'a fait, tu n'es pas gai et après vous avez pleuré et vous vous êtes battus et maintenant tout va mieux entre vous et quand tu va dans un sauna pour retrouver cette sensation, tu n'y arrive pas parce que tu n'es pas gai et que c'est toujours mieux quand tu le fais à un ami qui te comprend?

Cette émission est pour toi aussi!
Parce qu'on ne nait pas homme, on le devient (et surtout, on le reste). Être un homme, qui ne donne pas des poignées de main molle, qui gagne au tir du poignet et qui braille par en dedans. Les scènes d'entrainement dans les vues de gars nous offrent des puissantes leçons sur le courage en accéléré, sur l'éveil de l'instinct et  sur les habitudes de masturbations émotives que les hommes ont à la même place que les femmes mais en n'envers. Ce sont aussi très souvent des morceaux d'anthologies qui frôlent le surréalisme.
Et pour vous cette semaine, le 7ème va les compiler, les analyser, les réduire en pulpe de leçons dans le jus d'orange plein d'oeufs de la fierté et te le crisser dans la yeule en bouchant tes narines et en punchant ta prostate.
T'es pas tanné de te lamenter, crisse de tapette? Écoutes ce show, pis tu va pouvoir casser des noyaux de pêches entre tes "pipes" pis des noix de grenobles dans ton cul.

mercredi 16 juin 2010

Notre émission du 16 Juin : Coulé dans le R.O.C-les grands thèmes du cinéma canadien

CLIQUER ICI POUR ÉCOUTER L'ÉMISSIONPhotobucket

Eh!



Évidemment, le temps nous a rattrapé et nous devons faire une émission sur le cinéma dit ¨typiquement¨ canadien. Du temps où vos animateurs préférés habitaient ensemble, dans un appartement tout petit ne pouvant absolument pas contenir nos énormes envolées de superlatifs, nous nous penchions régulièrement sur ces notions: qu'est-ce que le Canadien? Par quoi son cinéma ce définit-il? Des notions d'espace, d'identité flottante, d'atomisation, du conflit entre entre tous ces éléments? Pour élucider cette question, comme tout bon Canuck récalcitrant, nous nous sommes tournés vers Puck (le plus grand des petits canadiens) qui nous souffla doucement dans l'oreille :


"one of the most acclaimed movies in the history of Canadian film making. It won seven Canadian Film Awards including Best Film Best Director and Best Screenplay. It is considered to be one of the ten best Canadian films of all time."

-Ah, oui? C'est quoi ce film, Puck?


Il répondit comme une brise sur le bouclier canadien, une piqure de mouche noire sur le bicep plat et froid du bras canadien, une réponse pleine de minéraux.

-The Grey Fox, chums , The Grey Fox...

Il prit une gorgée de sa bière. Le ciel s'assombrit dans dans son regard. Il cracha la dernière gorgée, sans doute pour ses "fallen homies". La bière fit fondre la neige comme une rigole chaude et jaune durant une soirée de Novembre . Nous sourions.


-"Gotta get goin' down the road" nous fit Puck, tentant sa meilleure imitation de Wolverine, maintenant américanisé.

Et le houblon fût:


Cette semaine à l'Antiquaire nous traiterons de deux films apparaissant souvent sur la liste des Top 10 des films canadiens (que nenni Mon Oncle Antoine, The Adjuster, Red Violin, Déclin de l'empire américain, Videodrome, Hard Core Logo, Jesus de Montreal, 32 Short films about Glen Gould, Atanarjuat, Dead Ringers, Les Ordres, Duddy Kravitz, Leolo, Ghost Busters...non, pas aujourd'hui!) les plus importants mais dont nous avons que rarement entendu. THE GREY FOX de 1982 et GOIN' DOWN THE ROAD de 1970. Du cinéma Canuck comme seuls les Canucks peuvent le faire, subtil, houbloné, accomodant, raisonnable et observateur. Cette semaine nous observons le cinéma canadien canadien et ses grands thèmes.

jeudi 4 février 2010

Notre émission du 3 février: Le Rouge et le Noir-La Blaxploitation et son fondateur inconnu...Gilles Carle ???

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C'était notre intention la semaine dernière de parler d'IXE-13 en lien avec le malheureusement trop méconnu Red de Gilles Carle. L'idée allait comme suit: si IXE-13 est notre James Bond, avec toute l'ironie que ça implique, alors Red est en quelque sorte une manière de Shaft (you daaamn right/ mets-en ... stie !) Les films d'espions groovys et la blaxploitation ont toujours fait bon ménage. Mêmes les affiches se complètent! Daniel Pilon y est indéniablement un des muthafuckas les plus fresh qui soit! Nous ne l'avons pas fait pour une bonne raison... Vous pouvez compter sur le 7ème pour rester idiosyncrasique à fond; nous tenons à rendre hommage à Gille Carle en parlant de son film dont personne ne semble avoir rien à câlisser ... En fait, même dans les archives de Radio-Canada ici-même, on attribue le rôle principal au frère de Daniel, Donald Pilon (et ce, même si la page est accompagnée d'un enregistrement sonore de 69 où Gilles Carle parle de long en large du casting de son film). Si Radio-canada ne peut même pas donner le nom du comédien principal correctement, c'est vous dire si on est pas sortie du bois quand vient le temps d'exalter la mémoire collective. Ceci dit, on doit le scénario du film à Ennio Flaiano, scénariste de Fellini sur tous ses grands films, de 8 1/2 à La Dolce Vita...et pourtant, pas même une mention de cette information sur Internet Movie Database. Plusieurs banques de données sur Gilles Carle ne mentionnent même pas le film. Décidément, notre émission du 11 novembre sur le cinéma de genre québécois oublié était urgente.



Red est une découverte à faire absolument. S'il possède de toute évidence la facture et les obsessions de Carle, c'est un film qui n'a absolument rien à envier à plusieurs films américains de son époque. En fait, il a anticipé de façon presciente l'arrivée inévitable de la blaxploitation. On croirait assister à la naissance d'un sous-genre, la Redsploitation, le film de gangster amérindien-québécois.

Daniel Pilon au sommet de sa superbe, des cours à scrap, des hot-dogs pis des oranges julep, du funk en trame sonore (musique de Pierre F.Brault, compositeur de la musique de Passe-Partout), des filles les boules à l'air. Costume trois pièces impeccables, la mine débonnaire et décontracté, la ferme intention de ne pas obéir aveuglement aux règles et de s'en payer une tranche, RED était définitivement un Sweet sweetback's baadaaass song avant l'heure.


Les corrélations sont plus que flagrantes. Pour vous le prouver, nous comparerons Red à ce film qui initia bien involontairement le mouvement de la Blaxploitation.
Pour nous écouter, cliquer ICI
TUNDRA FEVER!

jeudi 10 décembre 2009

Notre émission du 9 décembre: Les films de mafieux de Fernando Di Leo

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Le 7ème Antiquaire a horreur des gangsters. En fait, c'est plus précisément l'adoration de la figure du criminel qui m'horripile, cette manière obsessionnelle et puérile qu'ont plusieurs gens de se fantasmer en dur à cuire à qui on doit le respect. Tous les petits trippeux de Scarface, ces hordes de petits assistés sociaux imitant des dégaines de thugs qui se poignardent en bavant comme des singes me donnent envie de vomir...dans leur bouche. Ces vieux connards ringards qui se prennent pour des italiens qui jouent aux cartes dans un delicatessen me semblent plus risibles que pittoresques. Les vieux béesses qui puent les butchs et la schnue de guédilles de gratteux fraîchement effeuillés se comportant comme des tough ass muthafuckas parce qu'ils regardent trop de Steven Seagal me donnent envie de réduire en purée leurs genoux à coups de marteau et défoncer leur rectum à coup de saucisson génois. Tiens. Essayes de jouer au dur avec un anus sanguinolent qui empeste l'ail, répugnant consanguin!
Ceci dit, la figure du gangster, lorsqu'elle est traitée avec une certaine conscience de sa dimension tragi-comique (Arlequin est le thug original y'all! Word!) est capable de générer des prodigieuses observations métaphysiques. Pour trouver les meilleurs d'entre eux, on retourne aux sources en gondoles, on va chercher du côté de la commedia d'ellarte. La Mafia, au cinéma, c'est l'écho du théâtre antique et les contradictions de ce milieu rappellent souvent les moeurs Ô combien humaines des dieux romains.

C'est avec cette notion en tête que nous nous sommes lancés pour vous à la découverte du cinéma de Fernando Di Leo, maître du polar italien. Nous n'avons pas été déçus. Quelle révélation! Amateur de Jean-Pierre Melville, scénariste des premiers westerns spaghettis, diplômé de littérature antique, Di Leo a fait pour la Mafia ce que Kurosawa a fait pour les samourais, rien de moins. Des tragicomédies crépusculaires et funkys. Milano Calibro 9 (assurément l'inspiration pour Un Zoo la Nuit, c'est assez flagrant...merci Grigori!) et Il Boss.


Plus funky, tu meurs. Il y a qu'à voir Barbara Bouchet, la copine strip-teaseuse du héros de Milano Calibro 9, dans son appart qui a l'air d'une pièce dans le vaisseau spatial de Barbarella:
Mais ne perdons pas de vue que Bouchet était déjà une prêtresse du funk cosmique. En 68 dans Star Trek (année de sortie de Barbarella et Danger:Diabolik), en tant que Kelinda, elle découvrait déjà les plaisirs de la chair avec Captain Kirk dans l'épisode de la saison 2 By any other name:
En bon français, with Bouchet on board, everything turns to funk!
L'humour bien sombre de ces films n'en fini plus de surprendre. Bien conscients du ridicule de ce milieu plein de contradiction, les films traitent les Godfathers comme autant de petits roitelets impuissants et stupides. Faut les voir être juxtaposés à des symboles religieux pour comprendre la délicieuse ironie

L'humour noir est également présent dans les dialogues. Il faut aussi voir Henry Silva, comédien capable de sauter du comique à la menace avec la même expression faciale (dans le genre de Christopher Walken), délicieusement menaçant dans Il Boss.


Mais la véritable grande découverte, c'est le jeu du comédien Gianni Garko dans Il boss. C'est la première fois que je vois un film avec ce populaire acteur, héros de westerns spags où il incarna le taciturne Sartana. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le bel italien moustachu est un rital et il le reste, dans le verbe et dans le geste (-Dante Alighieri. Ou peut-être Claude Barzotti).
Ses mains voltigent comme des colibris sur la coke. Faut le voir pour le croire.
Décomposons ses mouvements plan par plan dans le laps de temps d'une scène qui dure deux minutes...







C'est quelque chose hein? Gianni Garko mesdames et messieurs. Un 'Talien, un vrai.


samedi 14 novembre 2009

Notre émission du 11 novembre: Cinepix et son héritage: Ciboire! Tu veux tu ben m'dire dayousski z'ont crissé nos grands films de genre du Québec???

 Pour écouter notre émission sur le sujet, cliquez ici

Un fait inargumentable: le cinéma québécois et canadien de genre est né par le biais d'un film de fesse. Quand Denis Héroux réalise Valérie en 69, le succès inespéré du film permet la création de la compagnie Cinepix (aujourd'hui Lionsgate) sous l'égide des producteurs John Dunning et André Link, nos Weinsteins de la petite province avant l'heure. Pendant quelques décennies, des films de genres pullulent. Directement à cause de Valérie et de Cinépix, Cronenberg a pu faire ses premiers films, Ivan Reitman aussi. Pensez-y: si Danielle Ouimet ne nous montre pas ses fabuleuses mamelles en 69, Ghostbusters n'existe pas. Quel monde horrible ce serait. J'aime encore plus la Ouimet!

Ceci dit, peut-être que Denis Héroux aurait réalisé le scénario d'Ivan Reitman: Donald Pilon aurait été Dr. Peter Venkman (Pierre Prud'homme!), Marcel Sabourin aurait été Dr. Raymond Stanz (Raymond Pesant!!), Jean Lapointe est Dr. Egon Spengler (Jean Lépine!!!) et Donald Lautrec est Winston Zedmore (Gille Gagnon-Sans souci???). Les chasseurs de fantômes auraient combattus le spectre vengeur de la petit Aurore l'Enfant Martyr!
Mais bref, où sont-ils ces fabuleux films avec Daniel Pilon et Ouimet?


Par exemple, saviez vous que Donald Sutherland a joué le héros police montée dans un western de Claude Fournier avec Jean Duceppe, Alien Thunder AKA Dan Candy's law?







Que Jean Baudin (oui oui le réalisateur de J.A Martin Photographe) a fait un film d'horreur? (voir l'affiche plus haut).

Que Cinépix a fait don d'une partie de son catalogue à la Cinémathèque Québécoise?

Que Daniel Pilon a joué avec Christopher Lee, Orson Welles, pour Bunuel et dans un Gilles Carles où il est un métis amérindien tough as nails, RED?


Qu'on appelle les films de fesses québécois du Maple syrup porn? Que Valérie est venue (plusieurs fois) bien avant Emmanuelle?

Que George Mihalka (La Florida) est le réalisateur de My Bloody Valentine et que nous avons produit et réalisé de très bon slasher de ce genre dont Black Christmas, Prom night et le génial Happy Bithday to me sortie récemment en Dvd avec une pochette ornant fièrement l'affiche originale?
Que le 4ième Ilsa, La Tigresse de Sibérie n'est pas dans le coffret des 4 films parce que c'est un film de chez nous réalisé par Jean Lafleur et qu'on refuse d'en céder les droits?
Il y a une page de notre livre d'histoire qui est chiffonnée les copains et cette semaine, le 7ème antiquaire la redresse, calâsse...c'est pas du béloné!

Pour nous écouter, caressez et cliquez sur le mamelon droit d'Ilsa juste en haut.