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mercredi 26 mai 2010

Notre émission du 26 mai: Paul Schrader-le scénariste VS le réalisateur

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Le bonhomme est seul de sa race. Il a écrit les meilleurs films de Scorcese, ses scénarios sont des joyaux d'écriture. Ironiquement, quand il passe derrière la caméra, ses meilleures réalisations de sont pas adaptées de ses propres scénarios.


Ce paradoxe, un parmi plusieurs chez lui, Schrader les cultive adroitement. C'est un créateur qui jongle ces notions avec une cohérence peu commune. Dans son ensemble, sa carrière cinématographique est une immense réflexion sur la notion du Mal, de la solitude, de trangression et du prix exhorbitant qu'a parfois le plaisir.
Cette semaine, le 7ème décompose l'homme, le critique, le cinéphile, le cinéaste et le scénariste. On se donne enfin également une excuse pour parler à fond d'un film délicieusement empoisonné qui se cache depuis trop longtemps à l'orée d'un culte, The Comfort of strangers.
Pour nous écouter, cliquer ici.

samedi 3 avril 2010

Geek Chronique no.36: Réac' attaque

"June 29th: All the animals come out at night - whores, skunk pussies, buggers, queens, fairies, dopers, junkies, sick, venal. Someday a real rain will come and wash all this scum off the streets. I go all over. I take people to the Bronx, Brooklyn, I take 'em to Harlem. I don't care. Don't make no difference to me. Listen, you fuckers, you screwheads. Here is a man who would not take it anymore. A man who stood up against the scum, the cunts, the dogs, the filth, the shit. Here is a man who stood up""Rorschach's Journal. October 12th, 1985:Dog Carcass in alley this morning, tire tread on burst stomach. This city is afraid of me. I have seen its true face. The streets are extended gutters and the gutters are full of blood and when the drains finally scab over, all the vermin will drown. The accumulated filth of all their sex and murder will foam up about their waists and all the whores and politicians will look up and shout 'Save us!' And I'll look down, and whisper 'no"


mardi 16 février 2010

Notre émission du 17 février: Corman et ses Wonder Boys

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L'époque a enfin donné justice au grand Roger Corman. Jadis simplement Roi de la série B, trop souvent avec la condescendance que l'épithète impliquait auprès de l'intelligentsia, on reconnaît désormais son génie multidisciplinaire. Il en aura fallu plusieurs révolutions dans le milieu avant qu'on lui offre en 2009 un Oscar honorifique. Une tout particulièrement: allez savoir comment ce miracle s'est produit mais la sous-culture aura eu le temps de devenir la culture populaire. Quelques Oscars pour des Hobbits, la moitié de la planète se déplaçant pour voir un Batman et des indigènes bleus combattant des robots, ce genre de petits trucs...

Il est facile de se perdre dans les méandres labyrinthiques de son oeuvre. Les nombres sont écrasants: près de 400 films à la production, 60 à la réalisation, acteur dans pas moins de 32. C'est sans compter le nombre de carrière dont il est directement responsable. Sans aucune exagération, Corman a modifié à jamais le cinéma moderne. L'adage est connu: Corman est l'oncle de Wonder Boys, ce groupe de réalisateurs ayant révolutionné le cinéma américain au tournant des années 60. Coppola, Scorsese, Joe Dante, Spielberg. C'est sous son égide qu'ils ont tous commencés. Vous l'avez remarqué, les superlatifs ramenant à la mythologie abondent quand on parle du bonhomme.

Pour vous cette semaine, le 7ème démèle tout ça: les grands films du réalisateur, ses pires, ses grandes productions, ses thèmes, ses méthodes de travail, les jeunes réalisateurs qu'il a épaulés. Même les plus férus des Cormanites en apprendront une tranche.
Corman, c'est une saga qui permet littéralement de comprendre la généalogie de l'univers cinématographique moderne.