À l'instar d'Orson Welles et Charles Foster Kane, Le Bateleur (ou le magicien), est un jeune homme au tout début d'une entreprise. Il possède tous les outils pour commencer son parcours, il a le talent, l'énergie et l'intelligence. Il symbolise le début de toutes les premières grandes entreprises. Il est l'archétype le plus important du Tarot, celui à travers qui tout se passera. C'est une carte totale, où toutes les constituantes du monde sont maîtrisées. Inversement, le Bateleur nous met aussi en garde contre l'arrogance, la suffisance, à ne pas confondre avec l'assurance et la confiance en soi
mardi 13 août 2013
LE TAROT DE LA LANTERNE MAGIQUE (édition finale)- Arcane no.1 LE BATELEUR
À l'instar d'Orson Welles et Charles Foster Kane, Le Bateleur (ou le magicien), est un jeune homme au tout début d'une entreprise. Il possède tous les outils pour commencer son parcours, il a le talent, l'énergie et l'intelligence. Il symbolise le début de toutes les premières grandes entreprises. Il est l'archétype le plus important du Tarot, celui à travers qui tout se passera. C'est une carte totale, où toutes les constituantes du monde sont maîtrisées. Inversement, le Bateleur nous met aussi en garde contre l'arrogance, la suffisance, à ne pas confondre avec l'assurance et la confiance en soi
vendredi 21 septembre 2012
Notre émission du 20 septembre: Céréales et celluloïd-Le petit déjeuner des champions-The Road to Wellville
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| Sur la boîte de céréales de BATMAN, on peut lire qu'elle ne contient pas "d'huile des tropiques". Fioou. Ca sonne vaguement louche, de l'huile des tropiques... |
dimanche 15 avril 2012
Notre émission du 15 avril: Les productions Full Moon-Série B comme dans Balzac
Les cinéphiles de demain auront le pire et le meilleur des mondes. Alors qu'il fut un temps où il fallait trimer dur pour débusquer les brûlots introuvables de la légende, à peu près tout est désormais à la portée de main de l'homme de bonne volonté. Le volume de matériel disponible pour le cinéphile, bien qu'il soit de qualité variable et aucunement présenté dans des conditions optimales, est absolument sidérant. Pour cette raison, plus d'un cinéphile devra choisir son camp et se "spécialiser"; la vie sera beaucoup trop courte pour regarder certain type de film. Reste que si la ligne médiane séparant la culture populaire du grand Art est encore bien là, elle n'a assurément pas la même "tension" que jadis.
Au moment, où The Avengers se prépare à fracasser les écrans par sa seule et unique improbabilité, il est surprenant de constater que Full Moon avait déjà pavé modestement mais sincèrement la voie avec un amour véritable de la culture populaire et une volonté faire cohabiter son bestiaire. Aucune prémisse n'était trop ridicule; des poupées tueuses, des démons et des nazis dans un même film, c'est forcément toujours génial. Il a fallu une décennie d'alignement d'astres pour que les personnages de Marvel convergent dans une seule direction. Accomplissement hautement improbable mais aucunement impossible. Mais ça, Full moon l'avait déjà fait...
En fait, avant de partir et de vous laisser écouter notre émission, une déclaration d'amour pour se que je considère personnellement le grand film du studio, Doctor Mordrid, avec l'ineffable Jeffrey Combs.
Toute ressemblance avec Doctor Strange, super-héros magicien créé par Stan Lee et Steve Ditko, est totalement volontaire. Doctor Mordrid est l'avorton bienheureux et survivant d'une adaptation de Doctor Strange qui n'a pas pu se concrétiser. Charles Band, plus étroitement lié à cette adaptation que d'habitude, a simplement changé les noms dans le scénario et certaines des intrigues de bases. Si Doctor Mordrid n'a plus un serviteur tibétain du nom de Wong, il a en revanche un corbeau parlant portant le sobriquet de Poe.
Il récupéra également les grandes lignes d'un scénario écrit précédemment et mis sur tablette, Doctor Mortalis, dont les stroyboards avaient été griffonés par un certain...Jack Kirby.
Il en résulte un morceau de cinéma B profondément kitsh et jouissif, un hommage situé parfaitement a mi-chemin entre les héros de papier de Stan Lee et les productions "recyclées" de Roger Corman, le magnifique The Raven en tête. Une comparaison s'impose...
Ahh Full Moon! Que de plaisirs "coupables" tu nous aura donné!
On rappelle par ailleurs à nos auditeurs que la quasi totalité des productions de Full Moon sont disponibles sur Youtube au Full Moon Channel...des heures de bonheurs devant vous les aminches!!
dimanche 13 novembre 2011
Notre émission du 26 octobre-Spécial Halloween:THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW-la totale!
Don't dream it...be it!
Let's do the time warp again, shall we?
Pour Halloween, le 7ème antiquaire se fait enfin son émission sur
THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW!
LE FILM-CULTE: Tout ce que vous devez savoir sur sa genèse, ses inspirations et son importance! L'introduction parfaite pour le néophyte!
LE FILM DE CULTE: Comment le film est devenu un phénomène culturel sans précédent! Le cinéma comme outil de célébration et d'euphorie! Les méthodes et les techniques!
LE FILM OCCULTE: Les aspects philosphiques du film, ceux qui vont aux fondements même du renouveau occulte britanique! Le film en tant que pamphlet magicke exhaustif! Même le plus ardents des exégètes y trouvera son compte!
Let's get caught in a celluloid jam!
mercredi 27 juillet 2011
Notre émission du 27 juillet: Spécial Fantasia- quelques notions d'horreur folklorique
mercredi 21 juillet 2010
Notre émission du 21 juillet: Festival Fantasia-The Devils de Ken Russell-un vrai film damné
Bref, nous avions déjà fait l'année dernière une émission sur ce film et par chance, nous avions vu la version intégrale. Loin d'être simplement des scènes dont l'unique but est de provoquer, ce qui a été censuré était hautement porteur de sens, d'érotisme et de souffrance. Nous vous repassons donc notre émission et notre entrée de blogue dans leur intégralité, question de rendre justice au film et de nous remonter le moral après ne pas avoir vu la version promise...
Voilà. C'est fait. Out of the way.

Le fétichisme des symboles religieux, la déviance hypocrite du pénitent sont omniprésents dans les deux films. Ne perdons pas de vue qu'à la base, le terme cénobite réfère au moine chrétien et que Barker a su brillamment pervertir (exalter?) la rigidité morbide de ces moines pour créer par inversion une nouvelle hégémonie de souffrance, un dogme démoniaque de la mortification. Mad Movies a couvert à merveille ce sujet dans ce brillant article. Des comparaisons s'imposent: 



Depuis la sortie en Blue-ray du film, j'ai eu le plaisir de le voir avec une telle qualité d'image que des détails jamais perçus précédemment prenaient une évidence fabuleuse. Ceci par exemple:
À gauche, vous pouvez voir une statue modifiée par Frank, annonçant déjà l'apparence qu'auront les Cénobites (s'en est littéralement un vrai, en plus!). Ironie puissante que voilà: le syncrétisme ravageur de la religion chrétienne retourné contre lui-même! Amen!


Dans le cas ultime où vous seriez sceptique de nos analyses, on vous rappelle que Oliver Reed a joué dans ce film:
jeudi 8 juillet 2010
Geek Chronique: Julian Beck et le théâtre Vivant
Au moment même où vous avez vu cette photo, (pour ceux et celles qui se souviennent de Poltergeist 2), vous avez été saisi d'un vague sentiment d'inconfort, c'est certain.
Cette scène et ce personnage inoubliable, on les doit à Julian Beck. Certain d'entre vous savent déjà que cet acteur est mort pendant le tournage du film d'un cancer de l'estomac.
En fait, Julian Beck a accepté de jouer le spectral Kane précisément parce qu'il savait qu'il allait mourir. Il savait qu'il donnerait au personnage un aura de mort absolument inoubliable. Sur le plateau de tournage, Beck était traversé d'incommensurables souffrances. Son visage n'était par ailleurs strictement pas maquillé. Ça, personne ne le savait...
Voyez vous, Beck était le fondateur d'un immense projet nommé le Living Theatre. Héritier de la pensée d'Antonin Artaud et de son Théâtre de la cruauté, il était une figure influente de la contre culture new yorkaise. Les acteurs de ce théâtre, tout particulièrement lui, jouaient souvent nus, avaient des rapports sexuels sur scène, prenaient de la drogue devant le public, performaient dans la rue, les prisons et les institutions psychiatriques. Beck étendait les sphères de la création à tous les niveaux de son existence. Il fut peintre abstrait, écrivain, réputé dans les deux cas. Il était polygame (sa femme est lui était néanmoins inséparable, dans la vie comme dans la création. Elle était la codirectrice du Théâtre vivant), bisexuel (il partagera sa vie jusqu'à la fin avec le même homme). Sa femme et lui partagèrent également le même amant pendant des années.
Il ne payait pas ses taxes, se représentait lui-même au tribunal en orchestrant des vastes mise en scène, a été arrêté des dizaines de fois pour toutes les atteintes à la décence imaginables. Beck était un anarchiste convaincu et lucide; il a par ailleurs publié plusieurs recueil de poésie où sa pensée sur le sujet est clairement exprimée dont le puissant Living in Volkswagen buses and Other Songs of The Revolution.
En 1985 trépassait un anarchiste complet, un poète, un metteur en scène, un acteur. Un monstre, un homme au physique repoussant capable de séduire femmes et hommes également. Son chant du cygne sera dans une méga production américaine, une suite qui plus est.
Plus j'y pense, plus je trouve ça sublime. Quelle subversion...Son plus grand rôle, en parfait accord avec les principes de sa vie, Julian Beck l'a joué dans Poltergeist 2 où il est allé mourir publiquement, à l'insu de tous.
mercredi 17 mars 2010
Notre émission du 17 mars: Qui est vraiment Alan Smithee?
La plupart des cinéphiles connaissent le nom. Comme le terme Macguffin, c'est une appellation créée de toute pièce par le cinéma et qui fait désormais partie de sa terminologie. Pour ceux qui ne sauraient pas qui c'est, Alan Smithee est le nom de rechange emprunté au générique par un créateur de cinéma qui n'est pas satisfait de son film, pour des raisons personnelles ou hors de son contrôle. Au tout début, le nom était surtout attribuable au réalisateur mais depuis, des acteurs, des scénaristes et des artistes provenant d'autres disciplines ont aussi employé le terme. À l'émission cette semaine, nous vous parlerons entre autre des nombreux films attribuables à ce nom.
Le 7ème se penchera cette semaine sur ces notions cruciales. Première véritable révélation obtenue au terme de nos nombreuses réflexions cinématoccultes à l'émission, après l'invention de notre Tarot de la Lanterne magique, nous commençons à former une dialectique plus raffinée de notre pratique, des rituels précis, une cosmogonie.
Il se cache désormais quelque chose de sinistre et fascinant derrière ce nom que les nombreux créateurs frustrés et déçus n'auraient jamais pu prévenir. Smithee attendait, tapis dans l'ombre, d'être révélé par la lumière du cinéma. Ils ont tous invoqué, incarné une entité. Alan Smithee existe. Il n'a peut-être pas de corps, mais l'entité, avec ce qu'elle a de colère, de déception et de peine, est vraisemblablement existante. Nous avons fait le test: Smithee a désormais tous les attributs d'un démon qu'il est possible d'invoquer et il est maintenant capable de s'infiltrer dans notre monde par ses propres moyens. Sans le savoir, des réalisateurs ont des visions de lui en rêve, en songes et sans trop pouvoir l'expliquer, il le laisse s'incarner corporellement à l'écran, c'est d'ailleurs sa principale méthode d'infiltration dans la réalité consensuelle. Smithee a toujours existé, mais depuis 1967, année précise de sa confirmation, sa puissance s'est affirmée, tel qu'en témoigne ses apparitions de plus en plus nombreuses, principalement chez des réalisateurs ayant emprunté ouvertement son nom.
Il fait une bouleversante apparition au tout début de Wild Strawberries d'Ingmar Bergman.
On le retrouve également à profusion dans Jacob's ladder d'Adrian Lyne. C'est le conducteur du métro qui risque d'écraser Jacob...
...et le passager d'une voiture.
Dans Stuck on you, des frères Farelly, on peut l'apercevoir son visage sous un lit, observant le spectateur.
C'est vraisemblablement chez Lynch qu'il fait son apparition la plus troublante. Dans Inland Empire, il est protéiforme et fuyant.
Nommer les choses, c'est leur donner de la puissance. Alan Smithee est là pour rester..jpg)
















