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mardi 13 août 2013

LE TAROT DE LA LANTERNE MAGIQUE (édition finale)- Arcane no.1 LE BATELEUR

Le cinéphile pourra utiliser les arcanes majeurs du Tarot de la Lanterne Magique pour orienter sa méditation par le biais de symboles qui lui sont familiers, qui sont proches de sa sensibilité post-moderne et donc, possédant de plus amples résonances dans sa conscience. Vous pouvez écouter nos émissions sur le Tarot ici-même.
ARCANE 1-LE BATELEUR. 
À l'instar d'Orson Welles et Charles Foster Kane, Le Bateleur (ou le magicien), est un jeune homme au tout début d'une entreprise. Il possède tous les outils pour commencer son parcours, il a le talent, l'énergie et l'intelligence. Il symbolise le début de toutes les premières grandes entreprises. Il est l'archétype le plus important du Tarot, celui à travers qui tout se passera. C'est une carte totale, où toutes les constituantes du monde sont maîtrisées. Inversement, le Bateleur nous met aussi en garde contre l'arrogance, la suffisance, à ne pas confondre avec l'assurance et la confiance en soi

jeudi 15 novembre 2012

Notre émission du 15 novembre: Le manuscrit trouvé à Saragosse de Wojcieh Has -une discussion avec Antonio Dominguez Leiva

Pour nous écouter cette semaine, cliquer ici
Et le vertige fut.

Vous souvenez-vous, cinéphiles, lecteurs, occultistes d'occasion ou philosophes de circonstances, de la dernière fois où vous vous êtes trouvés devant une oeuvre avec une véritable impression de vertige? La dernière fois que vous avez ressenti de la consternation devant la largesse d'une histoire, avec la sensation tenaillante d'assister à une fornication entre le sacré et de maudit? Voilà une sensation qui ne  se présente que très peu  dans une courte vie d'homme n'est-ce-pas? Et quand elle vous saisie, cette sensation,  quelque chose comme une reconnaissance profonde s'ensuit,  non?

Cette semaine, le 7ème vous parle de son plus intense vertige de l'année, "Le Manuscrit trouvé à Saragosse" de Wojcieh Has (1965)
 ll y a de ces  moments forts rares au 7ème antiquaire où nos explorations cinéphiliques finissent par nous mener ipso facto vers  ce genre d'oeuvre. Une histoire qui s'impose sans que nous la connaissions a priori . Ce film au titre maintes fois croisé, murmuré, mentionné au détour d'une autre découverte, comme un livre interdit que seul l'initié peut ouvrir quand il sera prêt. 
 Voilà quelques années, ce fut la découverte du film "A page of madness" de Teinosuke Kinugasa (1926) qui nous procurait ce vertige (un page qu'on imagine bien arraché du manuscrit trouvé à Saragosse, d'ailleurs). Totale consternation en se demandant comment une création à la modernité si féroce  n'avait pas trouvé la pérennité qui s'impose dans le panthéon des grandes oeuvres humaines. Je me souviens des mots qui me sont littéralement sortis de la bouche en regardant le film : "C'est aussi vital que Un Chien Andalou de Bunuel...et peut être même encore plus.."

Et c'est encore autour de Bunuel que nous découvrons une autre oeuvre de cette trempe. Nous ne vous mentirons pas; nous avons regardé "Le manuscrit trouvé à Saragosse" parce que ce titre est quelques fois évoqués comme une des plus importantes influences du cinéaste espagnol.

Et le vertige fut...
 Certes, le film du polonais Wojciech Has relève le pari improbable de s'approprier une oeuvre littéraire réputée impossible à adapter, d'un auteur  lui-même insaisissable. Le roman de Jan Potocki est à la hauteur de son auteur: furieusement exploratoire, moderne, happant au passage des myriades d'influences pour se les approprier et les réinventer. Nous aurons avec nous en studio le professeur, auteur, théoricien et libertin Antonio Dominguez Leiva , pour parler de cet auteur, véritable Buckaroo Banzai des lettres . Un penseur de taille pour en évoquer un autre. C'est de mise...

En regardant ce film gigogne qui lorgne du côté de la fractalité narrative, il devient clair qu'il a immensément influencé Bunuel et  le scénariste Jean-Claude Carrière, Jodorowsky et un maudite bonne gang qui ne l'ont probablement jamais mentionné: Robert Altman, le "Magnolia" de P.T Anderson, Le "Dracula" de Coppola pour la facture visuelle. Terry Gilliam au complet...

Et le 7ème ne comprend pas. On ne comprend pas que ce film de soit pas une incontournable référence. La maîtrise du scénario y est tout aussi parfaite que la réalisation. Le sublime, l'horreur y côtoient le drolatique et le folichon. Tous les comédiens sont exceptionnels (sans oublier les femmes, saisissantes de beauté, aux décolletés aussi vertigineux que le film)
Terminons sur cette citation tirée du film, qui explique fort bien sa mécanique en spirale  et comment il parvient à conférer  une certaine exaltation mystique:

"We are like blind men lost in the streets of a big city. The streets lead to a goal, but we often return to the same places to get to where we want to be. I can see a few little streets here which, as it is now, are going nowhere. New combinations have to be arranged, then the whole will be clear, because one man cannot invent something that another cannot solve".

Et le vertige fut.

mercredi 11 juillet 2012

Céréales killing: être conscient des dangers occultes véritables de ces si délicieuses céréales sucrées


Vient un jour dans la vie d'un homme où les réponses à des questions importantes sont révélées dans des circonstances douloureuses mais nécessaires. Ces moments de révélation, rares et chers, où tout est à sa place, tout est éclairé par l'iridescence de la Vérité, l'albédo indivisible du Vrai. Chers lecteurs, j'ai été récemment éclairé par une de ces vérités séculaires qui échappe à plusieurs d'entre vous. Je tiens à vous en faire part, pour votre salut et pour que vous ayez la possibilité de faire des véritables choix. Le praticien des arts occultes vous dira: "Rien n'est vrai. Tout est permis . C'est la seule vérité". Ce que le reste du monde vous dit, en ce moment, c'est que "Tout est vrai. Rien n'est permis". Que tout va bien. Que tout est parfait tout le temps.
En tant que geek et mystique initié au secret de l'univers, je suis évidemment connecté de manière intime à la puissance des symboles. Je connais leur considérable potentiel occulte. Je suis aux aguets en permanence. Nos sociétés sont tapissées de symboles qui nous semblent anodins, mais qui sont disséminés de manière élusive et efficace. Rien de mieux que le symbole pour propager aisément une idée et infecter les consciences. Par ailleurs, ce sont les symboles les plus inoffensifs en apparence qui sont forcément les plus insidieux. L'Amérique maçonnique est entièrement batie sur un efficace agencement de ces symboles, de "complèxes mémiques" propagées à des fin de renforcement du statu quo, mais "garantissant" à l'individu l'illusion de ses choix. Un choix qu'il n'a pas, bien évidemment. On arrive néanmoins à lui suggérer le contraire en lui donnant le choix de "produits". Ces produits sont beaucoup plus que de simples "marques". Ces sont des régulateurs, des niveleurs, des équarisseurs idéologiques.
Pour qu'une société puisse bien contrôler idéologiquement la populace, il est évidemment important qu'elle infecte les consciences avec ces symboles dès le plus jeune âge. C'est avec l'alimentation qu'elles y parviennent le mieux. Le jus, les conserves, les surgelés...
Les céréales...surtout les céréales.
Il est vital que vous compreniez.

En tant que geek, les céréales sucrées ne font pas seulement partie de mes souvenirs d'enfance: elles sont encore tristement reliées à mes rituels matinaux les plus agréables. Elles ne sont pas qu'UNE partie d'un petit déjeuner équilibré en demandant 24 autres, elles font aussi intimement partie de la vie de tous geeks trentenaires (et aux abords de la quarantaine aussi), comme le t-shirt et la porno matinale. Ces si délicieuses céréales qui laissent dans le coeur des palpitations de lait sucré et poisseux au goût de cancer. Combien d'entre nous, entre la béatitude et l'extase, avons lu de comics en lapant maladroitement nos bols, le lait gluant s'immisçant subrepticement entre les poils de ces barbes que les plus ventripotents d'entre nous arboront pour cacher nos clones de menton et les plus rachitiques pour dissimuler leur absence de mâchoire? Ces céréales sont le Soma de notre génération au menton sentant le fromage de chèvre.
Un illuminati alimentaire s'assure que vous ne puissiez pas arrêter d'en manger. Elles y associent des symboles totémiques particulièrement puissants, innoffensifs qu'en apparence. Rappelez-vous que plusieurs de ces céréales proviennent de la compagnie Kellogg. À l'origine, John Harvey Kellogg était un occultiste pratiquant un système mystique de fortune oscillant entre les édits de l'église Advantiste du Septième jour, la gnose chrétienne prônant l'abstinence et la contrition et certains rituels ancestraux extatiques des Potowatamis, les indiens de la région de Battle Creek au Michigan. Paradoxalement, c'était aussi un adorateur de la race aryenne indo-européenne qui croyait aux vertus de l'eugénisme. De son infatuation pour la race indo-européenne, il récupérera plusieurs éléments: le Yoga, le végétarisme, le swastika et le totem suprême des indiens, le tigre.
Kellogg était donc à la tête d'une secte qui célébrait des principes de santé "absolue", en apparence. Dans les faits, c'est la souffrance, la mortification et l'eugénisme qui constituait le message sous-jacent de sa doctrine. C'était un gourou dans la plus pure tradition. Dès le départ, plusieurs de ses produits étaient accompagnés de symboles occultes.
Cette méthode totémique est non seulement en vigueur aujourd'hui, elle est plus forte que jamais. Les autres compagnies de céréales, dans leur volonté de compétitioner avec Kellogg, ont tout naturellement émulé le modus operandi. Chaque mascotte de céréale sont aujourd'hui des symboles représentant un trait identitaire encouragé par notre société, une attitude à préconiser pour en devenir un membre acceptable (et aisément contrôlable). Elles sont les gardes-chiourmes du statu quo. À chaque bouchée que vous enfournez en regardant la mascotte sur la boîte, une association sensitive systématique et inconsciente est faite entre le goût si délicieux, rassurant dans votre yeule et l'attitude que la marque de céréale veut installer dans votre mode de vie. Bref, un rituel occulte aux accents pavloviens terriblement efficaces.
 
"Dis-moi quelles céréales tu manges, je te dirai ce qu'ils veulent que tu sois". C'est ce que j'ai fais pour vous avec ce texte, frères et soeurs geeks. Grâce à cette analyse basée sur des observations précises, vous serez en mesure de savoir quels sont les dangers de chacune de ces céréales. Commençons par le plus populaire d'entre eux...


TONY LE TIGRE des Frosted flakes


Né en 1951. Le plus vieux et "vénérable" de tous les totems avec Cornelius le coq. Tony le tigre est censé représenter la santé, l'énergie, le dépassement de soi et l'activité physique. À travers les décennies, il est devenu de plus en plus masculin, viril et paternel.

Ce qu'il représente en réalité: Le supériorité ethnique, masculine et paternaliste. Tony le tigre est le symbole même de la virilité guerrière. C'est un conquérant et il fait ouvertement référence à Alexandre le Grand, le Tigre de Macédoine (It's GREEEAT!) . Il faut savoir qu'initialement, Tony était un tigre blanc et que sa coloration a changé par la suite. C'est un totem souverain, célébrant la venue des grands maîtres du monde tel que voulu par Kellogg. Il est l'Amérique fasciste et dominante, le symbole maçonnique de la symétrie et de l'Ordre. Paradoxalement, il est aussi un fort symbole homosexuel. La raison est simple: il réfère à un monde d'homme pour les hommes. Kellogg aura tôt fait de changer cette aspect. Il deviendra par la suite un père de famille italien autoritaire et avenant avec une large famille
Chaque bouchée de ces délicieux flocons sucrés sont censés vous rappeler une chose; soit fier, soit dominant et surtout, cherche constamment la victoire. Imposes-toi. Les perdants ne dominent pas le monde.
"Show them your a Tiger...show what you can do". Écrase ton adversaire. Fais le pour ta nation parce "IT'S GRRRREAT!". Sois le maître du monde. Les Frosted Flakes sont au final la version populiste des Corn Flakes.


CORNELIUS THE ROOSTER des Corn Flakes:
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Le coq Cornelius, symbole d'un bon petit déjeuner équilibré, a déjà été brièvement et souvent "anthropomorphique" mais il revient invariablement au même design minimalisme et abstrait, contrairement aux autres céréales. Pourquoi donc?

Ce qu'il représente en réalité: La gloire des Adventistes et des "vrais" américains, des pères fondateurs. Une céréale saine faites pour des gens sains qui le méritent? You bet! Ceux qui travaillent bien, qui sont vertueux, abstinents auront droit à leur céréale, fondée au tout début (accidentellement) pour ceux et celles qui suivaient, selon les principes de l'église Adventiste, une stricte diète végétarienne dont le but était d'éloigner les "passions" alimentaires. Dans plusieurs religions, le sacrifice d'un coq représente le début d'une entreprise. Il aussi le symbole de la pureté de la Chrétienté. Les Corn flakes célèbrent la fondation des États-Unis (corn fed american, dit l'expression), ce temps rêvé où tout était encore à faire sans avoir des gens d'autres cultures dans les pattes. Toutes les autres céréales qui suivront seront plus ou moins réservées pour les souches inférieures de l'Amérique, celles des "faux" américains.

SAM LE TOUCAN des Froots Loops:


Le compétiteur direct de Tony. On se souviendra de son mantra "Follow my nose. It always knows!". Censé représenter l'esprit d'aventure, la découverte des mondes tropicaux à travers l'exploration. Sam est l'ami des enfants qu'il entraine dans ses aventures.

Ce qu'il représente en réalité:Le principe de la fierté militaire et de la conquête. "Suivez-moi, je connais la voie". Sam le Toucan est un général de troupe, un pilote éclaireur. Il n'est pas surprenant que le Totem du toucan ai choisi: il est une appropriation du symbole de la fierté maya. Sam (pour Uncle Sam), possède toutes les couleurs des Amériques. Il incite les enfants à le suivre sous des apparences de jeu, comme le joueur de flûte de Hamelin. En fait, il les guide fièrement vers la guerre et la conquête en faisant miroiter des rêves d'exotisme. Il forme la prochaine génération de soldats qui envahiront le monde. D'ailleurs, son bec symbolise de toute évidence la puissance de la bombe. Les jolies anneaux fruitées semblent tellement innoffensifs non? Regardez plus près: ce sont des anneaux d'explosion nucléaire. Pour la petite information, les Froot loops fût l'aliment le plus envoyé aux soldats durant la guerre du Vietnam.

SUGAR BEAR des Sugar Crisps:

Le principal adversaire de Tony le tigre. L'ourson débonnaire et décontracté qui fait glisser un soupçon de miel dans vos céréales comme le GHB dans un cocktail sucré aux pêches.


Ce qu'il représente en réalité: Un stéréotype racial servant à rendre attirant un certain mode de vie des noirs à cette époque. Proxénétisme, deal de drogue, alcool. Obsession pour "that sweet sweet honey", symbolisant autant l'alcool, la drogue, l'argent que le liquide séminal des femmes. Sugar bear est le versant "blaxploitation" des céréales, jusqu'à son nom et son attitude de "stoner" au regard glabre de violeur. Est-ce une coincidence si ces magnifiques flocons ressemblent tant à "des petites vulves crépitant dans le lait"? C'est un constat que j'ai fait tôt dans la vie, comme vous pourrez le constater vous même en regardant ce vidéo.
Bref, Sugar Bear invite les Afro-américains à rester dans ces idées de paresse, de drogue et de proxénétisme que leur attribuent si gentiment les caucasiens. Cette idée de ne jamais en avoir assez; d'argent, de femmes et de drogue. Comme le dit le slogan: "je n'ai jamais assez de Sugar crisps". Plus facile de contrôler l'autre moitié de la société en la gardant dans l'ignorance. De même, Sugar Crisps est de tout temps la céréale la plus consommée par les noirs. En créant cette céréale, la compagnie céréalière concurrente Post s'opposait directement à l'idéologie des Frosted flakes, tout en la complétant. La parfaite céréale contre les munchies. Pour compétitioner avec Post, Kellogg créera sa propre version afro-américaine en copiant en tout point la céréale et en gardant l'idée de base. Par contre, ce sera une nouvelle génération qui sera ciblée: la culture émergeante du rap, du nouveau ghetto et du speed, du smack. Son nom: Les SUGAR SMACKS (qui deviendront plus tard les Honey smacks) avec sa grenouille survoltée et sur la coke, DIG'EM FROG!
SUIVRONT ENSUITE D'AUTRES STÉRÉOTYPES AMÉRICAINS TRAITANT DU MÊME SUJET: LUCKY THE LEPRECHAUN des Lucky Charms:
On se rappellera que le petit farfadet des Lucky Charms trouvait toujours le moyen de se sauver avec ses céréales pour éviter qu'on ne mette la main dessus, comme le pot d'or de la légende.
Ce qu'il représente en réalité: Un stéréotype racial servant à banaliser la présence des Irlandais en Amérique. Les Irlandais sont arrivés en Amérique au coeur de la famine, pauvres, avec rien d'autres que la fierté de leur culture. Ils ont contribué à l'édification de ce pays. Reste que pour la véritable race blanche dominante américaine, les irlandais sont des nègres blanc, alcooliques et intimement reliés au crime organisé. Rien de plus inconfortable que cette notion de "luck of the Irish" quand on pense à la suite ininterrompue de malchances qui cribla l'Irlande. De ces trois traits qui déterminent une certaine idée de l'Irlande, la "chance", la bière et le folklore, les LUCKY CHARMS ont tout gardés. Les céréales sont à base de blé. Le farfadet symbolise cette idée de richesse et de chance pourtant inexistante chez eux. Et ces petites guimauves sont de puissantes images magiques sans aucune valeur nutritive et cachent tout simplement la céréale vide et ennuyante en dessous. Elles sont littéralement des "charmes", l'illusion de quelque chose qui est pourtant inexistant. Les lucky charms sont les céréales que l'Amérique a créé pour célébrer le travail des Irlandais chez eux: vides, aucunement nutritives et pleines de symboles magiques servant à "charmer". Un lecteur faisait d'ailleurs remarqué derechef un aspect supplémentaire: les morceaux de guimauves représentent tous justement des symboles “païens”, ils sont doux et sucré, attirants mais mauvais pour la santé, tandis que les morceaux “nutritifs” ont plutôt la forme de symboles typiquements chrétiens : le poisson et la croix. Ils sont moins “séduisants”, mais concrètement ils sont nutritifs pour le corps, de la même manière que le christianisme est nutritif pour l’âme" (Merci Banjo!).
Est-ce surprenant que l'empire britannique achètent encore cette céréale désormais inexistante chez eux pour des sommes faramineuses sur Amazon et E-bay?
TRIX RABBIT de céréales TRIX
De manière diamétralement opposé à Lucky the Leprechaun, Trix est un lapin survolté qui veut de toutes ses forces des céréales mais ne parvient jamais vraiment à les avoir parce qu'on lui refuse.
Ce qu'il représente en réalité: Le traitement réservé aux junkies et aux prostitués par le système. Le lapin, symbole de fertilité systématique. Cobaye de laboratoire dans lequel on inocule des maladies terribles. Impossible de savoir si Trix et femelle ou mâle. Une chose est certaine: le lapin ferait n'importe quoi pour une dose. N'importe quoi. Ça le rend hystérique. Mince, blanc et émacié, il est le dur réveil du "peace end love". Dans le jargon de la prostitution, des "trix" veut dire "tirer un coup" pour de l'argent. Ça veut aussi dire "jouer un tour". Encore cette notion de magie et de tromperie; l'illusion des fruits. Reste que le seul tour qui est joué ici, c'est que pour des milliers de mères prostituées et toxicomanes, cette céréale absolument sans valeur nutritive est le seul repas qu'elles pourront se mettre sous la dent. Et sous celle de leurs enfants illégitimes qui eux aussi, feraient n'importe quoi pour des Trix.
SONNY THE CUCKOO BIRD des Cocoa puffs:
Un oiseau complètement hystérique qui est "cuckoo" pour le bon goût des Cocoa Puffs.
Ce qu'il représente en réalité: le traitement réservé au gens qui souffrent de maladies mentales. Vol au-dessus d'un bol de cocoa puffs. Cuckoo est le symbole inversé de Sam le Toucan, au même titre que Sugar bear est opposé à Tony Tiger. Les États-Unis ne tolèrent pas les états seconds et les maladies mentales. Impossible de faire des membres productifs de la société, des soldats ou des travailleurs avec eux. Il faut donc les isoler, cacher leur hystérie. Ils sont la lie du système, la merde laissée derrière, à traiter comme telle. D'où l'aspect de ces céréales. Elles donnent des palpitations tellement elles sont sucrées d'ailleurs. Et elles font terriblement mal au palais.
SNAP, CRACKLE ET POP des Rice Krispies:
Les trois petits lutins aux noms multiples. La céréale la plus mangée dans le monde. Un dessert connu de tous. Le riz: l'aliment le plus consommé dans le monde. Chacun des trois lutins représentent un des "sons" que produisent les céréales. Ah oui?
Ce qu'ils représentent en réalité: LES TROIS GRANDES FORCES EUROPÉENNES AUXQUELLES LES ÉTATS-UNIS FURENT IDÉOLOGIQUEMENT RELIÉES, L'ITALIE, L'ALLEMAGNE ET L'ANGLETERRE. En fait, SNAP , CRAKLE et POP, ce sont les bruits que font les armes à feux qui ont servi à décimer tous ces villages jadis au nom d'une ressource, le riz. Regardez les costumes: le chef cuisinier italien, le lutin bavarois aux cheveux blonds et le militaire anglais. Rien à dire de plus.
CAP'N CRUNCH:
Un produit de Quaker. Un capitaine avec une calle de bateau pleine de céréales.
Ce qu'il représente en réalité: La suprématie de l'homme blanc colonisateur, toutes catégories confondues. La pire céréale de toute. Une des meilleures au goût, comme la saveur sucrée de la victoire et du génocide. Cap'n Crunch est en quelque sorte la continuation de Snap, Crackle et Pop (d'où le "Crunch"). On remarquera par ailleurs qu'il est le seul humain du groupe, qu'il est armé et qu'il possède un terrible regard sanguinaire. Bordel...il s'appelle "Capitaine Écrase" Tout dans cette céréale est une célébration ouverte de la gloire militaire: même un des fameux sifflets que l'on trouvait jadis au fond de la boîte est à l’origine du "phreaking", le piratage des lignes téléphoniques, ancêtre du hacking moderne (merci Nikolavitch!). Captain Cruch n'est pas un totem du tout. Il est les premiers européens des conquêtes. Diamétralement opposé au pouvoir déjà installé des Corn Flakes. C'est aussi la céréale la moins nutritive de toutes...et douloureuse en plus: elle donne le "crunch mouth", une inflammation de gencives et du palais en raison de sa consistance qui rappelle le scorbut. En fait, le Capitaine est la seule céréale qui ne cache pas ses véritables intentions. Je viens pour m'installer, prendre vos richesses, vos aliments et je vais vous faire souffrir. Je vais vous "cruncher" jusqu'aux derniers.
Et j'en passe... Pourquoi croyez vous qu'il n'y a plus de "surprises" dans les fond de vos boîtes? Parce que le travail de conditionnement est déjà fait. Plus besoin de rien mettre au fond pour vous avoir.
Manger des céréales n'est JAMAIS une activité innocente. C'est volontairement ou non une position idéologique et même spirituelle. Et si vous mangez des céréales "santé", des "natures crunch" ou autre chose du genre, grand bien vous en fasse. Vous avez échappé à UN des plus grands pièges. Je serais bien curieux de voir ceux auxquels vous n'avez pas échappé...Le Géant Vert? Aunt Jemimah? Tôt ou tard, ils vous auront.
-FRANCIS OUELLETTE

samedi 10 décembre 2011

Notre émission du 7 décembre: ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

Notre saison 2011 tire bientôt à sa fin. Avant de terminer avec notre traditionnelle émission de cinéma de Noël, nous avons décidé de faire un échange de cadeau cinéphilique en onde. 
Je ne sais pas de quoi Jim va parler, il ne sait pas non plus ce que je vais évoquer.  Ce sera une surprise. Chose certaine, nous allons faire découvrir à l'autre un film magnifique dont l'autre n'a jamais même entendu parler et qu'il se doit de connaître. Par le fait même, on vous en fait cadeau à vous aussi, chers auditeurs.  Il est quasi impossible que vous ne fassiez pas au moins une découverte. 

jeudi 22 septembre 2011

Notre émission du 21 septembre: Le 7ème a 5 ans- 5 de nos plus grandes découvertes des 5 dernières années

Fais moi un high five avec ton curseur pour écouter notre émission parce que je t'aime.
Salut les aminches...

Aujourd'hui, le 7ème antiquaire célèbre sa cinquième année de la manière la plus désinvolte  et sincère possible: on médite tout simplement sur la raison d'être de notre existence...en réfléchissant sur l'importance du chiffre 5 au cinéma (no fucking joke).

On termine cette cinquième année avec un exercice à la fois formel et conceptuel, beaucoup plus complexe qu'il n'y paraitra, celui de vous faire découvrir une série de 5 films absolument incontournables que vous ne connaissez probablement pas du tout. Il ne sera pas nécessairement question des 5 plus grands films couverts pas le 7ième, ni des plus importants,  mais de 5 découvertes qui ne nous ont jamais quittées depuis, de films pouvant nourrir l'âme, l'intelligence et le cœur pendant des mois. 
Ensemble, ces 5 films forment une sorte d'organisme Gestalt, un enchevêtrement narratif pouvant remplir tous vos besoins spirituels à satiété. Un pentagramme de chef d'œuvres inconnus permettant d'exorciser à peu près tout vos démons.

C'est notre cadeau pour vous les aminches. Non non, ne pleures pas...nous serons toujours là pour toi, c'est promis.

Merci de nous écouter depuis 5 ans. 
Bonne découverte

Frank et Jim

vendredi 22 juillet 2011

Fantasia 2011, Jour 8: Critique de YOU ARE HERE. Espaces canadiens intérieurs à repeindre

Il est facile de se perdre à Fantasia. La quantité de films, les heures de projections, les salles, la planification de sa journée, de son sommeil et de ses repas. Les jours qui se passent  entre le noir et la lumière, le froid et la canicule, la violence gratuite et l'introspection. On fini par s'y perdre un peu, étourdie entre la surcharge d'idée et la redéfinition même de notre espace physique.  En REM toute la journée, des semaines à rêver.On catégorise ce qu'on a vu, on répertorie, quantifie et soupèse. La réceptivité de nos sens est poussé dans des retranchements...labyrinthiques. 

YOU ARE HERE n'est pas seulement une évocation de cet état de désorientation avec lequel le public Fantasien est assez familier. YOU ARE HERE est une expérimentation. Votre cerveau est la souris. Attention-STOP. Je ne dis pas que le film est expérimental; c'est littéralement une expérience, un mécanisme méta fictionnel et fractal aux contours escheriens. Vous allez obligatoirement vous y perdre; la carte de ce territoire cinématographique est tracée sur un miroir craqué que vous devez regarder avec une loupe et une bougie. C'est aussi, fort probablement, le film le plus élusif et unique présenté à Fantasia cette année. Bien sur, il conviendra probablement plus aux gens affamés par des questions qui en apportent deux autres, aux passionnés de puzzle, de labyrinthes, d'énigmes et de maladies mentales. Les autres auront droit à un mindfuck d'une qualité indéniable. Je sais pour ma part que c'est la grande découverte du Festival pour au moins trois personnes: le programmeur Simon Laperrière, moi et l'autre.
Un résumé est forcément inutile mais l’exercice est néanmoins irrésistible. Une porte donnant sur le vide à un étage inaccessible d'une gratte-ciel. Des expériences sur le cerveau se passant dans  une pièce vide. Une archiviste accumulant des documents audiovisuels apparaissant sur son chemin. Une prothèse oculaire qui change le monde. Un conférencier qui vous met en garde de suivre le point rouge de son laser. Tous ces éléments sont reliés  par d'infimes détails dans un réseau de filaments narratifs aux tensions variables. 
Vous êtes directement responsable de votre itinéraire. Si jamais vous vous sentez perdu, ne perdez pas de vue que vous êtes ici.
 Amalgame physique (et mental) de Cronenberg, Egoyan et André Sauvé, le réalisateur Daniel Cockburn investi sa métafiction d'un généreuse dose d'angoisses et de névroses. De sa propre déclaration, son film est une exploration sinueuse d'une crise existentielle et matérialiste où il a jadis failli se perdre par excès de causalités. 
À  mon sens, il y a quelque chose de typiquement canadien dans le film de Cockburn, des angoisses typiquement locales, situées entre les contraintes budgétaires, la crise identitaire et un obsession nationale voilée gravitant autour de la notion d'espace (Du Spider de Cronenberg jusqu'aux films de Vicenzo Natali...le Canada fait les meilleurs huis-clos en plein air. La perte, l'oblitération, la contraction et la dilatation de l'espace; un thème omniprésent dans la cinématographie canadienne (vous pouvez écouter notre émission sur le sujet ici même pour en avoir le cœur net). On y trouve forcément aussi une mélancolie urbaine délicieusement torontoise. Cockburn deviendra assurément une réalisateur canadien à suivre là où il voudra bien se rendre

Je terminerais sur cette blague, au mécanisme typiquement canadien; C'est une fois l'espace, le temps et l'esprit qui rentre dans un bord. L'esprit se tasse. Le temps passe de l'autre bord et rentre dans l'espace. Si vous riez, c'est que VOUS ÊTES ICI et ce film est décidément dessiné pour vous. 


Un gros merci à Simon Laperrière: ces obsessions personnelles sont responsable de l’apparition de ce film au Festival.

mardi 1 mars 2011

Notre émission du 2 mars: Qu'est-ce qu'un Twonky? ou ces films qu'on est pas certain qu'ils existent



"Macguffin". "Jumping the shark". "Alan Smithee", "ret-con"
Vous êtes familiers avec ces termes? Si vous êtes cinéphiles, fort probablement. Pour les néophytes: ces mots, ce sont des néologismes associés au monde du cinéma et de la télévision qui ont depuis intégrés le vocabulaire de la culture populaire. Ils sont par ailleurs hautement porteurs de sens.
Après avoir vu le film dont nous parlerons cette semaine, nous avons décidés de créer notre propre néologisme, le Twonky. Qu'est-ce qu'un Twonky? C'est ce film que vous avez vu jadis et dont vous n'êtes absolument pas certain de l'avoir vraiment vu. Vous ne connaissez pas le titre et les détails de l'histoire sont flous. Vous étiez sans doute jeune, somnolant ou saoul quand vous l'avez regardé..ou les trois. Vous évoquez  quelques unes des rares scènes suspendues à votre mémoire à des potes cinéphiles, vous faites des recherches sur Internet...rien n'y fait. Absolument personne ne sait de quoi il en retourne. C'est un Twonky. Cette semaine, nous vous parlerons de nos grands Twonkys, dans l'espoir que nos auditeurs puissent nous fournir des infos. 
En l'occurrence, The Twonky (1953) est le titre d'une mystérieuse petite comédie de science-fiction que nous cherchions depuis des années à propos d'un homme dont la vie est gâchée lorsque ...sa télé prend mystérieusement vie et se déplace!  Notre curiosité provient d'un papier écrit par le réalisateur Don Coscarelli pour le site Ain't it cool news où il parle de la frousse que lui avait procuré le film quand il était petit, hanté par le souvenir d'une seule et unique scène, celle que vous voyez sur la photo du bas.
 
 C'est quand même épeurant, une télé qui monte les escaliers. Pendant des années, The Twonky a été LE  twonky de Coscarelli. Depuis son article, des curieux tels que nous cherchent le film, inexistant en Dvd et en VHS. Même Rick Trembles a fait un petit bijou sur ce film dans son Motion Picture purgatory. Il va sans dire que nous l'avons trouvé et nous l'avons vu pour vous.

Donc, cette semaine, nous vous parlerons aussi de The Twonky et de son réalisateur oublié, Arch Oboler. Qui était ce dernier? Bof. Il semble qu'il ait été la voix la plus importante de toute l'histoire de la radio, un scénariste, réalisateur, auteur, le créateur du premier film en 3-D. Un croisement hautement improbable mais fonctionnel entre Orson Welles et William Castle. Mais oh bon, le reste, on vous le garde pour l'émission, ici même. 



Twonkybuster: nous trouverons et détruirons vos Twonkys pour vous! Décrivez nous la scène qui vous obsède et nous trouverons le film d'où elle provient. Cliquez sur l'icône pour de l'aide.

mardi 22 février 2011

Coin Culinaire : Dine at The Overlook...forever

Notre Chronique le Coin Culinaire est une "Contrepartie Convaincante" où l'on Critique la Cuisine Cinématographique Contemporaine Comme Celle de Comment ma mère aCCouncha de moi durant sa ménopause et Coeur Circuit.  

Voici notre premier extrait :
Les traditions sont des particularités sociales bien intéressantes. Que ce soit frapper les pots lors du Nouvel an ou enterrer un électroménager à chaque lune rouge, elles sont des actions de pensée magique qui hantent nos vies.
Une autre chose hantent particulièrement nos vies: Les napperons de restaurant.


(Le naperon Dutch Pantry, de l'excellence dans l'exécution.)


La composition du napperon est souvent faite par des spécialistes (ou des maestros, comme ils préfèrent être appelés) car le maniement de la disposition, de la clarté et de l'harmonie des éléments ne peut clairement pas être déléguée à un apprenti. L'équilibre doit se jouer entre la section "jeux", la sections "spéciaux" et la section "autres franchises" en plus d'être un excellent récipiendaire pour nos taches (ou "splotches") de sauce barbecue. L'art du napperon est décidément à considérer.


Que dire de l'accomplissment ultime dans le domaine de naperon? Que dire de ces génies fous qui ont conçu ces tranches de papiers qui transcendent le lieu de gastronomie lui-même? Que dire de ces artisans qui comprennent parfaitement que l'environment dans lequel les gens dînent est hostiles aux infâmes palais?


Aujourd'hui nous honorons ces gens. Nous honorons Shane Parker et son merveilleux naperon.


 (la grâce, la subtitilité, la composition, il est dommage que les gens qui y dînent meurent)

jeudi 27 janvier 2011

Notre émission du 26 janvier: The Last wave, la prophétie de Peter Weir

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Depuis le début du mois de Janvier, vous l'aurez sans doute vu dans les médias, des inondations aux proportions "bibliques" assaillent l'Australie. Nous vous épargnerons ici les détails. Allons tout droit pour le superlatif de circonstance: c'est une catastrophe. La plus intense de ce genre en Australie depuis 200 ans.


Une petite explication pour les potentiels nouveaux auditeurs de notre émission (on vous souhaite tout de go la bienvenu) : si le 7ème antiquaire s'est donné quoi que ce soit ressemblant à un mandat, voire même une mission, c'est d'explorer la mince ligne qui sépare les rêves de la réalité, cette zone floue où les deux se confondent. Nous nous voulons, au risque de sonner pompeux, des explorateurs de l'inconscient et le cinéma est notre mode de plongeon. C'est même en quelque sorte notre méthode liturgique, notre outil de méditation. Notre appréhension de la réalité consensuelle est virtuellement scandée par notre consommation de films.
Une de nos premières émissions, le7 novembre 2007, parlait du film de Peter Weir de 1977, The Last Wave. Un de mes films préférés. Un grand film "inconnu", à mon sens. Depuis, cette émission a été perdu dans les raz-de-marée des archives de Choq.fm. J'en ai toujours éprouvé une certaine mélancolie. Il me semble que c'était une de nos émission les plus substantifiques, qu'elle nous avait permis en quelque sorte de trouver notre voix en tant qu'animateurs. Je me suis promis qu'un jour, quand le besoin se ferait sentir, nous referions une émission sur ce film.The Last wave est précisément le type d'histoire qui fait que le 7ème existe. C'est un film angoissant, étrange mais c'est un film qui plonge profondément dans les abysses du mystère de l'existence. J'ai toujours trouvé qu'il était traversé d'une indicible mélancolie, qu'un certain sens de l'inéluctable semblait l'habiter. Une certaine compréhension du monde aussi. Comme une prophétie. Dans cette histoire d'avocat cartésien (joué avec gravité par Richard Chamberlain) s'ouvrant à une autre culture en défendant un jeune aborigène accusé de meurtre, il y a souffle mystique auquel l'occidental s'éveille. Traversé de visions apocalyptiques, il cherche à donner du sens à ce monde intérieur et souterrain découvert en lui. Notre personnage doit aller, dans tous les sens du terme, down under...Au delà de la peinture hautement mystifiante (mais respectueuse) qu'on retrouve des aborigènes australiens, on nous rappelle que ces gens ont une culture du rêve qui ne dissocie pas l'imagination de la réalité. C'est même l'oscillation entre les deux qui donne toute sa cohésion à notre monde. Une culture de la pensée, laissée sans interférences pendant près de 50 000 ans.
De film sur une prophétie, The Last Wave est depuis devenu un film prophétique. Si le film inquiétait, il est désormais littéralement angoissant. Si les inondations en Australie sont une réalité depuis longtemps, je vous invite à observer ses dates: dans le film de Weir, les prophéties aborigènes prévoyaient le déluge pour le fatidique et omniprésent 2012. Le processus est accéléré pas le personnage de Richard Chamberlain. La date de sortie du film en Australie: le 13 -14 décembre. Même date que la première grande inondation de l'état du Queensland.

Pour écouter notre émission sur The last Wave, cliquer ici


mardi 7 décembre 2010

Notre émission du 8 décembre: Captation d'une émission du 7ème inventeur (1924) sur Sherlock Jr. de Buster Keaton

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Récemment, une photo d'une dame parlant dans son portable a été ¨aperçue¨ dans un film de Chaplin, Le Cirque (1928):
Depuis, ce phénomène peu connu mais fascinant qu'est l'abolition de la notion d'espace-temps dans une espace diégétique permettant à des Peutêtraunautes des explorations conceptuelles apparait subrepticement dans les médias. C'est d'ailleurs un prodige que le cinéma, art de lumière et d'espaces inexistants, a toujours su contenir en son fort intérieur, la possibilité de l'écran comme machine à voyager dans le temps, comme outil d'exploration des mondes imaginaires. Oscillant à la même intensité qu'un œil au repos, l'écran de cinéma est un parfait outil d'hypnotisme, nous permettant de s'autosuggèrer dans un autre temps-espace.

Le cinéma nous permet de plier la réalité à nos besoins, à nos attentes, à nos rêves.

Cette semaine à l'Antiquaire nous retracerons deux des précurseurs du mouvement peutêtraunaute au Québec: Blaise et Adrien.

Nous savons très peu sur ces deux animateurs si ce n'est de cette petite entrée disponible à la BANQ qui les décrit comme :

Animateurs à succès moyens pour la chaîne CRBC (1923 à 1946).

En plus de cette entrée, nous savons que l'émission à laquelle ils participaient fut abruptement retirée des ondes la semaine du 2 Mars, 1946. Les histoires racontent que l'un deux auraient mystérieusement disparus, laissant l'autre animateur dans une psychose hallucinée, aucun testament de court ni d'avis de disparition corrobore cette histoire.

Malgré cela, ce sera notre dessein cette semaine de vous amener dans les marges de l'expérience radiophonique: nous vous présentons un des seuls enregistrements de cette émission à avoir survécu l'épreuve du temps. Cliquez ICI pour l'écouter.


mardi 19 octobre 2010

Notre émission du 20 octobre: Borges au cinéma-INVASION et LA MORT ET LA BOUSSOLE

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N'est-ce pas le plus grand accomplissement de Borges d'être aujourd'hui partout et nulle part à la fois? En pensant à l'auteur et à ce qu'il nous a laissé, ces joyaux de pensée humaine ciselés à la perfection, des thèmes évidents nous viennent à l'esprit; le méandre, celui de la pensée et du labyrinthe, des instants suspendues pour l'éternité, des identités qui se mêlent, des mondes imaginés qui infectent les nôtres, des morts qui donnent la vie. Mais Borges est-il lu? S'il est connu, qui l'a lu dans son entièreté? Personnellement, je n'en ai pas la moindre idée.Selon un paradoxe digne de lui -qui fait assurément rechigner ses exégètes-, Borges adorait le cinéma et la littérature populaire. Cet homme au savoir encyclopédique aimait autant Lovecraft que Shakespeare et appréciait tout autant le 7ème art (à une époque où ce n'était pas très "fashionable"). Il fut par ailleurs un fascinant critique de cinéma, préférant le bouleversant King Kong à l'ennuyant Citizen Kane. En outre, il ne fut que très peu adapté lui-même au cinéma. On lui doit le scénario d'un film de 69 à peu près introuvable (et grandement intriguant) intitulé Invasion. Tout aussi introuvable jusqu'à très récemment, l'adaptation de la nouvelle La mort et la boussole d'Alex Cox (Repo man et Sid and Nancy), maintenant disponible pour la première fois gratuitement sur BFI, tel que mentionné dans notre précédent papier.
Une découverte de taille par ailleurs. Cette semaine à l'émission, par le biais de ce film, nous parlerons de Borges et de son omniprésence/absence au cinéma. L'argentin n'est peut être pas beaucoup adapté, quand on se penche sur la question un tant soit peu, on se rend compte que les idées borgesienes ont profondément infecté le 7ème art.