mercredi 7 juillet 2010
La scène de la semaine: Kung-Fu VS Yoga!
Notre émission du 7 juillet: Cinéma-jazz-Chet Baker, créature de cinéma
"What's the problem? A lot a fucking attitude is going on here! Don't let me get one!"-Paroles de Chet Baker entendues pendant qu'il répète avec ses musiciens durant le générique de Let's Get lost de Bruce Weber.
Bien que la figure de l'ange blessé, de l'artiste torturé si présente dans la mythologie du Jazz soit séduisante, il ne soit pas certain qu'elle ait rendu service à ses grands génies. Certes, c'est une figure qui se prête tellement bien au jeu de la dramatisation que les grands torturés ont eu droit à leur long métrage: Bird de Clint Eastwood pour Charlie Parker et Round Midnight de Bertrand Tavernier pour Lester Young-Bud Powell.
Chet Baker, cependant, est une autre paire de manche. Il est absolument et totalement fait pour être transmuté en créature de cinéma. La vie de l'homme, sa gueule avant et après, sa musique, ses femmes, sa dépendance à l'héroïne, sa mort mystérieuse. Il est une des figures tragiques les plus séduisantes du Jazz , l'Icare de sa mythologie. Il était déjà, dans les années 50, une véritable figure de cinéma:Pour écouter cette émission, cliquer ici.
mercredi 30 juin 2010
Notre émission du 30 juin: Rencontre avec la Duchesse de Langeais 2.0:
...ou la figure tragique du travesti au temps de l'aliénation technophilique...
Pour parler de ces thèmes, nous recevons cette semaine avec plaisir Francis Bourgea, interprète de La duchesse de Langeais de Michel Tremblay, sur une mise en scène de Rita Lafontaine.
<
dimanche 27 juin 2010
Geek Chronique no.38: TALZMANIA!
Exemple:
Récemment, Les Mystérieux étonnants uploadèrent ce charmant vidéo:
...accompagné de ce commentaire de Benoit: "J’avoue par contre que la bébite blanche, excusez-moi certains d’entre vous connaissent surement son nom, se dandine, elle a l’air assez chaudasse!
Effectivement, Benoit, je connais bien ces créatures. Elles sont fascinantes. J'en ai fait en quelque sorte une passion. On les nomme des TALZ. Pourquoi est-ce que ça m'intéresse et pourquoi continuer à lire mon billet merdique? Simplement pour cette raison: les Talz sont à Star Wars ce que les Irlandais sont à l'Europe...des leveux de coudes patentés. Les Talzs ont une prédispositions à l'alcoolisme.
On se souviendra de ce sale ivrogne dans la cantine de Mos Eisley, Muftak, qui se tripotait allègrement la lunule:
Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de grand Talz, non monsieur...y'en a même eu un important, un jedi, mort au combat durant la guerre des Clones, le grand Foul Moudama. Dans le sublime dessin animé de Genndy Tartatovsky (probablement le meilleur Star Wars de toute la nouvelle trilogie), le créateur de Samurai Jack a créé ce personnage dont la référence est subtile mais efficace, fidèle à son obsession pour la culture japonaise:
Foul Moudama est le Zatoichi de l'univers de Star Wars: un peu grassouillet, les yeux noirs, paternel au possible, alcoolo comme tous les Talzs et une technique de combat au sabre assez familière, la lame inversée:



Eh bien voilà...vous voilà maintenant riche d'un savoir superflu mais Ô combien stimulant. Le geek se rapproche de l'harmonie en amassant ce genre de truc, c'est bien connu. Ce savoir était en train de me tuer et personne d'autre que moi ne connaissait la terrible vérité. Bon allez...faut qu'j'y aille...jeudi 24 juin 2010
La scène de la semaine: Spécial de la Saint-Jean---Ronald Jones dans Golden Gloves
Un petit cadeau de la Saint-Jean! Une des plus belles scènes du cinéma québécois, à mon humble avis; le boxeur de Saint-Henri Ronald Jones nous parle de pugilat avec des tours de langues bien senties dans GOLDEN GLOVES de Gilles Groulx.
mercredi 23 juin 2010
Notre émission du 23 juin: Hiroshi Teshigahara et l'existentialisme nippon
Depuis ma découverte du film Woman in the dunes de Teshigahara en 1996, je suis allé voir le film pas moins de 7 fois en Cinémathèque. Je m'efforce à le faire le plus souvent possible. C'est devenu pour moi un rituel. À toutes les fois, j'ai l'impression d'aller à un baptême, un mariage, et des funérailles en même temps. Ce moment total de cinéma, dans la fraîche obscurité de la salle, est un des plus grands frissons de ma vie de cinéphile.
Un jour, des camarades me contacte pour me demander ce que je fais de ma journée. Je leur répond que je ne suis pas disponible. Vous le devinez, c'est mon rendez-vous annuel avec Teshigahara. J'évite de leur en parler. Ils insistent. 
mardi 22 juin 2010
Quand le Psycho-Sexuel se rebiffe!
Avez-vous souvent ce genre de conversation ?
Triste...si triste. Il est si loin de nous le temps du thriller Gender-Bender, le Giallo sexuel et du Roman Polanski de première époque. Loin de nous le temps des organes génitaux meutriers (sauf pour Hennenlotter, Allah merci, nous l'avons encore lui) et des pénétrations de couteaux (I Stab you, I fuck you), de boy-girl killer syndrome, de Roman Polanski....bref, nous nous ennuyons beaucoup de Polanski et de Adjani qui fait des fausses couches dans le métro aussi.
Un autre temps, un autre époque, une autre génération nous disions, un temps ou le cinoche avait des couilles et ne savait pas s'il voulait les garder ou se les trancher par dégout. Un temps ou les burnes suce-dites ce seraient retournées contre leur propriétaire et l'aurait forcé à tuer des femmes dans des chambres d'hotel.
Nous faisons notre deuil de ce genre, juste à temps pour ceci :
Suprise BORDEL DE MERDE ! UN DIRECT TO VIDEO NOMMÉ PEACOCK, HAHA WE GOT YOU ALL YOU FUCKING FUCKERS, WE LIVE! WE LIVE! CHOP OFF OUR PENIS AND TWO WILL GROW BACK!
Effectivement, le mois dernier est tombé sur nos entre-jambes une fameux petit bijoux nommé PEACOCK et le bafouillement suivi. Un psycho-sexuel bien crade...avec Cilian Murphy (prononcé Kill-ian, by the way, pas Cill-ian) Susan Sarandon, Josh Lucas, Keith Carradine (qui en vit en tabarouette du psycho-sexuel), Bill Pullman et la fille qui jouait dans Juno...qui nous promet d'être une sorte de préquelle non-avouée à Psycho (intriguante et mastodontique promesse).
Nous vous en dirons que très peu de chose sinon merci Gary pour la découverte et qu'il vous ferait un grand bien d'aller vous dénicher ce petit film, si ce n'est que pour vous consoler qu'il existe encore bel et bien des films psycho-sexuels bien ficelés, bien "creepy" et subtils. Si ce n'est que pour vous redonner le goût d'aller écouter Psycho ou Shock ou Sisters ou Dead ringers ou Birth ou n'importe quoi par Polanski (sauf Oliver Twist..tiens allez seulement voir ce qu'il à scénarisé pendant qu'on y est)
On vous encourage à "keep the psycho-sexuel alive" et nous aurons possiblement avec PEACOCK le premier oscarisé pour une performance straight-to-video. Sachez que le producteur du film, Barry Mendel (aussi producteur de Rushmore, Sixth Sense et The Royal Tenenbaums) considère que la performance de Cillian Murphy est la meilleure qu'il à vu de sa carrière et qu'il fait présentement des pieds et des mains pour que Cillian soit décoré pour sa performance. Un excellent film pour les nostalgiques d'un temps moins innocent, plus complexe et tordu, où le malsain se cachait sous une robe de fleurs.
mercredi 16 juin 2010
Notre émission du 16 Juin : Coulé dans le R.O.C-les grands thèmes du cinéma canadien
Eh!
-Ah, oui? C'est quoi ce film, Puck?
-The Grey Fox, chums , The Grey Fox...
Et le houblon fût:
mercredi 9 juin 2010
Notre émission du 9 Juin : Le cinéma de Viking
En-Fury-és par nos écoutes enfilées de Valhalla Rising, cette semaine nous traitons le sujet de la représentation des Vikings au cinéma. Ragnarok Dawn - Vikings vs Zombies from Production Box on Vimeo.
joignez-nous au combat, et espèrez que nous mourons l'épée à la main ici.
mardi 8 juin 2010
And i'm just full of beans.
...pour continuer notre bilet sur Twin Peaks, une recherche sans fin qui nous tends la main et nous guide souvent dans des centres de réinsertion social pour animaux de compagnie criminels. (three-times-quick, yo!) nous vous offrons ce qui suit en espèrant que cela calme vous hardeurs, public violent!
Bref, sachez que le Japon, soleil du pays levant, à aceuilli Twin Peaks à bras ouvert, certains diront que c'est à cause de la place de la femme dans les foyers modernes, d'autres argumenterons que c'est sans doute à cause qu'il y a un fish in the percolator. Les deux auront raisons mais ils se batterons au sabre quand-même.
Sans tambours ni trompette, du moins que l'on puisse dire, le succès nippon de Twin Peaks sera la raison de ce qui suit : Des publicités de café Georgia, tous réalisés par David Lynch lui-même. Suivez-nous ça fera pas mal.
La première me rapelle mon enfance :
Cette deuxième évoque les nuits brumeuses de mes wet-dreams glacés, ça doit être à cause de l'habit de Shelly :
It's True ! You can be abducted by Aliens...it's truuuuuuuuu
Mes posts-it me disent de voter Rouge :
Blague à part entière, nous soulignons ici la continuité de l'aspect expérimental que prenait Twin Peaks. Lynch, sans doute interessé par la possibilité de pouvoir continuer le projet Peaks d'une autre manière se donna au complet à l'élaboration de pubs importantes qui révèlèrent des trucs quasi-essentiels à l'intrigue de la série. Malgré que Lynch et la compagnie s'était entendus pour deux volumes de publicité comportant quatres chapitres chaque, le projet de Twin Peaks : Georgia Coffee 2 est tombé à l'eau. Voila qui est bien triste pour nous, chers auditeurs, nous serons damnés à jamais de ne pas savoir la fin complète de l'épique histoire de Ken, Cooper et Asami et a errer dans les limbes des loges, entre Bowie et Wise.
Des années avant Lost, Lynch avait vu naître le projet pluri-médiatique...ou pas?
