dimanche 4 avril 2010

Critique Cryptique: Dans le doute et le désir-apprendre à faire l'amour

Durant les années 90, les adolescents québécois étaient des bêtes de sexe sempiternellement à l'affût du vice, c'est une chose bien connue. Plusieurs jeunes hommes arboraient férocement la moustache et la coupe de cheveux dites "de Longueuil", question d'exalter leur virilité primaire. Un des membres du 7ème n'y a en fait pas échappé (devinez lequel?)

C'était l'état d'urgence au sein du gouvernement québécois. Il devenait vital de trouver un moyen d'enseigner aux jeunes la vertu de la tendresse et du sexe non précipité. Il fallait leur apprendre à faire l'amour, dans le doute et le désir. Et bien, qu'à cela ne tienne, des braves gens mirent la main à la pâte à répétition et répendirent une pléthore de vidéos éducatifs pour leur apprendre à mettre des capotes et à ne pas constamment sodomiser leur copine.
À mon sens, il n'y eu pas de vidéo plus pertinent sur le sujet que Dans le doute et le désir, non pas seulement parce que votre brave animateur y jouait - en fait, j'ai été choisi en quelque sorte pour me jouer moi-même, après des milliers d'auditions infructueuses...ma réputation n'était plus à faire et je représentais précisément le type de problème auquel le gouvernement québécois voulait faire face. J'étais insatiable, tout le monde savait mon infatuation pour les caresses orales and I was bad to the bone Oh yes I was! Fringuant!-


Non en fait, la pertinence de ce vidéo vient de son sens aigu de la cohésion, un équilibre parfait entre des éléments qui semblaient a priori inconciliables.

Premièrement, on y retrouve la comédienne Anik Vermette, reconnue pour ses prestations dans Watatatow, Ent'cadieux, C.R.A.Z.Y et Providence, déjà passablement croquignolette avec ses petites tresses... On a aussi droit à un chanteur assez réputé des années 90, avec une permanente et un petit bassin invitant, Hervé Hovington. Vous vous souvenez de son tube, Sur le Pavé?

Mais c'est indubitablement ma présence à l'écran qui donne de la crédibilité à un ensemble plutôt bien fignolé. C'est que voyez vous, j'y était allé à fond avec une approche Method acting. Que je sois à l'écran quatres scènes seulement n'importe peu...ce qui compte, c'est que je n'incarne pas Paul, je suis Paul. Des preuves:
Je suis allé jusqu'a me faire pousser une Longueuil bien frisée...

...et à me faire pousser une moustache écoeurament molle...

...j'ai même porté un wife beater déclarant Je suis québécois et fier de l'être. En toute vraisemblance, c'est la fabuleuse synergie que je partage à l'écran avec la comédienne qui joue mon prof d'éducation physique, femme que je tente de charmer et qui doit malheureusement résister à cause de mon âge. Je tiens à vous assurer qu'il n'en fut pas de même sur le plateau où mes charmes bourgeonnant ne la laissait Ô combien pas indifférente. Restons en là...
Vous allez tous me demander: mais où puis-je donc trouver ce vidéo? Que reste-il de sa pertinence? Est-ce qu'on reverra mon personnage, Paul, dans une suite?


À ces trois questions Je vous répondrai simplement ceci. Je ne pense pas que le vidéo soit encore en circulation, je l'ai donc mis sur You Tube (vous pouvez le trouver ici, en bas). C'était urgent. J'espère que les braves gens qui ont oeuvré à sa réalisation comprendront l'importance de mon geste.
Ensuite, le film n'a rien perdu de sa pertinence. Il est figé dans le temps, petit moment d'extase au coeur des années 90, un temps où les filettes ne se rasaient pas les poils pubiens devant leur webcam et où les jeunes hommes étaient fiers de leur pilosité. Un autre temps...où on apprenait à faire l'amour...dans le doute et le désir...bercé par la mélopée de Hervé Hovington.
Le retour de Paul est inévitable. C'est un personnage beaucoup trop riche. Je tente depuis des années de faire lever des fonds pour un spin-off, avec un succès plus ou moins grand.

Il n'en tient qu'à vous, le public, de faire savoir votre amour pour le personnage. Il faut le crier haut et fort: Paul, je t'aime. Reviens Paul. Prend moi... je saurai vous entendre.


Sinon, en attendant, on regarde avec nostalgie le film ici même...












samedi 3 avril 2010

Versus! (Silly baby...Tricks are not free!)


Versus! (They shoot horses don't they?)

Versus! (love Vs will and fear)


Versus! (soft pink love vs soft pink death)

YOU DECIDE!

Geek Chronique no.36: Réac' attaque

"June 29th: All the animals come out at night - whores, skunk pussies, buggers, queens, fairies, dopers, junkies, sick, venal. Someday a real rain will come and wash all this scum off the streets. I go all over. I take people to the Bronx, Brooklyn, I take 'em to Harlem. I don't care. Don't make no difference to me. Listen, you fuckers, you screwheads. Here is a man who would not take it anymore. A man who stood up against the scum, the cunts, the dogs, the filth, the shit. Here is a man who stood up""Rorschach's Journal. October 12th, 1985:Dog Carcass in alley this morning, tire tread on burst stomach. This city is afraid of me. I have seen its true face. The streets are extended gutters and the gutters are full of blood and when the drains finally scab over, all the vermin will drown. The accumulated filth of all their sex and murder will foam up about their waists and all the whores and politicians will look up and shout 'Save us!' And I'll look down, and whisper 'no"


Geek Chronique no.35: L'énigme Steven Glanzberg

Au tout début de SUPERBAD, Jonah Hill fait savoir à Michael Cera qu'il ne tient pas du tout à manger son dessert à la cafétéria seul comme un rejet:
Le cas Steven Glanzberg obsède le 7ème. C'est une scène d'une richesse inouïe; on voit Glanzberg quelques secondes seulement mais il est pourtant nommé. Il est indubitablement seul et regarde bovinement le vide. C'est la figure de rejet archétypale du Secondaire. Jamais un personnage apparaissant à l'écran 4 secondes n'a eu une telle profondeur psychologique. C'est L'étranger de Camus crissé dans American Pie.
Depuis, il créé dans notre entourage un torrent spéculatif permettant d'ouvrir des débats sur nos perspectives de la réalité.
Est-ce que Steven Glanzberg est:
1-...si seul et traversé par l'ennui qu'il est parvenu à une certaine sorte de transcendance?
(C'est l'opinion de Jim)
2-...en train de fomenter dans sa solitude des plans de vengeance où il va tirer tout le monde dans l'école?
(C'est mon opinion)
3-...sérieusement en train de contempler le suicide?
Qu'en est-il de Steven Glanzberg? À vous de décider...

jeudi 1 avril 2010