mardi 20 avril 2010

Notre émission du 21 avril: Long live the new flesh! Cyberpunk-body horror pour l'âme du masturbateur

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Cette semaine, il s'en est fallu de très peu pour que cette émission crève. Un zeitgeist personnel de taille a saisi vos animateurs et semblait indiquer qu'on l'achèverait d'une balle dans le tête. Des ablations et des mutilations ont eu lieu et on croyait fermement que la petite salope ne pourrait peut-être pas survivre à certaine de ces nouvelles conditions. Fucked up hein, c'est littéralement le thème qui a défoncé cette émission depuis un mois. Wouh!


La satiété des appétits, le vide, le manque. Cette zone de frisson entre le froid lumineux d'une lame et l'ouverture bien chaude qu'elle taille doucement dans les nerfs. Suicide et autres considérations anodines...hummmmmm

Juste au moment de lui trancher la gorge, elle nous a souri l'incroyable putain. Elle m'a regardé avec des grands yeux mouillées en mordant la lèvre du bas et en disant "Alors le voilà votre thème pour cette semaine! C'est pas un peu toujours ça que vous essayez de faire, de l'analyse sous influence, de la méditation cinématographique sous changement de parallaxe?"
Ah ben ouais, elle a raison. Faut faire l'émission précisément parce qu'on ne peut pas la faire.Puis soudain, j'ai compris. Elle ne voudra jamais crever cette émission. Elle est désormais une excroissance purulente et pleine de terminaisons nerveuses à laquelle nous sommes connectées en permanence. Même avec un seul auditeur, elle va continuer de se tortiller en haletant chaudement et nous, on va continuer ad nauseam et ad nauseum à enfoncer les doigts dedans. Dans le fond, c'est elle qui a le contrôle depuis le début. Bref, le thème nous a choisi plus que l'inverse. L'érotisme fusionnel entre la chair et la machine, le détritus, la scrap. Cette semaine, on parle de fétichisme Cyberpunk body horror Cronenberg-Tsukamoto parce dans le fond, quand on se plug pour la faire notre émission, c'est précisément cette zone d'érotisme qu'on explore. On la viole et elle en redemande en riant. Pour nous écouter, C'EST ICI

Mes bijoux de famille 4: Pity da foo!

Cette petite du Burkina Faso que nous gardions jadis était badass au moment de son éjection.

mercredi 14 avril 2010

La scène de la semaine: Brian Cox et le système métrique

Cox est "BJ" dans le film L.I.E. (Michael Cuesta, 2001)! Oui cette phrase est volontaire.
Je ne me lasse pas du regard du Hannibal de la première heure dans cette charmante petite comédie romantique!

Le 7ème a toujours eu cet adage; si Cox est dedans, c'est sur que ça va être bon!

Versus---Star Trek:The Next Generation: As above, so below...




Notre émission du 14 avril: Spécial anniversaire-Le Monstre de Frankenstein

Le premier film de Frankenstein a vu le jour en 1910. Un film de 12 minutes, éthéré et quasi expérimental, sortie des studios d'un autre savant fou, Thomas Edison. Le monstre y naît dans une cuve matricielle bouillonnante et disparaît à la toute fin dans un miroir; début mémorable pour le monstre sacré. Délicieusement étrange. La créature est simiesque et bossue, à des années lumières de la silhouette des films de la Universal...
Officiellement, c'est le tout premier film de monstre de l'histoire du cinéma et c'est certainement une des premiers possédant une narration. Depuis, la créature s'est retrouvée "coincée dans une confiture de celluloïd" pour paraphraser The Rocky Horror picture show. Il fut tour à tour laid et beau, héroïque et mauvais, organique et mécanique. Il a affronté tout le monde: Sherlock Holmes, Hulk, Superman et Richie Rich. Il a hanté des châteaux, détruit des villages, fait jouir des femmes. Il fut Karloff, Christopher Lee, Eddy Mitchell et Deniro.

 Une quantité de fausses conventions harcèlent la créature depuis un siècle, comme des villageois édentés: le nom du Docteur qui lui est attribué, les contextes de sa création (extra et intra littéraire), le bossu Igor qui n'existe pas, l'électricité comme moyen de création, l'introduction du puissant mème "It's Alive!", sa couleur... Cette semaine, question de célébrer le Prométhée moderne comme il se doit, le 7ème démêle tout ça: des rectifications, des suggestions, des spéculations. Yes IT IS alive...It's never been MORE alive!!!

vendredi 9 avril 2010

Des oisillons qui piaillent sur Twitter!

Au cas où ce blogue ne serait pas un endroit suffisant pour éjecter du trop plein, les quelques gouttes faméliques qui restent seront jetées sur Twitter. Haven't you hear that the bird is the word?
Pour nous y suivre, cliquez sur l'oiseau mort.

mercredi 7 avril 2010

Notre émission du 7 avril: Les mondes de Clive Barker

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"I have seen the future of horror and his name is Clive Barker ... - Stephen King
Quiconque s'intéressant de près ou de loin à l'horreur sous toutes ses formes a lu cette putain de citation des centaines de fois. Elle a été littéralement estampillée ad nauseam en lettres de sang cheap sur tous les livres de la planète. Quelques décennies plus tard, qu'en est-il de cette péremptoire déclaration? Peut-on dissocier Barker le cinéaste de l'auteur, de l'homosexuel, du peintre et du geek?


On parle souvent de Clive Barker au 7ème, tout particulièment ici, dans une analyse comparative avec The Devils de Ken Russell. Barker le cinéaste nous manque terriblement. Les chances de le voir derrière la caméra sont désormais presque nulles.

Il aura pu faire avec Hellraiser son drame de chambre infernal, avec Nightbreed, un
Wizard of Oz de la fertilité païenne et avec Lord of illusions, il réinvente le film noir mystique à la Angel heart avec son John Constantine bien à lui, Harry D'amour.
Nightbreed lui-même mériterait une émission au complet. Un des films de genre les plus sous-estimé de son époque; les créatures qui hantent ses mondes sont tellement séduisantes.

Cette semaine, on aborde les grands thèmes barkeriens ici même.




The Church of Trek: In Trek, we thrust, full thrusters engaged!

Merci encore à Laure Anne Lafrenière pour cet émouvant dessin...
Je dois remercier, avec toute la révérence que ça nécessite, les braves gens des Mystérieux Étonnants qui m'ont permis de déblatérer pendant une heure de ma paraphilie sur Star Trek. Non seulement, ils demeurent une bande à part, qui travaillent très fort à exalter les grands canons de la pop-culture, mais ils m'ont également permis de m'humilier moi-même, notamment en me laissant beugler quelques chants de guerres Klingons.