Génie incontesté du cinéma, théoricien visionnaire, artiste dont l'inspiration est indissociable de ses convictions politiques, SergeiEisenstein réalise en 1944 son film le plus important, Ivan le Terrible. Déjà responsable d'un incontestable chef-d'oeuvre du 7ème art, Le cuirassé Potemkin, il pousse à l'extrême toutes ses considérables ressources avec sa dernière oeuvre. Le film est non seulement celui qui atteint le paroxysme de sa recherche formelle, il est aussi son plus audacieux pamphlet politique, le saisissement accusateur et subtil du zeitgeistd'une société russe de plus en plus complexe qui contemple aveuglément son passé sans en tirer aucune leçon.
Mais c'est pas de ça pantoute qu'on va parler. Noooon madame.
Enfin si. Un peu tout de même. Mais cette semaine il sera question des rapports évidents qu'il y a entre le grand opus d'Eisenstein et...Star Trek. L'a pas venu venir celle-là hein? Engage...Warp 9! Steady as she goes! Resistance is futile. Il sera question évidemment d'Eisenstein, des résonances politiques de son oeuvre, mais nous parlerons aussi de Roddenberry et d'une de ses plus importantes créations, le peuple Klingon. Et vous savez quoi? En associant les deux (croyez moi, les associations sont plus nombreuses qu'il n'y parait), on ajoute respectivement un degré de pertinence et d'intérêt aux deux.
C'est qu'à travers la race des Klingons, Star trek nous a appris pendant 40 ans quelque chose de très précieux sur le relativisme culturel. Comme toujours chez Roddenberry (et les autres créateurs qui ont fait l'expansion de son univers, tout particulièrement Ronald D. Moore), les espèces humanoïdes sont des métaphores pour certaines cultures humaines bien précises. Les Klingons ne furent jamais autre chose que des Russes de l'espace. Précisément l'archétype du Russe ancien tel qu'on le voit dans Ivan le terrible.
Inversement, des nouvelles et fascinantes (fascinating!) pistes d'analyses s'ouvrent à nous lorsqu'on regarde Ivan le terrible en tant que science-fiction, une histoire se passant non pas dans un autre pays mais littéralement sur une autre planète. Vu sous cette parallaxe,on jurerait les civilisations étranges de Flash Gordon ou justement...de Star Trek.
Il n'y a vraisemblablement qu'au 7ème antiquaire que ce genre de transgression peut arriver. On force lesgeeks à entendre parler d'Eisenstein et Marc Cassivi de Star Trek. Ou alors personne n'écoutera cette émission, tout simplement. Je vous plains. Vous ne savez pas ce que vous allez manquer.GeneRoddenberry et SergeiEisenstein. .
Même combat? Quand même pas. Mais beaucoup plus qu'on pourrait le croire. Beaucoup plus... ... ...littéralement.
Anecdote. En faisant des recherches sur Pam Grier pour notre bloc d'émission sur la Blaxploitation, le 7ème retrouve accidentellement le titre d'un film qu'il avait vu jadis et avait essentiellement oublié. Ce genre de film vu trop jeune qui a hanté mon esprit et qui est devenu depuis un songe étrange, comme si je l'avais imaginé.
Le titre français, Frankenstein 88 (à ne pas confondre avec Frankenstein 90, la brillante et très française relecture moderne du mythe avec Eddy Mitchell et Jean Rochefort). Le titre original, The Vindicator. Je devais absolument retrouver le film. Tâche virtuellement impossible; même pour le plus féru des collectionneurs, le sacro-saint VHS est une denrée rare. Une grande âme de cinéphile avec qui nous avons fait récemment connaissance nous apprend qu'il est en mesure de nous trouver une copie (David, tu es cent fois béni camarade!). Depuis, un tourbillon de synchronismes s'est emparé de ma vie. Oui oui, un tourbillon...
1-The Vindicator est réalisé par Jean-Claude Lord. Production de John Dunning et André Link, les fondateurs de Cinépix. Ce qui en fait un film de commande, soit, mais également un film québécois. Il est impardonnable que nous en ayons point parlé dans notre émission Voyons osti de ciboire! Oussé qui z'ont crissé notre cinéma québécois de genre???
2-Le thème est terriblement similaire à Robocop avec une touche de Swamp Thing (l'original de Berni Wrightson et Len Wein, le film de Wes Craven par extension). Les références aux comic-books y sont d'ailleurs nombreuses; the Vindicator fut d'ailleurs le nom initial de notre Captain America national et le chef d'Alpha Flight avant The Gardian. Ceci dit, il est sorti un an avant Robocop. Visionnaire! Il est impardonnable que nous en ayons point parlé dans notre entrée de blogue sur Le retour de Deathlok-se faire tirer le Verhoeven du nez.
3-Pour tout son "génie" et les souvenirs qu'il m'a procuré, The Vindicator est à évoquer pour une incontournable scène, que je vous résume ici:
Transformé depuis peu de temps en machine à tuer par une sinistre organisation gouvernementale, notre héros déambule dans les rues, confus et titubant. C'est une nuit humide et triste...Il se regarde dans une vitrinede magasin de jouets. Ornée de masques de monstres, il ne distingue pas bien le reflet de son visage se confondant aux nombreux masques. Il est perplexe...Les masques et les jouets sont-ils en train de le narguer (comme Darkman et son putain d'éléphant rose)? Il prend soudainement conscience de ce qu'il est devenu. C'est terrible!
Emporté par la colère, notre héros casse la vitrine du magasin avec un panneau! Oh non!
On voit ensuite l'ampleur des dommages. OH NON! Câlisse! Frankenstein 88 vient juste de péter la vitrine d'une institution culturelle montréalaise, le Bric-à-brac, magasin de jouets/tabagie trônant fièrement, encore à ce jour, sur la rue Ontario. Noble comptoir faisant le bonheur des béesses depuis des lustres, échoppe incontournable pour les nombreux pèlerins des ventes trottoirs, on y trouvait jadis des jeux de pichenottes et de poches, des costumes cheaps et des imitations de figurines taiwanaises (j'ai encore une figurine de Robocop achetée là-bas en 89...quelle coïncidence poétique!), du tabac et des tubes de cigarettes de même que ces petits bidules noirs servant à remplir soi-même les tubes qui faisant des assourdissants Ka-klacs. Des heures et des heures de Ka-klacs où vos parents se confectionnaient des bonnes rouleuses à peu de frais. Flashback violent genre P'tit Québec/on revient chez nous/grand maman y'é bon ton fromage. Frankenstein 88 a pété la vitrine de mon bric-à-brac...
Osti. Pas besoin d'être Freud ou d'aller se faire tirer aux cartes chez matante Rolande. La rue Ontario=la ligne de ma vie. Le Bric-à-brac=mes souvenirs.
Frankenstein 88=moninconscient
Frankenstein 88 en train de péter la vitrine du bric-à-brac=la révolte de mon inconscient contre un passé refoulé et monstrueux de jeune béesse qui revient me hanter inlassablement, avec dégoût et nostalgie.
L'époque a enfin donné justice au grand Roger Corman. Jadis simplement Roi de la série B, trop souvent avec la condescendance que l'épithète impliquait auprès de l'intelligentsia, on reconnaît désormais son génie multidisciplinaire. Il en aura fallu plusieurs révolutions dans le milieu avant qu'on lui offre en 2009 un Oscar honorifique. Une tout particulièrement: allez savoir comment ce miracle s'est produit mais la sous-culture aura eu le temps de devenir la culture populaire. Quelques Oscars pour des Hobbits, la moitié de la planète se déplaçant pour voir un Batman et des indigènes bleus combattant des robots, ce genre de petits trucs...
Il est facile de se perdre dans les méandres labyrinthiques de son oeuvre. Les nombres sont écrasants: près de 400 films à la production, 60 à la réalisation, acteur dans pas moins de 32. C'est sans compter le nombre de carrière dont il est directement responsable. Sans aucune exagération, Corman a modifié à jamais le cinéma moderne. L'adage est connu: Corman est l'oncle de Wonder Boys, ce groupe de réalisateurs ayant révolutionné le cinéma américain au tournant des années 60. Coppola, Scorsese, Joe Dante, Spielberg. C'est sous son égide qu'ils ont tous commencés. Vous l'avez remarqué, les superlatifs ramenant à la mythologie abondent quand on parle du bonhomme.
Pour vous cette semaine, le 7ème démèle tout ça: les grands films du réalisateur, ses pires, ses grandes productions, ses thèmes, ses méthodes de travail, les jeunes réalisateurs qu'il a épaulés. Même les plus férus des Cormanites en apprendront une tranche.
Corman, c'est une saga qui permet littéralement de comprendre la généalogie de l'univers cinématographique moderne.
Rien comme le spleen post-Saint-Valentin pour se rendre compte de l'échec lamentable de son couple. Le repas était foireux, les cadeaux, risibles et le sexe forcé évoquait le dernier sursaut de vie d'un amour déçu et agonisant. Le silence remplissait la pièce. Brrr. Pour cette raison, il est toujours bon de relativiser votre couple pathétique et de regarder des histoires d'amours malsaines qui finissent dans un bain de sang. Ce sont les plus belles, demander au Barde. À la limite, on peut s'en tenir à des histoires atypiques. Tu vois, si Julia Roberts était une authentique crackwhore dans Pretty Woman et que Richard Gerebil la payait des sommes faramineuses afin de satisfaire, de façon hautement méta textuelle, la paraphilie animalière qu'on lui connaît tous, je regarderais ce film avec une dame le 14 février de ce pas. Kinky Bitches d'Amos Kollek.
Comme ce n'est pas tous les jours que la Saint-Valentin chevauche le Vendredi 13 (ça évoque un visuel décapant pas vrai? Jason Vorhees se faisant cribler de douilles par une armada de petits chérubins armés jusqu'au dents de uzis), je ne vous ferai pas le coup de vous repassez l'entrée de blogue de l'an dernier. Oh et puis si ... elle me plait trop.
Ceci dit, je vais la garnir de quelques découvertes supplémentaires pour 2010.
La journée de la malchance et de l'amour backtoback! Ohhhh la douce ironie que voilà! Donc, vers les environs de minuit aujourd'hui, les chances que vous perdiez accidentellement votre dildo bien graissé dans l'orifice de l'être cher, comme un Cendrillon pornographique où il n'y a pas de citrouille mais une courgette et du GHB, est plutôt élevée. Glisser sur une flaque de KY et se casser les hanches, c'est aujourd'hui que ça vous arrivera. Ou bien pire; les lapsus inappropriés qui vont briser votre couple pendant le souper romantique. Je jouis, je jouis... môÔôman. (fuck).
Bref, la Saint-Valentin, c'est aussi la période où le couple se loue un film romantique, voire érotique, pour attiser des passions faméliques, souvent déjà anéanties. Elle voudra un truc avec JenniferAniston, vous voudrez un truc avec JennaJameson. Il faut savoir faire des concessions, à l'instar de ces deux journées qui devrons se côtoyer harmonieusement (et je ne parle pas de faire la location de la révision X de He'sjustnotthatDEEPintoyou). Non, si certain d'entre vous avez assez soif d'originalité pour célébrer le DEUX jours en même temps, il vous suffira de conjuguer le thème de la malchance et de l'amour. Un drame psycho sexuel où le couple se déchire mais se désire face à l'horreur, c'est ça que ça vous prend, les amoureux. Vous êtes sur le bon blog, bande de chanceux. On a un TOP 4 pour vous:
4-Max, mon amour de NagisaOshima (1988). Envers et contre tous, un diplomate anglais bourgeois continue d'aimer sa femme même si elle se fait sauter par un singe. Un bonobo pour être exact, dont elle, Charlotte Rampling, est infatuée. Il tentera de la reconquérir, de comprendre cette amour bestial et de garder le caca dans le living room. Si c'est pas de l'amour...Nous avons couvert ce film dans une de nos émissions avec brio ICI. Maintenant, si seulement quelqu'un pouvait me redonner mon osti de VHS...
3-L'année dernière à Marienbadd'Alain Resnais (1962). Errants dans la méandres d'une monstrueuse villa sans âme, échappant à toutes formes de structure où l'espace-temps est indéfinissable, un homme tente de convaincre une femme qu'ils se sont aimés jadis. Un peu comme ce que vous allez faire ensemble ce dimanche au Ikéa, la poésie en moins. On en parle ici.
2-TheNight Porter de LilianaCavani (1974). Il est ancien nazi devenu portier de nuit après la guerre. Clandestin. Elle est juive, fut internée dans un camp de concentration où il se la tapait brutalement à tout le soir. Mais grâce à lui, elle a survécue. Plusieurs années plus tard, ils se croisent à la porte de l'hôtel...et ils remettent ça! Le désir est trop fort. Après un singe, Rampling se fait des nazis! On en parle là.1-Possession d'AndrzejZulawski (1981). Je vous laisse la surprise. Ce film là contient toutes les réponses à vos questionnements de couple. Ahhh l'amour, quand ça nous tient dans ses tentacules gluantes et que ça serre!CLIQUER ICI POUR CETTE ÉMISSION
Pas pire hein! Et maintenant, les suggestions pour 2010!
Une juive qui a un petit oumph pour un nazi tortionnaire donne naissance en secret à une progéniture forcément névrosée et incapable d'amour. S&M, trahison, jewish guilt et dégoût de la chair...la parfaite combinaison pour la romance! Votre tendre moitié en redemande! À écouter back to back avec Night porter, pendant que votre belle vous circoncis avec ses dents. Back in da day, Oy Vey! Bad Timing.
Aaaaah ! Nicolas Roeg ! À une époque reculée, avant que le terme sulfureux et Antichrist ne soient invariablement associés (je persiste et signe, le film de Trier, dont je suis par ailleurs un inconditionnel, est une banale et hilarante version-piste d'hébertismedu Possession de Zulawski et de Don't look now...mais avec plus de glands!), il n'y avait que toi pour nous montrer des idylles suintantes de vitriol. Julie Christie et Donald Sutherland s'éloignant douloureusement l'un de l'autre après la mort de leur enfant, Bryan Brown massant goulûment 1:30 de temps l'opulente poitrine de Mimi Rogers tout en l'engueulant dans Full Body massage. Mais dans mon livre à moi, c'est Art Garfunkel qui se taille la part du lion dans le plus grand film de Roeg, Bad Timing. Une des plus belles relations malsaines du cinéma.
Bad Biology de Frank Henenlotter Si vous ne connaissez pas Frank Henenlotter, il faut vite allez écouter notre émission sur ce génie en cliquant sur la photo du haut. Grand manitou du Schlock, de la série Z (+ XXX), il ne faut jamais perdre de vue que le monsieur n'a jamais raconté autre chose que des grandes histoires d'amour et de jalousie. Que ce soit un frère siamois cannibale arraché en moton qui voudrait lui aussi connaître la passion, un savant fou qui se fait la fille de rêve en se cousant les morceaux de choix de plusieurs putains ou un parasite lubrique qui t'envoie du jus bleue de bonheur dans l'hypothalamus, les protagonistes des films de Henenlotter ont un dévorant besoin d'intimité. Bad biology est sa plus grande histoire: fille avec 7 clitoris qui vire folle et meurtrière quand ils sont titillés en boucle cherche homme seul au pénis amovible et meurtrier pour briser la solitude. Un peu comme le Matador d'Almodovar si la bitte de Banderas avait un trou de graine hurlant.
Sombre de Philipe Grandrieux.
Une expérience sensorielle plus qu'un simple film, pour le réalisateur comme le spectateur. Jeune femme triste et suicidaire trouve enfin l'homme qui lui faut, un serial killer torturé qui étrangle lorsqu'il aime, façon archétypale-loup garou-monstre de Frankenstein. Tout ça dans une ambiance de désolation glaciale qui fera durcir les mamelons de votre douce comme jamais, c'est garanti. Ça manque un peu de Diana Krall en trame de fond mais moi, le film me donne des monstrueuses et turgescentes érections à toutes les fois.
J'adore ça. Je trouve ça émouvant. Quand les stars musclées de mon enfance battent en vain de leurs grandes ailes fripées, tel des Icares aveuglés par le soleil d'une gloire passée, le coeur me fend en observant leur chute. Mais quand ils se relèvent, oh la vache...c'est beau comme de la rosée du matin dans l'oeil d'une vierge qui te suce le gros orteil...après que tu ais pilé dans un tas de marde de chien.
Il y a trois façons de se relever pour ses titans castrés.
1-)Apprivoiser le ridicule dont ils sont devenus les chantres et le transmuter en pathos pleinement conscient.
-Mickey Rourke dans The Wrestler. Ce film était une biographie involontaire, c'est entendu.
-Jean-Claude Van Damme dans JCVD. La mauvaise fois généralisée des gens face à ce film avant de l'avoir vu n'a d'égale que leur honte en le finissant. Nananère! Wham Bam Van Damme vous a fait pleurer! (Avouez!)
-La carrière complète de Clint Eastwood -Gran Torino plus que tout autre. Ça fait drôle de penser que voilà deux bonnes décennies, tout le monde ce foutait de sa gueule.
-Stallone dans son dernier Rocky
Il faut espérer que le prochain film de Stallone, The Expendables, dans lequel joueront tous ces demi-dieux déchus, sera de cette catégorie...ou de la suivante...
2-)Capitaliser en toute bonne foi sur son ridicule, en riant de soi-même.
-William Shatner (Les pubs de WoW, les albums de spoken word...dois je en dire plus?)
-Jean Claude Van Damme (oui oui...il est dans les deux catégories) "on est tous un peu moutons t'sais"
-Arnold Swarzenneger (il l'a toujours fait...le governator a toujours été drôle. Il a même réalisé une comédie de Noël avec Kriss Krisstopherson...how's THAT for funny?)
-Stallone dans son dernier Rambo. Conan avec une mitraillette. C'est ça qu'c'est!
3-Ne rien changer du tout et continuer à faire les mêmes merdes jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Cette catégorie est ma préférée. Les gens qui sont coincés dedans sont hilarants.
-Steven Seagal
-Wesley Snipes
et...
j'arrive au vif du sujet de ma chronique...
DOLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLPH
LUNGREN
Si longtemps campé dans la troisième catégorie, il m'avait semblé, peut-être à tort, que la longue graine essayait ces dernières années de fracasser les portes de deux catégories précédentes.
Il faut dire que le gars est weeeeeeird: Athlète olympique, docteur en chimie, champion ceinture noire de karaté dans plusieurs pays, polyglotte, drummer virtuose, génie de la finance avec un QI de 160 (humblement, il le nie lui-même). Qu'est-ce que le gars fait avec tous ces outils? He-man, Punisher, Dark Angel. Une bonne douzaine de DTVs cheaps. Ce sont des films que j'affectionne hautement mais qui semble étrange pour un génie qui tient ce genre de propos:
"My problem is that people get intimidated by someone big and beautiful like me. They hate to think I can be smart as well."
Mais cette semaine, DOLPH IS BACK. Ça y est. Le gars est conscient de tout. Premièrement, il affirme en entrevue qu'il fait des films pour se défouler et transférer (tousse tousse) "psychodramatiquement" ses problèmes sur des personnages qui gagnent toujours, tout ça en évitant simplement de payer un dose massive de taxes. Ensuite, le gars fait un bijou, Command Performance, son meilleur film depuis 15 ans. Il retourne affronter Van Damme dans le tout nouveau et absolument jouissif Universal Soldier 3 (Oui oui. Jouissif)...
et...
il chante en suédois en dansant, en jouant du drum et en cassant des blocs de glace!
Voilà ce que j'appelle fracasser les trois portes en même temp!
CLIQUER ICI POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION Invité à l'émission de John Stewart, Quentin Tarantino se fait demander qui est le plus grand cinéaste américain de tous les temps. "Jack Hill ", de répondre QT sans la moindre hésitation.
C'est avec une frénésie à peine contenue que nous continuons cette semaine notre volet Blaxploitation. Ô comble de l'ironie, nous parlerons d'un réalisateur associé invariablement au genre...qui est blanc, qui ne s'intéressait pas vraiment au mouvement et qui se déclarait volontiers un réalisateur de série B! Si vous ne connaissez à peu près rien du bonhomme, cette émission sera pour vous une véritable révélation, c'est une promesse.
Le 7ème ne saurait vous dire si Jack Hill était un réalisateur conscient de l'énergie brut de ses créations. Est-il à classer dans la même catégorie que Roger Corman et Russ Meyer, des artistes qui créaient par impulsion, à l'instinct? Était-il conscient de son approche fusionnant les genres, à la Carpenter ou Verhoeven? Un bisseu de génie ou auteur involontaire? (-je me suis d'ailleurs posé la même question la semaine dernière par rapport à Gilles Carle...). La question a une certaine validité, mais le 7ème ne s'y attardera outre mesure. Pour nous, il fut question de vivre dans l'exaltation la plus totale l'oeuvre unique de Hill. Le plaisir de découvrir le triumvirat Pam-Jack-Sid (c'est Pam Grier et Sid Haig les aminches...) Quel bonheur!
C'est comme si Hill se trouvait perpétuellement à l'orée de la consécration; il aura fallu le retour au goût du jour de la Grindhouse culture et l'essoufflement du poste modernisme (bref, Tarantino est ses émules) pour que son oeuvre soit visitée avec un minimum sérieux. Si Hill est le grand maître incontesté de la blaxploitation, il serait injuste de l'isoler dans cette définition. Il est d'abord et avant tout un cinéaste de genre.
Ce qui nous amène à Spider Baby or the maddest story ever told. Et vlan. Vu pour la première fois cette semaine. Immédiatement amoureux. Éperdument. Pour toujours.
C'est ce genre de film qui force le cinéphile à dire : aaaahhhh shhhhiiit! Y'a au moins 42 films qui partent très clairement de là... Tarantino, of course. Wes Craven et Tobe Hooper. Rob Zombie au grand complet vient de ce film, à un tel point qu'il pourrait aisément être perçu comme l'ancêtre direct de House of a thousand corpses et Devil's reject.
Les imbéciles à la mémoire courte de ma génération ont tendance à estampiller l'épithète de culte à tous les films montrant un bout de sein. On trouve même des pitres qui pensent que classique est le bon qualificatif pour Matrix ou Snatch. Spider Baby est une film-culte au plus pur sens du terme. Il ne répond que de lui-même et chaque écoute est une redécouverte.
C'est un rejeton illégitime, improbable et difforme de What ever happened to Baby Jane? et Faster Pussy cat kill! kill!!! qui n'aurait jamais eu droit à la vénération de ses géniteurs.
Je ne pensais jamais un jour parler de sport sur ce blogue. Il y a une première fois pour tout. Celle là je ne pouvait pas la manquer. Les maniaques qui ont fait ce vidéo connaissent à fond leur football et leur cinéma!
C'était notre intention la semaine dernière de parler d'IXE-13 en lien avec le malheureusement trop méconnu Redde Gilles Carle. L'idée allait comme suit: si IXE-13 est notre James Bond, avec toute l'ironie que ça implique, alorsRed est en quelque sorte une manière de Shaft (youdaaamnright/mets-en ... stie !) Les films d'espions groovys et la blaxploitation ont toujours fait bon ménage. Mêmes les affiches se complètent! Daniel Pilon y est indéniablement un des muthafuckasles plus freshqui soit! Nous ne l'avons pas fait pour une bonne raison...Vous pouvez compter sur le 7ème pour rester idiosyncrasique à fond; nous tenons à rendre hommage à Gille Carle en parlant de son film dont personne ne semble avoir rien à câlisser ... En fait, même dans les archives de Radio-Canadaici-même, on attribue le rôle principal au frère de Daniel, Donald Pilon (et ce, même si la page est accompagnée d'un enregistrement sonore de 69 où Gilles Carle parle de long en large du casting de son film). Si Radio-canada ne peut même pas donner le nom du comédien principal correctement, c'est vous dire si on est pas sortie du bois quand vient le temps d'exalter la mémoire collective. Ceci dit, on doit le scénario du film à Ennio Flaiano, scénariste de Fellini sur tous ses grands films, de 8 1/2 à La Dolce Vita...et pourtant, pas même une mention de cette information sur Internet Movie Database. Plusieurs banques de données sur Gilles Carle ne mentionnent même pas le film. Décidément, notre émission du 11 novembre sur le cinéma de genre québécois oublié était urgente.
Redest une découverte à faire absolument. S'il possède de toute évidence la facture et les obsessions de Carle, c'est un film qui n'a absolument rien à envier à plusieurs films américains de son époque. En fait, il a anticipé de façon presciente l'arrivée inévitable de la blaxploitation. On croirait assister à la naissance d'un sous-genre, la Redsploitation, le film de gangster amérindien-québécois.
Daniel Pilon au sommet de sa superbe, des cours à scrap, des hot-dogs pis des oranges julep, du funk en trame sonore (musique de Pierre F.Brault, compositeur de la musique de Passe-Partout), des filles les boules à l'air. Costume trois pièces impeccables, la mine débonnaire et décontracté, la ferme intention de ne pas obéir aveuglement aux règles et de s'en payer une tranche, RED était définitivement un Sweetsweetback'sbaadaaasssong avant l'heure.
Les corrélations sont plus que flagrantes. Pour vous le prouver, nous comparerons Redà ce film qui initia bien involontairement le mouvement de la Blaxploitation.
Je m'adresse ici à l'absolu néophyte de pop culture, au geek récalcitrant et à Marc Cassivi.
Je vous présente Kilowog. C'est un natif de la planète Bolovax Vik. Il est l'entraîneur en chef des Green Lanterns, le drill sergent si vous voulez. Il est énorme, il est très fort, sa voix tonitruante l'est encore plus et tous Green Lanterns formés par le bonhomme sont des soldats-policiers inter galactiques accompli. Ce n'est pas pour rien qu'il pousse les "poozers" (les bleus) à fond. Il peut, quand le besoin l'exige, effrayer même le plus stoïque de ses agents.
C'est un grand vivant. Il vient d'une culture où la vie communautaire et familiale tient lieu de religion et de philosophie. C'est un individu d'une grande intelligence, qui cache son raffinement sous une attitude parfois faussement autoritaire. Imaginez la torture que ça doit être pour lui d'être le dernier de sa race, d'avoir perdu sa famille et d'avoir à storer dans sa bague verte l'essence des milliards d'individus décédés. Les bagues vertes que les Green Lanterns portent tous au doigt, à la fois le badge et l'arme de ce corps policier, sont capable de générer des constructions lumineuses vertes et solides qui sont limitées par deux choses, l'imagination et la Volonté de l'officier. Imaginez la volonté du bonhomme; l'essence de milliards d'individus gardées dans l'intelligence artificiel dans sa bague par sa strict volonté.
Pour moi, Kilowog est le plus attachant des personnages de la mythologie de Green Lantern. Un film sans lui serait un peu triste. Même écrit par un tâcheron qui n'aurait compris qu'une infime partie du personnage, Kilowog a le potentiel de devenir un inoubliable personnage de cinéma.
Ben les aminches, un design préliminaire du personnage s'est inflitrée sur la toile aujourd'hui même...et le poozer en moi tremble d'admiration! Il ne lui manque qu'une voix!